Avis de décès: une vraie politique industrielle pour le Québec

C’est donc officiel. Le gouvernement Couillard a procédé à la mise à mort, en bas âge, de 300 Gazelles, soit des entreprises qui ont un fort potentiel de croissance et qui auraient du profiter d’un programme d’accompagnement ciblé de l’État pour leur donner un élan important, les transformer, donc en « gazelles » de l’économie québécoise.

Comme l’explique le chroniqueur Jean-Philippe Décarie dans « On a coupé les jambes aux Gazelles« , la sélection des entreprises était faite, de façon rigoureuse et indépendante, le premier groupe de cent gazelles pouvait franchir les premiers obstacles dès cette année, jusqu’à ce que le couperet tombe.

La mort des gazelles est l’expression la plus visible de l’abandon, par le gouvernement Couillard, de la politique économique élaborée de concert avec les entreprises l’an dernier par le gouvernement du Parti québécois (transparence totale: j’étais chargé du volet Commerce extérieur) et applaudie par tous lors de sa publication. Politiques imbriquées d’innovation, industrielle, de commerce extérieur et d’électrification des transports. Dans le budget Marceau, elles formaient un tout cohérent. Dans le budget Laetao, il n’en reste que des miettes.

Le Québec se trouve donc, aujourd’hui, sans politique de développement économique, sans effort concerté de rehaussement de la productivité de nos entreprises, qui est pourtant le principal déterminant de notre richesse collective. Voici ce que j’en ai dit, ce mardi, en réplique au discours du budget:



31 réflexions au sujet de « Avis de décès: une vraie politique industrielle pour le Québec »

  1. Tiens cela fait un bon bout de temps que je ne me suis pas étalé sur le blog de Jean-François mais la fin de la marche contre le projet d’oléoduc ainsi que la cause des « gazelles » m’ont portés à ressucité pour un brin. L’essai de mise en entreprise des Gazelles me rappelle les montants qui ont été investits dans la péninsule Acadienne durant les 30 dernières années. Une complète perte d’argent pour finir avec moins de 5% d’entreprises qui ont vraiment fonctionnées. Je ne crois pas que le Québec veut mettre « good money after bad investments » dans une expérience pareille. Il serait bon de regarder ailleurs avait de faire de tels investissements.
    Pour ce qui est de l’oléoduc venant vers Saint John, il semble que la population n’en veut pas sur son territoire. Je suis complètement d’accord avec ceci car les effect néfaste sur l’environnement sont probablement extrêmes avec les actes de vandalisme qui vont suivre son installation. Je propose alors un oléoduc qui se rendrait de la frontière Ontarienne, via l’État de New York et les autres de la Nouvelle Angleterre, et le tout vers le port de Saint John. Ceci éviterait bien des problèmes lors de la séparation du Québec et aiderait à raccourcir le parcour de l’oléoduc de quelques centaines de km. Une bonne affaire pour cette industrie.
    J’aimerais avoir votre son de cloche sur ces deux points. Étant consultant avec la firme Irving, je crois que nous pouvons demander à Canada East de modifier son parcours pour éviter le Québec.

  2. Bonjour ! M. Lisée,

    Vous avez tout à fait raison. Nous devons encourager l’Entreprenariat et les Entrepreneurs au Québec. C’est cela qui constitue LA FORCE ÉCONOMIQUE du Québec. Mais, NOUS sommes présentement dans UNE IMPASSE totale avec ce Gouvernement factice et totalement néophyte en matière économique.
    Une véritable CATASTROPHE pour la « Santé Économique » du Québec et des Québécois(ses).

    Il n’y a qu’à regarder la Suisse pour comprendre toute l’importance et l’ampleur de l’Entreprenariat sur l’Économie de ce pays. Les jeunes entrepreneurs ,en particulier, occupent une très grande place dans les stratégies de développement économique de la Communauté Suisse.

    Le Québec se compare à la Suisse en tant que population ( 8 millions ).Mais à la différence du Québec, la Suisse a une très grande MATURITÉ que le Québec est loin de posséder. Pour eux, l’Entreprenariat est non seulement LE FONDEMENT et le MOTEUR CENTRAL de leur Économie, mais UN INVESTISSEMENT qu’ils encouragent, protègent, promulguent, dynamisent, à tous les niveaux ,et ce ,en créant des alliances avec les divers chefs d’entreprises, des investisseurs et des banques. L’axe de l’économie est basé sur la Compétence et de le Savoir.

    Je dirais même que LA SUISSE en a fait carrément une question de FIERTÉ et D’INDÉPENDANCE ! économique ,sociale politique) pour leur Pays.

