À la défense de Greta, héroïne tragique d’une cause perdue

Je suis renversé par la hargne que suscite la jeune Greta Thunberg chez un nombre impressionnant de commentateurs. Je ne parle pas que de Maxime Bernier, mais du philosophe Michel Onfray qui dénonce sa « parole belliqueuse », de l’écrivain Pascal Brukner, qui parle de « dangereuse propagande de l’infantilisme climatique », du philosophe Luc Ferry et de beaucoup d’autres. Ils l’accusent d’exagérer, d’annoncer d’apocalypse, de susciter de l’anxiété chez nos enfants.


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Une phrase, surtout, provoque l’ire de ses détracteurs. Cette phrase qu’elle a prononcée devant les financiers et ministres réunis à Davos:

« Je ne veux pas de votre espoir. Je ne veux pas que vous soyez plein d’espoir. Je veux que vous paniquiez. »

Alors, répond-on, c’est insensé. Une enfant propose la panique comme mode d’action. C’est fou ! Et à travers elle, c’est le sentiment d’urgence face à la crise climatique qui est mise en cause. Oui, on veut bien quelques mesures « raisonnables » pour endiguer le danger, mais surtout, pas de précipitation. Pas de gestes brusques. Pas de panique.

Thunberg n’aurait pas écrit elle-même son (ses) discours ? Pas plus que tous les ministres et chefs d’entreprise qui ont parlé avant et après elle. L’important est qu’elle y croie. Et pourquoi y croit-elle ? Car elle ne dit absolument rien d’autre que ce qu’affirment le millier de scientifiques ayant écrit les rapports du GIEC. (Et qui, selon une nouvelle étude qui vient d’être publiée, sont en deçà de la réalité).

Elle est autiste. Ses détracteurs sont aveugles.

Des étés à 50 degrés, c’est demain

En 2003, une vague de chaleur avec des températures maximales de 41 degrés avait frappé l’Europe. En 2019, la vague de chaleur atteignait des pointes inédites de 50 degrés. La fréquence, la durée et l’intensité de ces canicules sont plus grandes et beaucoup plus rapides que ce que les modèles météorologiques avaient prévu. Le corps humain flanche lorsque la température est à 50 degrés. On prévoit que plusieurs villes de l’Inde vont tester cette limite dès l’an prochain.

Les glaces de l’arctique fondent plus rapidement que prévu. Pour la première fois de l’histoire, le 4 juillet dernier, Anchorage en Alaska enregistrait une température de 32 degrés celcius (90 Fahrenheit) , du jamais vu.

Donc, la maison est en feu, maintenant, immédiatement. Cela va empirer, d’année en année. Les scientifiques cités par Greta Thunberg n’ont aucun doute.

Et il faudrait rester sage. Si un incendie se déclare dans le théâtre où vous êtes assis, allez vous suivre les conseils d’un commentateur raisonnable proposant d’améliorer le système de gicleurs, ou allez vous suivre Greta qui, en panique, se rue vers la sortie ? Moi je suis avec Greta.

À Davos et ailleurs, la jeune Thunberg constate que les mesures envisagées par les gouvernements du monde entier ne sont pas à la hauteur de la tâche d’éviter une augmentation critique de la température de la planète d’ici 2030. Voilà pourquoi elle ne veut plus entendre parler d’espoir, mais réclame des gestes forts, motivés par la une judicieuse panique.

Pas risible Greta, tragique

Je ne la trouve pas risible, moi, Greta. Je la trouve tragique. Lorsqu’on écrira dans 50 ans la chronique du désastre climatique terrien, il y aura un chapitre sur cette figure emblématique qui — après des centaines d’autres — mais avec le cran de la jeunesse, a voulu sonné l’alarme. Sans succès.

Car c’est déjà trop tard. Aucun scénario réaliste ne permet de croire que nous allons garder notre boule en deçà du seuil de réchauffement. Aucun. Nous allons passer ce cap allègrement, les seules incertitudes étant de combien de degrés, à quelle vitesse et avec quelles conséquences.

Que dit exactement, le GIEC ? Que pour éviter les conséquences désastreuses de la chaleur et des inondations sur des centaines de millions de personnes, il faudrait faire en sorte de n’augmenter que d’un demi degré la température moyenne de la planète d’ici 2030. Donc, d’ici onze ans. Ensuite, la situation se détériorera encore plus vite.

