À propos du blogue

Le blogueur, croqué ici par Chapleau en 2000.

Un élu peut-il tenir un blogue? La réponse est oui. Des sénateurs américains, des élus français (y compris Alain Juppé lorsqu’il était ministre des Affaires étrangères ou l’actuel ministre de l’Économie Pierre Moscovici), plusieurs autres utilisent le blogue pour communiquer avec les citoyens.

L’élu, notamment s’il fait partie de la députation gouvernementale, comme c’est mon cas depuis le 4 septembre 2012, ne jouit évidemment pas de l’entièreté de sa liberté de parole. Et les lecteurs qui m’ont suivi entre octobre 2009 et le 10 septembre 2012 sur le site de L’actualité (vous avez été 1,250 millions à venir plus de 4,2 millions de fois lire 7,4 millions de pages et écrire 52 953 commentaires) et qui me retrouvent ici doivent en être avertis: je ne pourrai plus dire tout ce que je pense.

En fait, oui, je le dirai, mais pas sur la page. Une partie de ce que je pense sera dit au caucus des députés, aux ministres et à la Première ministre. Un élu obtient ce « droit de parole interne », de débattre des enjeux et des orientations avec les autres élus, derrière des portes closes, au moment de la gestation des politiques. Ensuite, il fait preuve de solidarité, même s’il n’en pense pas moins. Mais il ne va pas mener, sur son blogue, des bagarres d’arrière garde, encore moins régler des comptes.

Et si cela réduit, c’est certain, la part de vérités qu’on peut dire dans un blogue, cela n’épuise nullement la quantité d’informations, d’opinions, d’éclairages qu’on puisse y verser, sans jamais (ou, presque jamais) tomber dans la propagande.

Alors voici mon engagement envers vous, chers lecteurs. Je ne vous dirai pas, ici, toute la vérité. Mais je ne vous dirai que la vérité, au meilleur de ma connaissance.

Je continuerai à lire vos commentaires, à mener quelques débats, à vous parler parfois d’autre chose que de politique et, lorsque le temps me le permettra, de vous divertir avec une Vidéo de 10h10, un Gag de 15h15 et autres gamineries dont je n’ai pas l’intention de me départir.

Car, comme le disait Alphonse Allais, « les gens qui ne rient jamais ne sont pas sérieux ».