  3. Moi non plus monsieur le fonctionnaire, je ne ne comprends pas votre raisonnement. Vous êtes analyste mais vous ne dites pas directement si vous faites parti de l’équipe qui a sélectionné les entreprises gazelles quand le PQ était au pouvoir. Par contre vous attaquez directement et disons-le « effrontément » l’ex-ministre Lisée. Si ce n’était que sur ses propos passe encore mais l’attaque est personnelle à ce point que je suppose ne pas être la seule contribuable qui se sente outragée par la violence de vos propos. Pour en revenir à notre sujet de la semaine « On a coupé le jambes aux gazelles » j’approuve que mon argent puisse contribuer à aider des québecois triés sur le volet (la crème des petites entreprises montantes) parce que, dans ma compréhension simpliste et arriérée de l’économie, ces personnes représentent pour nous l’espoir qu’on ne revienne pas en arrière quand les capitaux de nos entreprises (ex. l’industrie minière) venaient de l’extérieur.
    Merci à monsieur Lisée de réfléchir et d’appuyer les journalistes qui dénoncent les orientations « horizontalistes et hyper faciles à comprendre » du nouveau budget.

  4. Les rivières montent quand il pleut et présentement il pleut beaucoup.

  5. Dommage que vous n’ayez pas eu le temps d’accomplir ce beau projet des « gazelles »…. Si c’était à refaire, les élections auraient dû être reportées…

  6. La situation est sans espoir, ce sont vos racines philosophiques très profondes qui sont viciées, ont ne peut ni en changer ni en couper.
    Alors de grâce, retraitez.
    Laissez la place, plus vous vous accrochez et plus vous enfoncerez le PQ.
    Je suis profondément souverainiste, socialement centriste (très large, gauchiste et droitiste), mais j’étais heureux de la chute du PQ, car je suis un employé de l’État, analyste, systémiste, et j’en observais négativement dans l’État l’effet du PQ profondément infiltré et contrôlé par des verticalistes.
    Et la verticalité est du 19e siècle.
    Ce qui ronge l’État est un hyper-verticalisme.
    Ce dont l’État a besoin est d’horizontalité.
    Mais vous êtes religieusement convaincu que la bonne manière est dans la verticalité du 19e siècle, l’autorité bienveillante.
    C’est sans espoir, il n’est pas possible de vous expliquer, vous êtes trop loin dans le passé, svp quittez, vous nuisez.
    Les Gazelles était une spectaculaire instanciation de votre philosphie verticale, manipulant les entités avec autorité.
    Cela se nomme, c’est jouer à Dieu.
    L’action d’autorité ne peut que nuire à long-terme, cela crée un système où tous attendent, de voir ce que décidera-fera l’autorité.
    Car quand l’autorité intervient elle favorise un concurrent sur l’autre, gaspillant l’effet concurrentiel des investissements de l’autre, alors au final tous attendent.
    C’est hyper-facile à comprendre, mais vous ne pouvez comprendre.
    Cela est mauvais de toutes les manières, mais vous n’en voyez que du bien.

    Pour un systémiste comme moi, votre vision et vos actions étaient du poison, votre départ du pouvoir fut une délivrance pour l’État et pour moi.
    Mais vous devrez aussi quitter le PQ, car vous mettrez à mort aussi le PQ.
    Je ne peux pas vous convaincre, il vous est impossible de comprendre, mais au moins j’aurai fait mon devoir de vous en aviser.

    Je n’écris pas pour vous expliquer ou vous convaincre, mais pour sensibiliser les lecteurs à ce qui vous rend si toxique à la modernisation de la société et du PQ.

    • Lire de tels commentaires me rend perplexe… pauvres de nous! On n’est pas sorti du bois… J’espère que vous êtes un phénomène isolé.

    • Pourquoi bon vent ?
      Je n’ai pas annoncé aller où que ce soit.
      On obéit souvent à vos décrets ?

      Incidemment, il y a là l’énoncé d’un autre gros problème affligeant le PQ, le sectarisme.
      Le fondement philosophique du PQ devait être depuis le début une coalition large. L’échec du PQ, à cause des sectaires pouvoirophiles qui en ont pris le contrôle, c’est d’avoir poussé ailleurs ceux qui veulent avancer autrement que dans la vérité unique.
      Incidemment c’est ce que je reproche ici à JFLisée, d’avoir une vue limitée non-évoluée, et de persister à vouloir garder le contrôle.

      J’ai une surprise pour vous, la secte intra-PQ n’est pas le centre du monde.
      Et moi j’existe ici et ne vais pas me pousser, bonne chance si vous l’espérez.
      Je suis souverainiste et j’entends utiliser toute structure me permettant d’avancer vers ce but, sans égard à ce que vous en pensez, puisque ce n’est pas votre propriété.
      JFLisée et al et vous exercez un contrôle idéologique sur cette structure,. Je ne vous reconnaîs pas l’autorité de ce faire, donc vous nuisez à mon avancée.
      Tous ceux qui nuisent à la progression autonome des autres seront l’objet de coup de pied au derrière. C’est ce qui doit être compris de mon propos.