Pour atteindre cet objectif, il faudrait réduire de 45% nos émissions de GES d’ici 10 ans.

Oui, il y a un million d’initiatives petites et grandes prises partout sur la planète. Oui, des pays scandinaves seront bientôt carbo-neutres. Oui, on vendra bientôt des SUV électriques abordables. Mais ça ne peut en rien renverser la tendance lourde.

Chez nous, les Canadiens ont le choix entre Justin Trudeau et Andrew Scheer pour les diriger. Beaucoup de choses les divise mais ils sont d’accord sur un point crucial:  la production de pétrole des sables bitumineux, un des plus polluants au monde, doit augmenter au cours des prochaines années. Cette idée est contraire au bien-être de la planète. Le reste de leurs engagements environnementaux ne font pas le poids, sont engloutis, dans cette mer montante de barils de pétrole.

Aux États-Unis, plus grand pollueur mondial par personne, dans la meilleure des hypothèses, les démocrates prendront l’an prochain la Maison-Blanche et les Sénat. Même s’ils arrivent à faire adhérer le pays à l’accord de Paris, il n’y a aucun scénario plausible de réduction de 45% des émissions de GES d’ici 2030.

Le meilleur élève du groupe est la Chine, désormais premier producteur mondial de voitures électriques et de panneaux solaires. Mais son engagement vert est totalement compensé par l’augmentation du niveau de vie des Chinois, dont la classe moyenne est désormais plus nombreuse que l’Européenne.  Témoin de ce succès économique mais de ce désastre climatique, le chinois moyen produit depuis peu autant de tonnes de GES par année que le britannique moyen.

Et quand bien même, par on ne sait trop quelle magie, le Québec devenait lui-même carbo-neutre en onze ans, son poids relatif dans le climat mondial est insignifiant.

Évidemment, l’inaction n’est pas une option. Une fois qu’on a constaté que la terre allait se réchauffer dangereusement, rapidement et irrévocablement, nous n’avons qu’une chose à faire: limiter les dégâts.

Reprenons plus longuement le texte de Greta Thunberg à Davos:

« Que faire quand il n’y a pas de volonté politique ? Que faire quand les politiques nécessaires ne sont mises en œuvre nulle part ?

Les adultes répètent sans cesse qu’ils ont une dette envers les jeunes, qu’il faut leur donner de l’espoir. Mais je ne veux pas de votre espoir. Je ne veux pas que vous soyez plein d’espoir. Je veux que vous paniquiez. Je veux que vous ressentiez la peur que je ressens tous les jours. Et je veux que vous agissiez. Je veux que vous agissiez comme vous le feriez en cas de crise. je veux que vous agissiez comme si la maison était en feu. Car c’est le cas. »

Elle a raison. Agir comme on le ferait en état de crise. Nous n’éviterons pas le réchauffement de la terre et les catastrophes qui viennent avec. Nous n’avons le choix qu’entre un peu, beaucoup ou énormément de dégâts. Et nous sommes en état de crise. Un peu de panique nous ferait du bien.


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27 réflexions au sujet de « À la défense de Greta, héroïne tragique d’une cause perdue »

  1. Comment dire ?

    Il y a quelques jours, le mot ostensoir s’est échappé de la zone verbale de mon cerveau sans franchir la frontières de mes lèvres. De ce temps-ci, je suis à lire Le bug humain : Pourquoi notre cerveau nous pousse à détruire la planète et comment l’en empêcher de Sébastien Bohler.

    Avant, il y a eu le mot Tian’anmen.

  2. L’absence d’un pouvoir politique mondial capable de défendre l’humanité dans son ensemble
    Voilà un aspect des graves problèmes environnementaux qui menacent la vie des jeunes et des générations futures. Le réchauffement climatique étant le plus pressant de ces problèmes mais non pas le seul. En effet, les États ont pris l’habitude de rejeter des polluants dans l’atmosphère et dans les océans sans rendre de compte aux autres États, sans se soucier des conséquences pour l’humanité à moyen et long terme. Ces rejets de polluants sont laissés à l’entière liberté de chaque État. Ils sont considérés comme faisant partie de la souveraineté de chaque État. Pourtant ils se font dans des espaces communs à l’ensemble de l’humanité, dans des espaces qui n’appartiennent pas aux États, individuellement. Je saisis que l’évolution politique nécessaire ne sera pas facile. Mais il faut en arriver à ce qu’une instance mondiale ait le pouvoir de restreindre les rejets de polluants dans l’atmosphère et dans les océans. Cette instance devrait avoir la capacité d’imposer une taxe mondiale sur les émissions de GES et de redistribuer les revenus de cette taxe pour des projets à faibles émissions, en favorisant les pays pauvres. Si nous n’arrivons pas à créer cette instance mondiale, ce sera la ruine de l’humanité.

