«Notre Home» : Renforcer l’identité québécoise des anglophones

Le 5 octobre dernier, je vous faisais part de mon grand intérêt pour l’aperçu du clip «Notre Home», vidéo de promotion à venir d’un projet éponyme qui vise à « promouvoir le sentiment d’appartenance auprès des jeunes Québécois d’expression anglaise et tisser des liens avec leurs homologues francophones.

Aujourd’hui, le Quebec Community Groups Network (QCGN) lance la version complète du vidéo:

J’en profite aussi pour annoncer que le Quebec Community Groups Network (QCGN) recevra une aide financière de 20 000$ du Gouvernement du Québec pour financer la Tournée de sensibilisation « Notre Home » qui sera menée par l’artiste montréalais David Hodges qui ira à la rencontre des jeunes Québécois anglophones pour favoriser leur sentiment d’attachement au Québec.

Ce contenu a été publié dans Identité, In English par Jean-François Lisée. Mettez-le en favori avec son permalien.

A propos Jean-François Lisée

Né à Thetford Mines le 13 février 1958, Jean-François Lisée obtient une licence en droit de l’Université du Québec à Montréal en 1979 et une maîtrise en communications de la même institution en 1991. Il poursuit des études à Paris en 1981 au Centre de Formation des journalistes de la rue du Louvres avant de devenir journaliste indépendant pour divers médias québécois et français, dont le Soleil, la Presse et Radio-Canada, et il publie quelques textes dans Le Monde, Libération et l’Express. À la fin des années 1980, il est correspondant à Washington pour La Presse, L’actualité et l'hebdomadaire français L'Événement du jeudi. À la même époque il signe des textes d’opinion dans le Washington Post, le New York Times et l’International Herald Tribune. Il est rédacteur en chef adjoint de L’actualité de 1990 à 1992. En 1994, au lendemain de l’élection du Parti québécois, il devient conseiller du premier ministre Jacques Parizeau et participe à l’élaboration et à la mise en oeuvre de la stratégie référendaire de 1995. À la suite de la démission de M. Parizeau, il exerce les fonctions de conseiller politique sous Lucien Bouchard et ce, jusqu’en 1999. De 2001 à 2004, il est chercheur invité au Département de science politique de l’Université de Montréal puis à Sciences Po Paris. En 2004, il co-fonde le Centre d’études et de recherches internationales de l’Université de Montréal (CÉRIUM), dont il demeure le directeur exécutif jusqu’en 2012. En 2007, il conseille la chef du Parti québécois, Mme Pauline Marois, relativement à un projet de loi sur l’identité, duquel émaneront des propositions de Constitution et de citoyenneté québécoise, puis de Charte de la laïcité. M. Lisée est l’auteur de nombreux essais remarqués sur la politique et l’identité québécoises. En 1990, il publie Dans l’œil de l’aigle, sur l’attitude américaine envers le mouvement indépendantiste québécois. Un essai qui lui vaut le Prix du gouverneur général. Il fait aussi paraître Le tricheur et Le naufrageur (1994), sur la vie politique québécoise au lendemain de l’échec des accords du Lac Meech, Sortie de secours : comment échapper au déclin du Québec (2000), Nous (2007), Pour une gauche efficace (2008) et Comment mettre la droite K-O en 15 arguments (2012), puis le livre, Des Histoires du Québec (2012). De 2009 à 2012, il commente régulièrement l’actualité politique, sociale et économique sur un des blogues politiques les plus lus de la Francophonie. Ministre, il continue à tenir un blogue à jflisee.org Cet hyperlien s’ouvrira dans une nouvelle fenêtre.. En août 2012, il se présente comme candidat du Parti québécois dans la circonscription de Rosemont et est élu le 4 septembre

24 réflexions au sujet de « «Notre Home» : Renforcer l’identité québécoise des anglophones »

  1. I like it, it shows the reality. Most Anglo’s & Allo’s want to speak English. Bit of a dumb waste of taxes though, but that’s just because I’m in my 30’s and can’t understand hip-hop.

    Le vrai problème, c’est celle des deux solitudes. Le monde Anglais a développé un respect fondamental pour les droits individuels; tandis que le monde québécois vise plutôt le « bon commun ».