    • Un phénomène est un événement mesurable, donc oui.
      Et à l’évidence vous tentez de m’isoler.
      Mais moi je fais des ptits.

      Votre structure de pensée est religieuse. Tout comme l’a fait JFLisée vous supposez qu’existe une vérité et que hors de cette vérité point de salut, que donc forcément mon action hérétique est néfaste.

      C’est pile-poil ce que je dénonce, c’est le contraire de la notion de coalition.

  7. Le nom est ridicule.

    Il y a une facon de trouver du capital pour faire augmenter la taille des entreprises;

    Des investisseurs, la bourse, pas l’argent de l’état, donc le mien.

    Le Québec est la province au Canada, per capita, qui introduit le moins d’enreprises en bourse et celle per capita qui parmi les pays de l’OCDE, subventionne le plus les entreprises.

    Assez c’est assez.

    • Les plus grandes entreprises, tels Bombardier, Québécor, Power corp, Couche Tard ont bénéficié de l’argent de l’État: subventions, crédits d’impôt, fonds de placement, contrats, etc

      « Des investisseurs, la bourse, pas l’argent de l’état, donc le mien. » une telle affirmation relève du dogmatisme le plus aveugle.

      Et vos affirmations sur les entreprises du Québec sont tout simplement fausses

  8. La mise à mort? Ces entreprises là ne pouvaient pas bouger sans ça? C’était ça votre politique économique? D’encourager 300 entreprises? Pas de doute pourquoi on vous a mis dehors.

    • D’après vous, combien d’électeurs connaissaient le Programme des Gazelles au point que cela influence leur vote ? Heureusement que le ridicule ne tue pas…

  9. Les libéraux préfèrent les lion, c’est plus vorace et se prête mieux à la corruption. Les gazelles née du petit people n’ont pas de la place au PLQ.

  10. Les États-Unis eux ont longtemps subventionnés et encore maintenant le complexe militaro-industriel privé et cela a longtemps fonctionné jusqu’à l’accumulation d’un déficit colossal qui a atteint son paroxysme avec la guerre d’Irak! Sur un mode bien moins toxique que celui de l’empire, le soutien de l’État en France a donné des résultats et ailleurs en Scandinavie, au Québec sans la propriété publique d’Hydro Québec le fer de lance d’un capital privé chez les Québécois majoritaires francophones aurait été inexistant.

    L’État intervient de façon malicieuse sous le biais américain conservateur libéral ou plus distributif et éthique selon la voie social démocrate des pays scandinaves. Avec toutes les crises depuis 1980 et l’appauvrissement fiscal des classes moyennes, cela se saurait si le libéralisme ultra et hypocrite à la Thatcher Reagan se déterminerait comme l’extase.
    Nulle imagination est à attendre des libéraux de P.Couillard élus par l’échec électoral des autres partis et des difficultés de leurs chefs.

    L’excellente série toute récente Untold History of the United State du cinéaste Oliver Stone disponible en DVD donne à voir toute la politique extérieure et intérieure des É.U de 1900 à 2010 et le complexe économique américain par le politique y tient aussi sa place. Référence à faire d’utilité publique sur le net. À voir….

  11. Le Parti libéral nous serine depuis des lustres qu’il est le parti de l’économie, de la prospérité. Si c’était le cas, ça se saurait. Le Québec serait prospère depuis longtemps. Or quand le PLQ est au pouvoir, c’est tout le contraire qui se produit. Le Québec s’endette, le Québec s’appauvrit, que ce soit à cause de la corruption ou à cause des gestes délibérés pour l’empêcher de prendre son essor.
    Seuls les libéraux s’enrichissent quand ils sont au pouvoir.
    Il est temps de dégonfler le mythe. Le PLQ n’a aucune compétence pour aider le Québec à s’enrichir.

  12. Je viens d’écouter votre discours et je trouve désolant que le Parti Libéral coupe là où cela fera le plus mal à l’économie. Pour se donner une image de «supposé bon gestionnaire» il massacre l’économie et après cela on se demande pourquoi l’expertise québécoise déménage ailleurs. Au bout du compte le Québec tout entier avec une telle gouvernance ce retrouvera perdant. J’espère que vos propos les amèneront à revenir sur leur position, même si j’en doute, car leur manque d’ouverture à l’égard de la population et des entreprises démontre qu’ils croient que se sont eux uniquement qui ont raison. Où est le gros bon sens, je me le demande. Diane Garneau

