Anglo Reality Check – My side of the story

Global News Montreal has aired a series on the problems of Anglo-Montrealers and then invited me to respond. Here is the extended interview:

I’m a Quebecker, you’re a Quebecker, just declare it and move on… (Cliquer sur l’image pour vous rendre au site)

 

 

3 réflexions au sujet de « Anglo Reality Check – My side of the story »

  1. Les anglophones ne seront ‘jamais’ contents, cela tant et aussi longtemps qu’il y aura une majorité francophone avec ‘poids politique’ d’une part et, le Québec se doit d’être le plus francophone possible pour donner une crédibilité suffisante à l’usage du français d’autre part.

    Qui n’a pas entendu parler de la quadrature du cercle ?

    Il faut se méfier du discours laissant croire qu’on doit juger un Peuple à la manière dont il traite sa minorité parce qu’alors, le cadna-da obtient la pire note possible et qu’en fait, ce discours ne se rapporte qu’aux minorités anglo-saxonnes, en particulier celle du Québec, ‘the anglo-kouibec minority’ étant

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    tellement choyée que même les Québécois-es l’envient, OUAO !!
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    Enfin, il n’est pas possible de donner la place nécessaire au français dans le Québec entier sans écraser les pieds des anglophones. Désolé, l’heure n’est plus aux mensonges ni aux hypocrisies ni aux promesses ni aux manigances, le Québec-français veut survivre, prospérer et augmenter la marque culturelle française sur son territoire alors, les manières efficaces sont limitées et de plus, nos anglophones ont 300 millions de voisins pour les épauler.

    Finis les folies !!

  2. Je vous félicite pour cette entrevue. Vous avez su rester positif et ouvert, et on est loin de la langue de bois. Quelques remarques toutefois sur ce qui a été dit – et aussi sur ce qui n’a pas été dit.

    -D’abord, sur la soi-disant xénophobie -ou méconnaissance historique- de Marie Malavoy, voici, tirées de Wikipedia, les définitions de « langue étrangère » et de « foreign language ».

    « Une langue étrangère est une langue qui n’est pas la langue maternelle d’une personne, si bien qu’elle doit en faire l’apprentissage pour pouvoir la maîtrisait ».

    « A foreign language is a language indigenous to another country. It is also a language not spoken in the native country of the person referred to ».

    Cette différence n’est pas anodine et mérite d’être rappelée. La ministre Malavoy aurait sans doute mieux fait de parler de « langue seconde », mais elle n’a pas à s’excuser des propos qu’elle a tenus.

    -Sur l’absence d’anglophones (et autres minorités) dans la fonction publique, faut-il rappeler qu’une majorité d’emplois se trouve dans la capitale, Québec, blanche et francophone à 95%? Même chose pour Hydro-Québec, dont le siège est certes à Montréal, mais dont la majorité des employés travaille en région. Par ailleurs, la fonction publique québécoise attire-t-elle vraiment les anglophones? J’ai plusieurs amis issus des deux groupes linguistiques, et si je connais plusieurs francophones qui ont tenté les grands concours de la fonction publique québécoise, je ne connais aucun anglophone les ayant faits. Il serait bon de vérifier les statistiques à ce sujet, avant de crier à la discrimination du groupe dominant.

    -Sur l’impossibilité de se faire soigner en anglais à Montréal, soulignons le magnifique méga-hôpital anglophone que le gouvernement du Québec est en train de construire. Il ne faut pas en parler comme s’il s’agissait d’une gracieuseté de la part du gouvernement, mais de grâce, ayons au moins la décence qu’on peut se faire soigner en anglais au Québec!

    -Sur la loi 101 au cégep, on peut être pour ou contre, mais rappelons que les études collégiales ne constituent pas des études supérieures, et font plutôt partie de la formation secondaire. On l’oublie trop souvent.

    -Sur la diminution relative du nombre de francophone sur l’île de Montréal, on ne dit pas assez que Bruxelles est passée d’une ville néerlandophone à francophone en l’espace d’une génération. Ce n’est pas de la paranoïa que de se préoccuper des tendances actuelles à Montréal.

    -Ce qui m’a un peu agacé de l’entrevue, c’est que la journaliste évoque certains événements fâcheux -et que je considère inacceptables- comme si c’était la règle. Et cela m’agace aussi qu’elle en parle comme s’ils n’arrivaient que lorsque le PQ est au pouvoir. La réalité c’est que nous vivons dans un de ces rares espaces en Amérique du Nord où deux groupes depuis longtemps enracinés cohabitent – avec ce que ça apporte de bon et de mauvais. Du bon: une ambiance comme nulle part ailleurs, une richesse culturelle incomparable, la nécessité de faire des compromis. Du mauvais: la nécessité de faire des compromis. Malheureusement, accepter la différence, la célébrer, n’est pas donné à tous. Seuls les esprits ouverts, chose rare, en sont capables. Cette cohabitation amène son lot de frustrations, de malentendus, de débordements, mais il faut vivre avec. Je ne veux pas dire qu’on doive tout accepter, mais il faut être indulgents l’un envers l’autre. Si on parlait tous anglais comme à Toronto, ou français comme à Paris, ce serait tellement plus simple. Mais ce n’est pas le cas.

    En terminant, après avoir vécu à Ottawa, où j’ai appris à découvrir la réalité franco-ontarienne, je serais tenté de faire des comparaisons, et d’inviter mes amis anglophones à s’intéresser à cette réalité.
    Il serait si facile d’évoquer que ces derniers doivent constamment se battre pour conserveur leur seul hôpital francophone, le Montfort.
    Il serait si facile de rappeler, pour répondre à l’épisode du « ici ça se passe en français » dans l’autobus, qu’on a une chance sur quatre de se faire répondre en français dans un autobus d’Ottawa, malgré la politique soi-disant bilingue d’OC Transport.
    On pourrait aussi rappeler que tous les premiers ministres ontariens ne sont pas bilingues.
    On pourrait aussi invoquer le fait que l’université d’Ottawa, malgré son statut bilingue, n’offre pas 50% de ses cours en anglais, alors que 50% des universités à Montréal sont de langue anglaise.
    On pourrait aussi parler du fait que les franco-ontariens ne le sont que dans la sphère privée, à la maison (et encore), et sont si peu nombreux à parler français au travail.

    Cela serait trop facile de se comparer à la réalité franco-ontarienne, que je ne souhaite pas aux Anglo-québécois, et vous avez bien fait de ne pas « vous embarquer là-dedans, mais bon, moi je ne suis pas ministre et je peux bien le dire.

  3. Les problèmes des Anglos-Montrealers sont toujours les mêmes. Ils ne peuvent toujours pas accepter leur statut de minoritaires.
    Pourtant, ils peuvent toujours continuer de maintenir leur culture bien vivante,
    ce qui n’est pas le cas des francophones du Québec qui décident d’aller vivre ailleurs au Canada.
    Qui, ne connaît pas de Francos-Québécois qui ont quitté le Québec pour l’Ontario et qui se sont anglicisés dès la deuxième génération? Pourtant, ils acceptent l’inévitable sans se plaindre.
    Pire encore, notre culture est déjà imprégnée de la culture américaine et fait de nous des émigrants parmi les plus faciles à s’intégrer et souvent à s’assimiler aux populations de l’Ontario ou de l’Alberta.