    C’est une rêve, car finalement, dans les états communistes (il s’agit bien de cela), il y a toujours des gens qui veulent et peuvent avancer plus que le moyenne, et certaines entre eux finiront par prendre le pouvoir.

    Celles-ci ne sont pas stupides, et trouvent toujours quelque chose pour offrir comme cadeau à leurs moutons pour les faire suivre. Autrefois il s’agissait d’une religion truqué, où l’église catholique a réussi à créer un lien illicite entre religion et politique, forçant les gens à oublier leurs liens privés avec le Christ; aujourd’hui ils offrent la langue.

    Des gens carrément stupides, de gré; et les gens intelligentes, de force, doivent accepter ou se réfugier ailleurs. Plus ça change, plus ça reste le même.

    Je crois que Dieu me montrera comment lui adorer, et mes circonstances dicteront la langue qu’il faut parler. Si j’essaie de gagner ton argent, je parle Français. C’est pour ça que je l’ai appris. Si tu veux le mien, il va falloir que tu parles anglais, car il faut bien que je comprends exactement ce que je signe.

  2. M. Lysée

    Je vous suis depuis des années. Je ne me trompe pas en disant que vous êtes sûrement parmi les plus grands intellectuels de votre génération. Mais là je ne peut pas comprendre, je ne pense pas qu,il y ait quelques réponses cohérente que ce soit concernant cet autre manque flagrant de jugement, comme si vous mettiez tout votre talent à démolir ce qui peut rester de crédibilité au PQ et par la bande au québécois. Dites-moi, vous a-t-on drogué? Est-ce le fameux niveau d’incompétence que vous avez atteind? … Les mots me manque! Jamais je n’aurais pensé que fut si cher payé le poids de notre asservissement, peut-être devrait-on changé le nom de votre génération pour celle qui mérite vraiment celui de « génération perdue ». Ça me brise le coeur, mais il coulera beaucoup d’eau sous les ponts avant que je ne considère le sens de vos actions comme un avancement pour le Québec.

  3. Christian Rioux et vous, Jean-françois Lisée êtes mes maîtres à penser au plan social et politique. Mais dans le cas de Notre Home là je pense que vous êtes prêt à aller trop bas. De plus, le bilinguisme batard est à l’honneur. Vous êtes capable de trouver mieux pour convaince nos anglos. De toute façon, ils ne se joindront jamais à note projet. Ce qu’ils souhaitent c,est le bilinguisme intégral, le multiculturalisme et vous leur donnez raison. Trouvez autre chose!

  4. Je trouve, contrairement à notre ineffable Richard Martineau, que la chanson  »Notre Home » est une excellente initiative, soutenue de plus par de belles voix convaincantes et une musique entraînante.

    Bravo pour les promoteurs de cette heureuse iniative, qui représente selon moi ce qui a été fait de mieux jusqu’à date et à très bas coût.

  5. Ah ! Là là !
    Mais quel beau texte cette chanson !
    Touchant et profond. Je viens de comprendre. Qu’ils sont fins, qu’ils sont fins !
    Vous allez voir, après la tournée avec cette chanson le climat linguistique va changer au Québec. À entendre ces paroles, vous allez voir, les récalcitrants vont revenir au bon sens. Vous allez voir ça, ça va pas traîner. Fini le tatawinage. Les grandes compagnies qui ont attaqué notre loi 101 vont enfin nous comprendre. Nos commerces vont s’afficher et nous servir en français sans se faire prier, ils vont nous offrir une ambiance musicale en français sans rechigner. Même chez Rona de Shawinigan les chansons nous seront présentées en français, c’est pas rien ça. Le institutions anglophones surfinancées, vont retourner leurs subventions au secteur français par soucis de justice. Nos radios francophones n’auront plus besoin de loi pour exiger un contenu minimum en français. Rien que l’amour fera tout ça. Il suffisait d’y penser. Les Star Bucks Coffee, Best Buy, Canadian Tire franciseront leurs noms. Attendez de voir ça, le Red Bull Crashed Ice en français à Québec. Nous pourrons prendre un bon repas dans tous nos restaurants du Québec dans une ambiance musicale en français. Nos grandes entreprises n’exigeront plus le bilinguisme systématique. Plus besoin de loi 101. Imaginez ! L’amour, rien que l’amour. Il fallait y penser. Que nous somme bêtes !
    Que j’ai hâte de voir ça, que j’ai hâte !
    Et un gros merci Jean-François !