  13. On lit partout que des gouvernements aident leurs entrepreneurs avec des subventions, des crédits d’IMPÔT, des prêts ou toutes autres formes d’aide gouvernementale. Les gouvernements américain et canadien peuvent aider les banques en diminuant leurs taxes, ou soutenir des entreprises pétrolières ou de l’automobile à coups de milliards de dollars ! Ça c’est acceptable pour les fédéralistes anti-québécois.
    Mais si un gouvernement québécois, péquiste par surcroît, en collaboration avec le milieu des affaires, propose d’aider et d’accompagner nos petites et moyennes entreprises, ÇA C’EST ÉPOUVANTABLE ! On infantilise nos entrepreneurs. On les englue ! On les engraisse ! Et quoi encore ?
    On se plaint que les Québécois n’ont pas beaucoup le sens de l’entreprenariat et non pas beaucoup de leadership … mais laissons-les surtout se casser les dents face aux adversaires qui eux reçoivent toute l’aide de leurs gouvernements !
    Les fédéralistes anti-québécois ne sont même pas capables de reconnaître que la plupart de nos grandes entreprises québécoises, à un moment donné, ont reçu de l’aide gouvernementale, leur permettant de jouer dans la cour des grands à l’international !
    Le seul plan économique de l’Équipe Couillard, tout comme l’équipe Charest, c’est d’emprunter des milliards sur notre « carte collective » pour financer des travaux d’infrastructures, que nous payons trop chers à cause des fraudes des petits amis libéraux. Ou pire encore, de relancer le Plan Nord !!!
    Vive les Libéraux fédéralistes qui s’inquiètent très peu d’endetter encore plus le Québec, … tant que nous restons dépendants de la péréquation, dans le beau Canada. Inutile de leur rappeler les paroles de Pierre Bourgault : « Le contraire de l’Indépendance c’est la dépendance, et non la mondialisation !»

  14. M. Lisée,

    Retournons l’argent aux contribuables et soyez assurés que ceux-ci feront courir les gazelles sans assistance.

  15. Alors que chaque jour je dois subir les « âneries » de l’équipe en place…et que le peuple Québécois devra les endurer encore pour 4 longues années et 4 longs mois…votre discours me réconforte d’espoir….MERCI!

  16. Oui, bien sur, vous avez élaborés pleins de crédits d’impôts pour tout le monde.

    Et on a fait un déficit de 3 milliards.

    On n’a pas besoin de gazelles. On a besoin de lionnes. Et une gazelle qui se fait toujours subventionnée, qui se fait toujours donner de l’argent de nos impôts, pour survivre, ça ne deviendra jamais une lionne. Ça va toujours rester en bas de la chaîne alimentaire. Ça va faire une gazelle plus grasse, c’est tout.

    • Il faut nous rappeler que la taxe sur le capital des institutions financières a été réduite progressivement à partir de 2007 pour être abolie en 2011, alors que les 6 banques qui opèrent au Québec ont fait 25 milliards de profit cette même année.
      Et qu’en 2011, le PLQ a accordé 3,6 milliards $ d’allègements fiscaux aux entreprises.
      Au Québec, la taxe sur le capital des entreprises a été introduite en 1947, par le gouvernement de Maurice Duplessis. Elle a été réduite progressivement sous le gouvernement de Jean Charest, à partir de 2007, pour être abolie en 2011.
      Au cours des années 2000, cette taxe représentait entre 3 % et 4 % des revenus du gouvernement québécois.
      Cette taxe effacerait à elle seule le déficit actuel du gouvernement.
      M. Leitaio, un banquier, est sûrement au courant du bien-fondé d’une telle mesure.

    • Il est absurde de proposer comme vous le faite que l’aide de l’état( dans ce cas-ci aux gazelles ) était un pacte permanent avec des entreprises éternellement déficitaires. Dans certains cas cette aide peut ne pas se justifier mais les arguments que vous invoquez dans votre commentaire ne sont que des généralisations sans fondements sérieux.
      Si l’on suit votre logique le Cirque du soleil n’aurait jamais pu voir le jour .

    • Il ne faut pas prendre toujours les mots au premier degré : le sens figuré existe aussi, vous savez….

  17. M. Lisée
    Mon expérience récente de 12 ans avec Investissement Québec + nombreuses années en développement économique me fait dire que c’est une incongruité de vouloir accélérer le développement d’entreprises avec l’appui de fonctionnaires….au contraire vous voulez les engluer ???
    G.L.

    • Monsieur Léonard,
      Et moi j’en ai 30 années en tant entrepreneur et vous ne m’impressionnez guère par votre commentaire de « fonctionnaire durant 12 ans » à Investissement Québec. Le programme des Gazelles est un excellent programme pour nous permettre de relever les défis de la productivité manufacturière entre autres.

    • C’est vrai. Vaux mieux investir temps et $ auprès des ministres du PLQ, c’est beaucoup plus efficace !!!

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