    • « Si nous n’arrivons pas à créer cette instance mondiale, ce sera la ruine de l’humanité. »

      Dans Penser l’État, 1997 et 2004, Philippe Braud s’arrête sur le cas particulier de l’Union Européenne. « … Les institutions européennes ont développées au fil des années un ordre juridique étoffé dont les incidences sur les législations nationales sont constantes. … le niveau d’intégration atteint, en attendant l’instauration prochaine d’une monnaie unique ». C’était il y a.

      Depuis, il y a eu Vivement après-demain !, Jacques Attali, 2016, où l’on peut lire en quatrième de page et vitesse, « Si elle renonce à vouloir faire triompher l’altruisme en instaurant un état de droit international, l’humanité devra, une fois de plus, passer par une explosion destructrice, dont la violence planétaire que nous vivons aujourd’hui n’est qu’une infime annonce. »

  3. Comme on l’a souvent dit  » Je n’ai pas peur pour la terre, elle s’en remettra comme elle l’a déjà fait plus d’une fois, j’ai peur pour la race humaine qui risque l’extinction. »
    Sauf qu’avant, il y aura des exodes des populations dont les territoires seront devenus inhabitables, exodes tels que les vagues de migrations récentes paraîtront ridicules. Les survivants des débordements climatiques chercheront refuge chez ceux qui sont mieux situés, mais ces derniers voudront-ils partager?
    Cela entraînera-t-il des luttes sanguinaires pour l’occupation des terres habitables devenues de plus en plus exiguës?
    Ceux qui ne pensent qu’à l’aspect économique, et qui sont actuellement privilégiés, seront les premiers visés par les populations déplacées.

    Comme ce réchauffement semble inéluctable, malgré les efforts que nous devons continuer à faire, il faudrait que les politiciens commencent à chercher une solution viable aux déplacements des populations.
    Le Québec et le Canada font partie de ces territoires qui seraient probablement avantagés, au début, par le réchauffement planétaire. Nous devrions donc être des pionniers pour la rechercher de telles solutions.

  4. Le GIEC, en trente ans, n’a jamais calmé le jeu, n’est jamais intervenu dans la presse, et son silence devant les excès des médias est certainement calculé. Ce silence fait la fortune de quelques-uns bien décidés à se remplir les poches grâce à la foi de ceux qui croient en Greta, à la science consensuelle.Non plus le GIEC n’a-t-il avoué que les gestes individuels pours réduire notre empreinte carbone sont vains.Il savent que ces gestes ne représentent qu’une goutte d’eau dans l’océan des vastes changements structurels requis. Le GIEC ne veut pas mordre la main qui le nourrit : les gouvernements.

  5. On est tous pour la vertu et l’écologie. Mais dans cette histoire il y a le message et le messager. Le message est entendu par la plupart des citoyens mais l’utilisation de cette messagère est disgracieuse.voire odieuse et son ton hargneux est insupportable.

    • Ce qui est insupportable M. c’est que vous vous insultiez à l’idée qu’on ôse vous dire dans le blanc des yeux, par une adolescente de 16 ans, de surcroît, « How dare you? », « Comment osez-vous? » OUI, oui, vous le M. qui a de l’importance dans sa vie. Pour qui se prend-elle, cette fille de vous dire que vous êtes médiocres avec vos gros Égos, oui votre pensée égo-centrifugé à vous, vous, vous. Ok, j’me suis mal pris, je reprend ça autrement. Ce soir, avant de coucher votre fille ou votre gars, regardez-le dans les yeux et dites-lui: Je t’aime ma (mon) chérie (i) mais, non, je ne vais t’aider à sauver ton futur ma chouette, c’est pas assez URGENT, pour moi encore, attend un peu, quand ma maison va vraiment brûler, là j’vais me grouiller le c..l pour me sauver la peau, mais pas avant, pis c’est pas tes manifs qui m’impressionne! Dites-leur ceci ce soir avant qu’ils(elles) se couche! Voyez s’ils ne seront pas un peu insultés eux aussi par vous. Un peu comme vous diriez « la Greta », elle se sent insulté par des gens comme vous! Au lieu de sauter au scandale de votre égo insulté, la logique même d’une personne éduquée et sensée, serait d’être sur le bord de la paniqué et de dire, oui, oui, c’est où c’est quoi qui faut faire? J’suis prêt! Parce que vous aimez vivre vous aussi j’imagine, bien pas d’air M. pas de vie.

