#Smartnomination: Comment Mike Ward a fait de moi un bon samaritain!

Pause politique sur le blogue. Il en faut. Un peu de positivisme dans le débat, cela repose et soulage.

Ça s’appelle une #smartnomination. C’est une réponse aux absurdes necknominations, genre de programme de promotion du délire éthylique.

Être smartnominé, c’est être mis au défi de faire de bonnes actions, pour le simple plaisir de rendre service, d’enjoliver la vie de ses semblables.

C’est l’humoriste Mike Ward qui m’a fait le plaisir — je ne sais pas pourquoi, mais je suis reconnaissant — de me lancer le défi, à la fin de sa propre journée de bonnes actions. Il avait lui-même été mis au défi par un autre humoriste: Alexis Barrette.

Voici comment j’ai tenté de relever le défi:

Et j’ai, comme c’est la règle, smartnominé trois personnalités québécoises:

Un anti-virus contre le décrochage scolaire

Prévenir et réduire le décrochage scolaire est un des grands défis sociaux au Québec: 41% ne réussissent pas à terminer leur secondaire en 5 ans.

J’ai rencontré une des équipes qui font concrètement reculer le décrochage: Perspectives jeunesse, établi dans l’arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie. Présentes chaque jour dans trois écoles secondaires, les intervenantes de Perspectives jeunesse offrent une écoute individuelle et des projets à chaque jeune à risque de décrochage. Deux volets d’intervention permettent de travailler en amont et en aval des situations de décrochage : Option et Drop-in. Le premier vise une réduction du taux de décrochage en décelant dès les premiers jours de classe les jeunes qui seraient plus portés à abandonner afin de leur offrir une approche personnalisée en début de parcours. Drop‑In vise plutôt une réinsertion scolaire des jeunes qui ont perdu leur motivation par une mise en action et l’élaboration d’un projet de vie englobant, notamment par des stages en milieu de travail dans des entreprises telles qu’Ubisoft.

CMBTTR L’NLPHBTSME

J’étais vendredi dans les locaux de Lettres en main, organisme de Rosemont d’alphabétisation. En plus d’avoir accompagné plus de 1 000 citoyens dans la découverte de la lecture et de l’écriture, l’organisme produit des brochures explicatives sur des sujets d’intérêt (alimentation, santé, etc), écrits dans une langue simple. Ils ont été téléchargés 1,5 millions de fois !

L’importance de faire reculer l’analphabétisme est de plus en plus comprise au Québec, et c’est tant mieux. L’ONF, en collaboration avec Le Devoir, a mis en ligne en novembre dernier un outil interactif expliquant la problématique, à partir de trois témoignages. On peut le consulter ici.

Lettres en main et l’organisme La Jarnigoine ont aussi produit un vidéo à l’intention des analphabètes et de leurs proches, intitulé Tu m’aides-tu ? Le voici:

Cliquez pour vous rendre à la vidéo

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L’anti-gang: Des Auberges qui ont du coeur

Je suis allé visiter, dans ma circonscription de Rosemont, une des 29 Auberges du Coeur qui accueillent des jeunes itinérants, souvent victimes de violence. Elles leur donnent un havre, un cadre, un soutien. La plupart eu temps, en quelques mois, le jeune, souvent mineur, retrouve le chemin soit de l’école, soit de la famille, soit de l’emploi.

Surtout, en les sortant de la rue, les Auberges soustraient ces jeunes, dans leur moment le plus vulnérable, au monde des gangs, de la prostitution et des trafics. En un sens, les Auberges sont l’anti-gang par excellence.

Les jeunes itinérants ont besoin d’elles. Elles ont besoin de nous.

La cuisine qui raccroche !

J’ai super bien mangé vendredi midi. J’étais invité chez un excellent traiteur. J’avais déjà gouté leurs délices lors d’une levée de fond, à l’automne. Un endroit chic ? Le nom du site internet, (www.traiteurbis.qc.ca) et les photos qu’on y voit, pourraient nous le faire croire, si on n’y prête pas suffisamment attention.

shapeimage_1Mais le « bis » après « traiteur » signifie Buffet Insère-jeunes. Les cuistots sont des jeunes de 16 à 25 ans que la vie n’a pas gâtés et qui deviennent en six mois, grâce aux formateurs de l’entreprise d’insertion sociale, des aide-cuisiniers ponctuels, efficaces, qui s’insèrent en emploi ou retournent aux études. (Transparence totale: c’est dans ma circonscription de Rosemont, rue Beaubien.)