  6. Not bad!
    Toutefois, visiblement, la vidéo vise surtout les enfants de l’immigration, plutôt que des enfants anglophones blancs « traditionnels ».

    Je me permets de rappeler que les enfants de l’immigration (nés ou non au Québec…) sont obligés d’aller à l’école française, et ce, depuis 35 ans de loi 101. Il me semble que depuis, à 45 000-50 000 immigrants qui rentrent par année au Québec – même en enlevant ceux qui partent-, cela fait un paquet de monde (même adulte) qui s’exprime en français. De toute évidence, on les voit peu ou pas du tout dans nos médias francophones …même pas dans ceux qui couvrent l’actualité de Montréal. Principe basic de Marketing : comment voulez-vous qu’on s’identifie à qqc. qui n’est pas comme vous? Pendant ce temps.. le mythe de l’immigrant qui préfère l’anglais se perpétue…comme on le voit dans la vidéo.

    À mon avis, le hic est toujours le même : certains veulent que les anglophones, les allophones, les autochtones et même les francophones se sentent attachés à une identité Québécoise basée uniquement sur l’histoire de 11 000 immigrants français (avec le bon nom de famille et le bon accent) qui sont arrivés au Québec dans les années 1600-1700 ..C’est rêver en couleurs! Surtout dans un monde de plus en plus segmenté et surexposé à toutes sortes d’influences culturelles. On peut être très contents (voire fiers) que les anglohones soient bilingues et que les allophones, et que des autochtones du Québec parlent français ainsi que l’anglais et d’autres langues,… et que même les francophones aient des repères culturels autres. C’est une richesse collective.

    Puis on peut se déchirer les vêtements avec les statistiques du fédéral. Ici on ne fait pas mieux, déjà certaines enquêtes ne se limitent plus à vérifier qui parle français et qui ne le parle pas…Non, il faut aussi distinguer quelle est la langue des parents dans les ménages, dont certains allophones et anglophones parlent aux enfants en français…J’oublie la date du sondage, mais il y avait un analyste qui s’inquiétait du fait que 78 % de ménages parlant français à la maison étaient constitués des parents francophones du Québec…Bref, sans commentaires.

    Ce vidéo est une bonne initiative, mais je crois qu’il fallait cibler plus que les jeunes issus de l’immigration… Et le titre « Initiative de rapprochement entre les francos et les anglos » sent la boule à mite et la poudre à canon des Pleines d’Abraham…Même si ela fait partie de l’histoire du Québec…On est rendu ailleurs!!!!

  7. Je félicite de tout mon coeur, Pauline Marois pour cette idée géniale!! La musique est une puissance qui peut aller rejoindre tous les gens sur la terre! Je n’ai jamais rencontré une personne qui n’aimait pas la musique, cette force extraordinaire! Je trouve qu’il y a vraiment des gens qui voient tout d’une façon négative, et ces mêmes gens critiquent tout! Pauline a commencé à faire d’excellentes choses et j’ai vraiment confiance en cette femme. Peut-on lui donner un peu de ‘loose’ s.v.p.? Elle parle impécablement, se porte comme une dame très distinguée, peut confronter n’importe qui et, a l’allure d’une chef! Elle est très charmante tout en sachant s’affirmer. Cessez vos critiques, votre chiâlage et vos commentaires négatifs. Elle a, dans sa sagesse, su comment approcher le problème anglais/français de manière superbe!! Bravo Madame Marois, je suis très fière de vous et continuer…..surtout!!!!

    • Pauvre Madame Marois!
      Se faire louanger pour la qualité de sa langue par des personnes qui n’en ont aucune connaissance…

      Bravo pour les bonnes intentions, M. Lisée, mais vous avez subventionné une initiative aussi hypocrite que ce qu’on trouve partout dans le monde, notamment sur internet : une façade presque francophone et rien que de l’anglais dès qu’on entre dans le vif du sujet.