  6. Des lieux communs. Il n’y a pas de débat. La science est là.

    Le vrai problème n’est même pas développé:
    « il faudrait réduire de 45% nos émissions de GES d’ici 10 ans. »

    Je n’ai lu aucun scénario calculé de réduction des émissions. Quand les Greta-maniacs commenceront à discuter des scénarios de compromis, et précisément qui portera le fardeau des compromis – les financiers de Davos ou le bon peuple? -, là le débat va être intéressant!

    Entre temps, il est de bon ton de faire l’éloge de Greta… « virtue-signaling » monsieur Lisée.

  7. Ceux qui ratatinent cette courageuse jeune fille oublient que la vérité sort de la bouche des enfants et qu’il faut être imbécile pour tuer le messager. Pour ce qui est du message, il est pourtant bien clair. Nous n’arriverons a rien sans volonté politique et sans sacrifices. De gros sacrifices.

  8. Je suis a lire un livre sur l’économie ,en me disant que peut être je trouverais une solution radical ,mais bonne pour tout le monde afin d’inverser notre système économique pour allé vers une décroissance ,qui sens que cela sois réellement nommer dans les discours ou les attaques sont lancer contre les gouvernement et les riche , je suis bien sur d’accort ,mais rien sur le fait que c’est nous en grande parti le problème ,le monde , par nos chois de consommation, notre envie de ressembler a cette richesse ,et la planète est prisse avec cette même mentalités ,j’ai vu l’Asie vouloir ressembler au nord américain en 96 et ils y sont arrivé en parti,et je me disais de jas que l’ont avais une problème.
    Peut ont évoluer ,le mot changement n’as plus lieu il faut évoluer .
    Mais comment dire a tout ses enfant ou il serais beau que maintenant il n’y est plus de cadeau a noël qui est pour moi devenus un cauchemar écologique par exemple ,et à nous tous de diminuer nos envies ,nos projets,que l’humanité entière décide de tourner au ralentit ,le temps de régler le problème ,bien sur je rêve ,quoi que ,nous n’aurons peut être bientôt tout simplement pas le choix de nous y faire .
    De mon coté moi j’ai commencer a diminuer et çà me fait du bien .

    Merci pour votre texte et sont titre ,je la trouve courageuse ,et j’espère qu’elle auras du monde autour d’elle apres ,je regarde çà du nord ou je suis et je me dit que peut être ce monde auras changé a mon retour.

  9. Greta exprime à sa façon ce que Harvey Mead a écrit dans son livre Trop tard. M. Bernier de la Beauce est sceptique. J’ai une canne à pêche pour Iui. Il pourra toujours s’essayer dans la Chaudière, sinon la Yamaska, À supposer qu’il puisse attraper une carpe asiatique, ce qui est malheureusement possible, il sera tenu de la manger.
    Un contact avec la nature, ça ouvre des horizons aux gens sensés.

  10. Bonjour Jean-François

    Ce que je trouve tragique, c’est l’utilisation de cette jeune fille asperger qui fait des dépressions à répétition et que ces parents de toute évidence maintiennent dans un état d’anxiété depuis des années.
    Oui, nous avons passé le poids d’arrêter le changement climatique et nous sommes en mode contrôle des dégâts en attendant de trouver une solution
    Mais les recherches pour les solutions, tout le monde travaille dessus depuis un bon bout de temps, et ce bien avant l’arrivée de Greta.