Une cinquantaine par année sont ainsi des raccrocheurs sociaux dans les odeurs de soupe et de gâteaux, consommés par des écoles, des CPE, des individus qui font appel à ce service de traiteur sans toujours savoir qu’ils aident, ainsi, la réinsertion de décrocheurs.

L’incroyable dévotion des parents d’enfants handicapés

J’ai rencontré ce vendredi les responsables d’un organisme admirable, Solidarité de parents de personnes handicapées. Ce collectif, basé dans ma circonscription de Rosemont, aide ces parents à s’organiser, avoir des répits, avoir accès à des produits adaptés à moindre coût.

J’ai été touché par leur dévouement et la qualité de leur travail et voudrais vous en faire part. Pour illustrer son action, Solidarité a produit un remarquable vidéo que je vous invite à visionner ici:

L’organisme a, bien sûr, besoin d’aide. Vous pouvez contribuer ici.

 

Passer au suivant. Une riche idée!

Résumons-nous. J’ai décidé de donner environ 80 000$ de l’argent que j’ai gagné en huit ans de travail lorsque j’étais au CÉRIUM pour aider les jeunes décrocheurs de Rosemont. Je leur donnerai ensuite, pendant que je suis élu, la retraite de 13 000 $ par an de l’Université*.

Aucune règle légale ou éthique ne m’y obligeait, ce que le commissaire à l’éthique m’a dit, par écrit, le 29 novembre. Je ne pouvais donner cet argent avant, car si le commissaire m’avait demandé de m’en départir, il m’aurait peut-être donné des balises précises sur la disposition de la somme.

On me reproche aujourd’hui de ne pas avoir décidé de passer au suivant dans les jours écoulés entre le 29 novembre et la publication d’un article, 13 jours plus tard, le 11 décembre. Je comprends qu’on la pose. Les journalistes ne sont pas dans la business du bénéfice du doute, et les politiciens ont perdu, ces dernières années, tout leur quota de cet important capital social.

Que faire lorsqu’on est un privilégié de gauche ?

Il n’y a de secret pour personne: j’ai eu une carrière professionnelle intense, j’ai négocié des contrats avec mes employeurs, j’ai écrit et publié des livres, j’en ai vendu un bon nombre et, n’étant pas très dépensier, j’ai accumulé de l’épargne. Avoir eu un père entrepreneur, l’avoir vu négocier sans arrêt a dû, à la longue, avoir un peu d’impact sur moi.

Je reçois donc, maintenant, une partie du salaire que je m’étais négocié pendant mes 8 ans et demi au CÉRIUM. Si, plutôt que d’être un élu, j’étais aujourd’hui à l’emploi de Québecor (contrat que j’avais négocié en juin, mais j’ai préféré me présenter à l’élection et quitter le journalisme), personne n’en dirait quoi que ce soit, surtout pas à la une du vaisseau amiral de… Québecor.

Une deuxième chance de voter pour moi!

Non, il n’y a pas de recomptage tardif dans la magnifique circonscription de Rosemont. Mais ceux qui ont, pour des raisons d’éloignement géographique ou d’égarement politique, omis de voter pour moi le 4 septembre dernier peuvent corriger cette situation dès aujourd’hui et jusqu’au 15 novembre.

Dans le cadre du Salon du livre de Montréal, le public est appelé à choisir un livre de littérature (adulte ou jeunesse) et un livre d’essai ou de vie pratique qui obtiendront chacun le « Prix du grand public ». (Il n’y a pas de Prix du petit public. Discrimination?)

C’est mon ouvrage « Comment mettre la droite K-O en 15 arguments » qui est en nomination. S’il gagne, il se vaudra un chèque de 2000 $ de mes amis de La Presse. (Mon ex-employeur quand j’étais correspondant à Washington.)