      Je suis bien plus impressionnée par les statistiques divulguées par M. Archambault. Qu’avez-vous à répondre ?

    • Entièrement d’accord.
      En pasant, je souhaiterais que monsieur Lisée, dont je suis un admirateur, sauf pour cette bêtise, demande à notre première ministre, dont je suis par ailleurs très fier, de cesser de paraître dans des émissions de télé ou dans des publicités afin de porter haut l’institution qu’elle représente. Elle pourrait ainsi hausser le rôle mal-aimé du service politique.
      Louis Cousineau

  8. Avec 20,000$ je ferais d’autres choix.

    -J’aurais appuyer un projet qui touchent tous les montréalais et les Québécois soit la cause de l’environnement. Permettre la création d’une coopérative qui favorisent l’achat, pour les membres, de biens et d’articles qui diminuent l’émission de gaz et de polluant. Nous devons acheter, de toute façon, pour nos usages normaux, alors pourquoi ne pas le faire? Pourquoi ne pourrions nous pas agir nous-mêmes et cesser d’attendre après le jour J? Enfin, j’irais pour 10,000$. Cela rapproche tout le monde, vous savez, de défendre une cause commune qui nous touchent tous.

    L’autre 10,000$ pour la production d’un documentaire, sur 1h30, de notre histoire des cinquantes dernières années où le Québec s’est affirmé tout en respectant ses minorités et montrer nos rapprochements comme M.Lévesque ou Gérald Godin l’ont fait. Il pourrait aussi être diffusé partout au Québec. Il aurait l’avantage de permettre de mieux nous connaître et de partager le tout avec nos amis anglophones.

  9. Initiative intéressante que cette vidéo mais ce n’est qu’un premier pas.
    Ce qui m’a le plus impressionné est la rencontre de M. Lysée avec la communauté de Westmount. Leur réaction extrêmement positive après leur échange montre à quel point elle était nécessaire et superbement bien menée par M. Lysée.

    On n’a jamais trop pris au sérieux l’insécurité des anglophones, on trouvait cela même risible dans le contexte nord-américain. C’était de toute évidence une erreur. On doit en tenir compte et leur expliquer que notre identité ne se définit pas contre eux, que la défense du français n’est pas dirigée contre la langue anglaise.
    Le dialogue est toujours très important, surtout quand il s’agit de nos voisins, nos collègues et nos amis…

    Bravo M. Lysée!

  10. Ce commentaire vise à éviter une certaine confusion dans la définition de la communauté historique anglaise. Nous devons répondre à la question fondamentale : qui est anglophone au Québec? Comment définir la communauté anglaise historique ?
    Depuis quelques années, nous assistons à un glissement sur cette question. Par exemple, sur le plan fédéral, les auteurs du Rapport du Comité sénatorial permanent des langues officielles , construit une nouvelle minorité anglophone. Dans ce rapport, la communauté anglophone est définie, non plus à partir du critère de langue maternelle mais d’une variable appelée: « Première Langue Officielle Parlée (PLOP) » En outre, cette variable est elle-même modifiée par l’ajout arbitraire des personnes bilingues, que les auteurs du rapport répartissent de façon égale entre les francophones et les anglophones. Nous le nommerons le PLOP modifié. Ce changement est crucial et n’est sûrement pas innocent car il a comme résultat d’augmenter significativement la proportion de cette communauté anglaise au Québec. Selon les données du recensement de 2006 , la communauté anglaise représenterait au Québec, selon le critère de la langue maternelle, un taux de 8,2 % alors que selon la variable PLOP modifié, ce taux atteint 13,4 %.
    En utilisant cette méthodologie statistique arbitraire, les auteurs du rapport reprennent toujours les données du PLOP modifié pour justifier la politique fédérale d’aide à la communauté anglaise. À la page 86, du dit rapport, on peut lire:  » (…) Si l’on tient compte des données du recensement 2006 sur le PLOP, l’effectif de la minorité anglophone est à peu près semblable à la minorité francophone à l’échelle canadienne ».