    Quand, j’ai vu le protocole de Kyoto avec le concept de bourse du carbonnes, je me suis dit, c’est pas sérieux. On va tout simplement déménager le droit de polluer

    Mais quand Obama et les États-unis ont enfin reconnu qu’il y vait un problème (Et Trump aussi malgré les apparences, c’est pouquoi il transitionne beaucoup vers les centrales nucléaires, la meilleure solution temporaire idéalement, le plus temporaire possible dans ce contexte)_

    Mais pour revenir à Greta, elle est à un âge où on se définit au travers le regard d’un autre, elle a un problème très particulier qui est amplifié par le maintien dans une situation tragique (pour la cause disons)

    Tu réalises que cette petite fille après ce qui va probablement être le climax de sa vie, va se ramasser dans le néant, avec plus d’attention de personnes et le désespoir qui va venir de ce que le problème est quand même beaucoup amplifié.

    Quand elle va rentrer chez elle, elle va avoir l’impression de retourner au néant (Un peu comme après une campagne mais en un million de fois pire + le fait qu’elle n’a pas beaucoup de moyens pour se défendr de ce qu’elle ressent)

    Scott Adams parle de slow moving catastrophe. On a le temps de mettre les structures en place. On a réglé le trou dans la couche d’ozone, il est peu probable que les humains meurent de pollution de l’air, l’apocalypse nucléaire n’est pas en vue non plus quoi qu’on dise…

    Parce que dès que le problème a été nommé, la communauté économique et scientifique globale s’est mis en branle. Les dirigeants de la planète non plus, ne veulent pas qu’eux ou leurs enfants habitent dans des abris anti atomique, ou dans une dystopie post-apocalyptique

    Alors, laisser aux enfants l’impression que leur futur est compromis à ce point, me semble irresponsable.

    Et non, ce n’est pas de la faute à Greta

    Et une partie du retard des solutions sur l’effet des serres vient du fait que les gaz qui créaient le trou dans la couche d’ozone peuvent mettre 75 ans à se dissiper alors que pour les hydrocarbures c’est 50

    Pour le trou dans la couche

    • Oui, je trouve regrettable que Mlle. Greta soit comme une marionette derrière tout ca! Et que Donald Trump ne soit pas capable d’admettre que ca prend un virage en faveur du climat et de tout l’environnement. Alors, votez pour le bon!

  11. Le GIEC, monsieur Lisée est un organe de propagande politique. Les rapports sont tripotés. Il n’est pas de bon ton de mettre en doute le GIEC. Il est mal vu de se poser des questions. Pourtant, scientifiquement, le lien entre CO2 et réchauffement planétaire n’est pas établi. Il y a changement climatique comme depuis les débuts de l’histoire de la planète. Les Homo sapiens d’il y a 50 000 ans ont connu la montée des océans de 120m, rien que ça. Était-ce dû à l’activité humaine? Il y a de nombreux scientifiques de haut niveau qui se questionnent sur les conclusions du GIEC et ils ne sont pas des deux de pique. Ils mettent leur carrière, leur réputation en jeu pour nous mettre en garde contre cette fumisterie trop bien organisée. Rien que de penser que l’ONU joue avec nous, c’est affolant. Alors, il vaut mieux accorder son discours en fonction de la popularité des idées répandues plutôt qu’avec les faits scientifiques. J’imagine que c’est payant politiquement parlant.

    • Je ne veux pas vous manquer de respect mais:

      La Terre n’est pas plate et elle tourne autour du soleil et non l’inverse.
      Les vaccins fonctionnent.
      Nous sommes allés sur la lune.
      1+1 = 2
      Le moteur à mouvement perpétuel est impossible.
      La rougeole peut tuer.
      Les GES provoquent le réchauffement climatique.
      Le GIEC n’est pas pas un organe de propagande. Les conclusions du GIEC se basent sur des publications scientifiques reconnues et il a été fondé en 1988 sous les pressions des très «écolos» Ronald Reagan et Margaret Thatcher qui se méfiaient de l’ONU.

      Bref, écoutez la science!
      Ou votez pour Maxime Bernier…

      Scientifiquement vôtre

      Claude Coulombe

  12. «Et quand bien même, par on ne sait trop quelle magie, le Québec devenait lui-même carbo-neutre en onze ans, son poids relatif dans le climat mondial est insignifiant.

    Cette idée est contraire au bien-être de la planète. Le reste de leurs engagements environnementaux ne font pas le poids, sont engloutis, dans cette mer montante de barils de pétrole.

    … nous n’avons qu’une chose à faire: limiter les dégâts.»

    Et même insignifiant, avec l’hydro-électricité, le Canada pourrait à moindre coût et d’effort se démarquer des autres pays pollueurs. Qu’attend le Canada pour prendre la perche tendu par Legault?