    Si nous appliquons la variable (PLOP modifié) sur les données de 2011, nous arrivons au nombre de 1 058 250 anglophones, soit 13,5 % de la population québécoise. Dans cette même logique, nous obtenons 6 684 130 francophones, soit un taux de 85,5 % et 73 580 allophones (ni français, ni anglais), soit un risible 1% de la population québécoise. Dans ce rapport, on ne mentionne jamais les taux des francophones (85,5 % en 2006) et des allophones (0.9% en 2006) que cette méthode statistique produit; l’important, c’est de grossir le nombre d’anglophones au Québec et de justifier les sommes données.
    Le Comité permanent, qui s’est promené à travers le Québec pour entendre les malheurs de la communauté anglophone choyée, cautionne donc une nouvelle définition cette communauté. Ce Comité a refusé ainsi le critère de la langue maternelle pour privilégier la variable modifiée qui va grossir le plus la communauté anglophone (PLOP modifié).

    Plus important encore, si nous reprenons les deux critères, la langue maternelle et le PLOP modifié pour déterminer la proportion des personnes anglophones dans la ville de Montréal en 2011, nous obtenons 12,7 % selon la langue maternelle et 28 % selon le PLOP modifié, soit plus du double.

    Il faut dénoncer cette manipulation statistique d’une instance fédérale en lien avec le « Quebec Communauty Groups Network »(QCGN). Sur son site web, ce groupe de pression donne deux statistiques pour dénombrer: la langue maternelle et le PLOP modifié. Sans sourciller, QCGN dit représenter plus de 1 000 000 d’anglophones au Québec. Il utilise ainsi cette variable modifié pour gonfler le nombre d’anglophones, réduisant, sans le dire, les allophones à un dérisoire 1 % des Québécois.
    Cet exemple démontre le risque de dérapage lorsque l’on pose la question : comment définir la communauté anglaise historique. Pour notre part, dans la Charte et le projet de loi 140, il faut éviter toute formulation aussi vague et équivoque que « communauté d’expression anglaise » ou « communauté québécoise d’expression anglaise.

  11. Pari risqué. Difficile de croire que les anglophones lâcheront leur os pour une ritournelle.

  12. Démarche de séduction à l’endroit des différentes communautés afin de les rallier à la cause. Pourquoi pas. En politique, tous les moyens honnêtes sont permis. Mais je demeure septique…

    Aussi, on entend : Not home…

  13. C’est une belle initiative. Les anglos de souche ont des droits qui doivent être respectés, mais au prorata de leur population seulement.

    Il ne faut pas oublier que la moitié des immigrants (28 000 sur 55 000) s’intègrent à la minorité anglophone au lieu qu’à la majorité (pour le moment) francophone.

  14. Jean-François Lisée « estime qu’il « va de soi » que tous les Québécois – anglophones, francophones, allophones, autochtones – sont Québécois et peuvent revendiquer cette identité commune».

    Ça m’étonne que Lisée dise une telle chose.

    Pour moi ça va pas de soi dutout.

    Ce n’est pas parce qu’ au Québec il y a des anglophones, des francophones, des allophones et des autochtones que tous ces gens-là doivent avoir une identité commune.

    Ils ont une adresse commune mais je ne pense pas que tous ces gens veuillent avoir une identité commune.

    Et ils ont bien raison de tenir à leur identité propre.

    D’abord, les autochtones, on le sait, tiennent à leur identité d’autochtone et je ne vois pas pourquoi ils l’abandonneraient pour devenir des Québécois si non en tant qu’ habitant au Québec et en participant à la vie collective québécoise à leur façon.

    La plupart des anglophones ont aussi leur identité propre. Ils se considèrent , non pas comme des Québécois, mais comme des Canadians. Et ils en ont bien le droit.

    Il y en a quand même un certain nombre qui ont décidé de s’associer complètement aux Québécois nationalistes et de partager leur destin. Nous ne pouvons que les accueillir avec plaisir mais ils ne sont pas obligés de faire ce pas.

    Les «francophones» de naissance , eux, sont divisés. Il y en a qui se considèrent comme des Canadiens de langue française et il y en a qui se considèrent comme étant de nationalité québécoise. Je me compte parmi ces derniers.

    Les francophones ne se considèrent donc pas tous comme ayant la même identité.

    Et c’est ce qui fait problème.

    Les premiers veulent rester dans le Canada et veulent donc que le Québec reste une province du Canada et, parmi les autres, certains ne rejettent pas le Canada mais revendiquent le droit de se considérer commes d’abord des Québécois avec tout ce que cela comporte comme conséquences.

    Et il y en a d’autres qui veulent avoir leur pays à eux pour pouvoir enfin se sentir vraiment chez eux.

    Pour ce qui est des «allophones», on ne leur simplifie pas la vie. On les invite à s’intégrer aux francophones mais la plupart d’entre eux préfèrent se joindre aux anglophones parce qu’ils sont en Amérique du nord.

    Il y a donc un problème. C’est la raison pour laquelle plusieurs nationalistes Québécois veulent l’indépendance du Québec.

    Ce ne sera qu’ au moment où ce sera fait, que les choses pourront être claires.
    Les anglophones pourront alors, ou bien se joindre aux «francophones» ou bien se considérer comme une minorité canadienne au sein du Québec, lequel ne ferait plus partie du Canada.

    Pour le moment je trouve impossible de penser pouvoir développer une identité québécoise. C’est complètement irréaliste.

    Monsieur Lisée je ne vous comprends pas.

    • À Monsieur Jean Lapointe: Monsieur, vous parlez beaucoup d’indentité. J’ai une solution pour vous. Je suis d’accord avec vous concernant la majorité de votre commentaire.

      Voici ma solution: Les Français qui ont leurs souches au Québec, s’apelleront dorénavant: Francobecs!

      Ça veut tout dire. Nous sommes du Québec et nous sommes Français. Ça va décortiquer tout les problèmes que vous exprimez sur l’identité Québécoise.

  15. Ottawa subventionne le Québec pour offrir des soins de santé en anglais

    PAR NORMAN DELISLE ,QUEBEC (PC) –

    http://www.vigile.net/Ottawa-subventionne-le-Quebec-pour

    http://www.toile-actualite.com/index.php?sect_no=17&module=news&news_no=727

    « D’ailleurs, je ne connais pas un endroit au monde où ce serait pensable, sauf au Québec et possiblement, dans l’ex-Rhodésie!!! »

    Le gouvernement fédéral va verser près de 30 millions $ en cinq ans pour permettre que les Anglo-Québécois puissent recevoir des services de santé en langue anglaise. La subvention a jusqu’à maintenant été versée par Santé Canada au Community Health and Social Services Network (CHSSN).

    http://www.chssn.org/fr/default.asp

    J’ai cru bon vous transmettre copie de l’article « Ottawa subventionne le Québec pour offrir des soins de santé en anglais » PAR NORMAN DELISLE de « La Presse Canadienne », qui en fait une comparaison entre les services rendu aux deux groupes.

    On peut y lire : « Or la région de Chaudière-Appalaches ne compte que 0,7 pour cent d’anglophones, contre 99,1 pour cent de francophones et 0,2 pour cent de citoyens d’une tierce origine. Dans certains comtés de cette région administrative, comme Montmagny-L’Islet, la proportion d’anglophones chute à 0,2 pour cent. »

    Je vous rappelle le beau principe de la cours suprême d’Ottawa : « Où le nombre le justifie!!!»

    Ces mesures et l’ouverture d’esprit qui les caractérisent contrastent avec la difficulté que les Franco-Ontariens ont eue pour sauver l’hôpital francophone Montfort, dans la région d’Ottawa.

    « Deux poids, deux mesures! » ou si on veut, « British Fair Play! »

    Pour voir l’étendu des services offerts aux anglo-québécois, je vous suggère d’aller voir le site du réseau d’organismes et de ressources communautaires, et d’institutions publiques qui s’efforcent d’assurer l’accès aux services de santé et aux services sociaux destinés aux collectivités anglophones du Québec (CHSSN), sous la rubrique :
    à propos/ « Services in English » Establishments – Points of service
    Establishments – Points of service.

    http://www.chssn.org/fr/default.asp

  16. Le gouvernement du Québec accorde une somme de 20 000 $ pour appuyer une tournée et une chanson hip hop bilingue qui fait la promotion du rapprochement entre jeunes anglophones et francophones du Québec.
    J’ai surtout apprécié tous les symboles québécois dans ce vidéo… fleurs de lys, drapeaux québécois, du bleu mur à mur (sic)… J’oubliais le batteur avec la casquette des « expos » vers la fin… faudrait peut être leur dire que ces chers Expos ont quitté le Québec avec l’aide des Bronfman depuis bonne lurette !!!!