    Nous savons que le problème ne provient pas principalement de chez nous. Le problème provient des É-U, de l’Australie, de la Russie, l’Europe, la Chine… ( re: https://twitter.com/JeanMarc312/status/1175808696825327617/photo/1 ). Notre empreinte écologique est élevé per capita, principalement à cause de notre faible population comparé aux autres pays. ( re: https://twitter.com/Jean__Emard/status/1175872416217817088/photo/1 )

    Alors oui, nous devons agir en bon citoyens terriens, mais tant que les principaux intéressés ne mettront pas en place les correctifs requis, nos efforts resteront vains (à peu de chose près).

    Nous savons également, que la transformation du parc de véhicules routiers, de la flotte d’avions et de bateaux mu par l’énergie fossile ne peut se faire en tournant sur un 0.10 cents. Nous devons être conscients également que les économies nationales sont principalement basées sur le système capitaliste qui nécessite une consommation de plus en plus grande pour tourner adéquatement (rappelez-vous la crise de 2008 où les dirigeants de ce monde criaient à qui mieux, mieux, de consommer pour faire repartir l’économie). Cette consommation de plus en plus effrénée, causée à juste titre par les pays émergeant du tiers-monde, nécessite un besoin grandissant de demande en énergie, laquelle est polluante à défaut d’être remplacée adéquatement par des énergies éco-responsables à long terme.

    À court et moyen terme, nous devrons effectivement limiter les dégâts. En être conscients, nous aidera assurément à sauver les meubles et à mieux gérer le changement nécessaire de paradigme pour transformer nos sociétés de consommation. Non seulement, faut-il se l’admettre et l’accepter, mais encore faut-il que les sociétés émergentes du tier-monde dont les citoyens commencent à peine à s’émanciper à la douceur du bien-être de la modernité, le comprennent. On n’est pas sorti du bois.

  13. Je partage votre panique et celle de la jeune Greta.

    Le problème, néanmoins, demeure parce qu’il est dans l’absence d’un agir planétaire non pour enrayer la hausse des GES, mais la diminuer radicalement.

    Les causes sont multiples et sont connues, mais il y en a une à retardement enfouie dans les glaces.

    Celle-là attaquera bientôt les jours de survie.

    Alors, la panique impose la révolte et la révolte l’agir.

  14. Trop jeune pour être écoutée comme une mère, trop innocente pour être prise pour un objet sexuel, les macho qui ramènent tout à leur libido perdent pied et se révoltent en la calomniant. Beaucoup sont jaloux de sa tribune.

  15. Enfin un texte intelligent et juste sur Greta Thunberg et la situation actuelle tant idéologique, politique que climatique. La condescendance des détenteurs du pouvoir idéologique pour Greta Thunberg, Cassandre de notre civilisation n’exprime que le machisme, et le mépris qu’ont de tout temps pratiqué les mâles au pouvoir pour ces figures féminines qui ont voulu changer l’histoire. L’archétype de l’adolescente prophétique qui se dresse contre les forces de mort qui traverse sa société hante l’histoire de toutes les civilisations. Greta, l’autiste c’ est la nôtre. C’est une figure essentielle, vraie et juste, une émanation des forces de vie contre l’ aveuglement des hommes.Son chemin, son destin n’ est pas différent de toutes les autres. Souhaitons qu’elle saura nous réveiller…

  16. Très bonne analyse, Jean-François. Je suis tout à fait d’accord avec vous. Je déplore aussi les jugements des Pivot et compagnie, cette jeune fille représente tous nos enfants, et les enfants de nos enfants, et il n’y a pas lieu d’en rire ou de l’ignorer. Merci de votre excellent texte, ça fait du bien de voir que des personnes intelligentes comme vous se manifestent.

  17. Le réchauffement du climat serait bénéfique pour les économies du Québec, du Canada, de la Russie, de l’Icekandm du Groenland, de la Finlande, de la Norvège et de la .. Suède, pays d’origine de Greta Thunberg

  18. Que dire de plus…le capitalisme vicieux mènera l’homo sapiens à son extinction…c’est irréversible! Le cash mène le monde et la greenitude est loin loin derrière…dommage vraiment dommage
    Excellent texte Jean-Francois et surtout continue…j’aime bien tes réflexions très étoffées 👌

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