  17. This will not make a difference at all! You want to make differences start putting together projects that really unite both communities. Exchanges in French / English schools, stop showing Francophone children it is BAD to speak English by not allowing them to speak it in hallways etc…Start listening to the REAL Anglophone community, the average Anglophone who today is bilingual, not the RICH Westmount elite! We can give you ideas! You just have to reach out to us but you have shown that you are not willing.

  18. C’est la preuve qu’un rapprochement est possible entre les francos et les anglos et si l’on veut faire un pays autant intégrer tous et chacun dans celui-ci. Alors,de mon côté je ne vois pas le mal dans cette initiative, je vois même cela comme une bonne chose. Que le Parti Québecois subventionne une chanson bilingue pour se rapprocher de la communauté anglophone. Pourquoi pas? Ça prouve qu’on est qu’on est loin du séparatisme radical,on parle de la création d’un pays qui voudrait intégrer tous et chacun peu importe la langue,la couleur ou les croyances personnelles. Le projet de pays a évoluer,le fédéralisme a fait d ela stagnation j’entends encore les mêmes arguments du genre: Je ne veux pas perdre mes rocheuses ou le québec vit grâce au Pétrole de l,ALberta. C’est oublier que de nombreuses entreprises viennent du Québec,que nous avons nôtre propre cinéma,nous avons aussi la plus grande ressource naturelle au monde c’est à dire l’eau alors sérieusement nous avons toutes les raisons du monde de vouloir être un peuple et aussi d’en être fiers. Si on dit aux immigrants,aux autochtones,aux anglos qu’ils seront les bienvenus dans nôtre nouveau pays ils seront plus enclins à vouloir embarquer dans nôtre projet de pays. Moi, personnellement je trouve que c’est une bonne idée parce la souveraineté ce n’est pas seulement une histoire de langue,c’est aussi une question d’identité,de valeurs et d’histoires. Va t’on dire de Céline Dion qu’elle n’est pas québécoise parce qu’elle chante en anglais ? J’espère que non, alors pourquoi renier le fait que la diversité c’est ce qui fait la beauté d’un grand pays. Bien sûr,nous avons des valeurs fondamentales comme l’égalité des hommes et des femmes,la primauté de la démocratie et aussi le français fait aussi partie des principes fondamentaux de nôtre individualité mais cela ne nous empêche en rien de vouloir apprendre l’anglais,on peut mâcher de la gomme et marcher en même temps.

  19. J’aime pas le titre. On aurait pu choisir un mot bilingue comme…SOLUTIONS, tiens!
    J’aime pas que 80% de la chanson soit en anglais.
    J’aime pas que ceux qui chantent en français, n’articulent pas.

     »Si chacun fait sa pla……? » se prononce  »sa place, ou SON plat » !!

     »Qu’est-ce qu’on va fai……? » se prononce  »faire » RRR…
    Réponse: L’indépendance ensemble. Ensuite, la langue anglaise deviendra quelque chose de plus intéressant, pas une menace pour le français comme c’est le cas aujourd’hui.

    Born and raised to be the same?? À quel niveau!? The same what? Je comprends pas.

    Tous ces Anglais et anglos ont l’air très heureux…
    Ils n’ont pas besoin ni envie de se rapprocher des Francophones du Québec.

    Encore cette semaine, un jeune Juif anglicisé mais sympathique m’a dit que Montréal était une ville anglaise. Depuis quand? I don’t buy that.

    Charlie Bido

    • Il faut lire qu’«Étant donné l’engouement généré par la chanson et son vidéoclip éponyme, le QCGN s’est engagé à créer une nouvelle version, permettant ainsi de rejoindre la majorité francophone.»

    • Ce n’est pas le vidéoclip qui est éponyme, mais la chanson. Vérifiez dans un dictionnaire. Éponyme : qui donne son nom à …

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