Un grand pas en avant pour les Québécois.e.s trans

C’est un peu passé inaperçu, dans la très lourde actualité des derniers jours. Mais il faut attirer l’attention sur une évolution importante que les élu.e.s québécois.e.s sont en train d’accomplir: une plus grande reconnaissance des droits des personnes trans.

La Commission parlementaire des Institutions, dont je suis membre avec ma collègue Carole Poirier, qui est porte-parole en matières de droits, a patiemment étudié ces dernières semaines le projet de règlement qui permettrait a une personne transsexuelle de pouvoir modifier la désignation de son genre (Masculin, Féminin) sur ses documents officiels… sans devoir subir de transformation chirurgicale.

Je vous laisse écouter mon intervention lors du débat de la semaine dernière avant d’aller plus loin: 

Après l’audition des témoins et des experts, Carole et moi avons proposé à la ministre et à la commission plusieurs recommandations, dont voici l’essentiel:

Comment l’austérité du PLQ heurte les handicapés

Vous aviez vu ce récent article de La Presse:

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Ce mardi j’ai interrogé à ce sujet la ministre libérale Lucie Charlebois:

Les réponses de la ministre vous ont-elle convaincues ? Pas moi. Ni les responsables des résidences concernées, de l’Association des Ressources Intermédiaires, qui a émis un communiqué pour rectifier les faits.

L’Association réitère ce qu’ils m’avaient raconté récemment, c’est-à-dire que des représentants du ministère de la santé les ont informés de leur décision de procéder

« unilatéralement [à] des coupures auprès des très petites
ressources intermédiaires, et ce sans égard aux impacts sur les services  offerts aux personnes les plus vulnérables hébergées dans ces ressources.
À maintes reprises l’ARIHQ a formulé des demandes à l’effet de procéder à  l’examen des cas particuliers auxquels la ministre déléguée fait référence. »

Victimes d’actes criminels: le déficit de compassion libéral se creuse

L’Association québécoise Plaidoyer-Victimes pose ce jeudi une question essentielle au gouvernement Couillard, qui selon La Presse envisage une « réduction importante » de l’aide aux victimes d’actes criminels, pourtant bonifiée par le gouvernement du Parti Québécois en 2013, avec l’appui du… PLQ:

« Le gouvernement s’apprête à couper dans le régime d’indemnisation des victimes d’actes criminels. Il avait annoncé ses couleurs dès son arrivée au pouvoir. On n’est guère donc surpris. On peut cependant questionner cette démarche qui vise à sabrer notre régime actuel sous le seul prétexte qu’il est plus coûteux au Québec qu’ailleurs au Canada. Est-ce qu’on s’est questionné sur la qualité des services offerts par les régimes d’indemnisation des autres provinces, voir sur l’absence de tels régimes dans certains coins du pays? »

J’ai interrogé la ministre de la Justice à ce sujet aujourd’hui. Elle répond que des changements sont souhaitables. Je veux bien, mais sans réduire les sommes. Elle a été incapable de s’engager à ne pas piger dans les budgets consacrés aux victimes.

CAQ et PLQ: Des déserteurs de la compassion ?

Nous étions pourtant tous d’accord, il y a un an à peine, en mai 2013. Tous, Libéraux, Caquistes, Solidaires et Péquistes.

Nous avons tous reconnus que:

« L’assemblée nationale demande au gouvernement de rehausser le financement des organismes d’action communautaire autonome en santé et services sociaux ».

Pourquoi? Parce que ces 3000 organismes, et 1000 autres dans les secteurs de la famille, de l’éducation et de la défense des droits, apportent au quotidien un appui inestimable à des dizaines de milliers de Québécois vulnérables.

Le gouvernement du Parti québécois a répondu à l’appel unanime de l’Assemblée en prévoyant, dès septembre de cette année, trois mesures phares: un rehaussement annuel de 54 millions pour stabiliser le financement de base des organisations, une enveloppe de 10 millions pour les aider à devenir propriétaires de leurs locaux, des mesures pour que les salariés de ces organismes aient des bénéfices et des retraites décents.

Solidarité: Philippe Couillard saura-t-il faire les bons choix?

Ce n’est pas un secret, les membres du gouvernement Couillard se promènent de ministère en ministère avec de grands couteaux pour tenter de réduire rapidement les dépenses publiques.

Ils le font avec un empressement tel qu’ils ont, temporairement, mis en péril l’ouverture de garderies qui attendaient leurs premiers poupons. Heureusement, ils se sont ravisés.

D’autres décisions prises ces jours-ci n’auront cependant pas une telle visibilité et pourraient n’apparaître que le 3 juin, lors du dépôt du budget et du livre des crédits.

C’est pourquoi un grand nombre de groupes sont inquiets de ce qui pourrait leur arriver. C’est le cas de tous ceux qui sont intéressés par l’Itinérance et des 3000 groupes communautaires qui aident, au quotidien, les Québécois les plus fragiles.

#Smartnomination: Comment Mike Ward a fait de moi un bon samaritain!

Pause politique sur le blogue. Il en faut. Un peu de positivisme dans le débat, cela repose et soulage.

Ça s’appelle une #smartnomination. C’est une réponse aux absurdes necknominations, genre de programme de promotion du délire éthylique.

Être smartnominé, c’est être mis au défi de faire de bonnes actions, pour le simple plaisir de rendre service, d’enjoliver la vie de ses semblables.

C’est l’humoriste Mike Ward qui m’a fait le plaisir — je ne sais pas pourquoi, mais je suis reconnaissant — de me lancer le défi, à la fin de sa propre journée de bonnes actions. Il avait lui-même été mis au défi par un autre humoriste: Alexis Barrette.

Voici comment j’ai tenté de relever le défi:

Et j’ai, comme c’est la règle, smartnominé trois personnalités québécoises:

Un anti-virus contre le décrochage scolaire

Prévenir et réduire le décrochage scolaire est un des grands défis sociaux au Québec: 41% ne réussissent pas à terminer leur secondaire en 5 ans.

J’ai rencontré une des équipes qui font concrètement reculer le décrochage: Perspectives jeunesse, établi dans l’arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie. Présentes chaque jour dans trois écoles secondaires, les intervenantes de Perspectives jeunesse offrent une écoute individuelle et des projets à chaque jeune à risque de décrochage. Deux volets d’intervention permettent de travailler en amont et en aval des situations de décrochage : Option et Drop-in. Le premier vise une réduction du taux de décrochage en décelant dès les premiers jours de classe les jeunes qui seraient plus portés à abandonner afin de leur offrir une approche personnalisée en début de parcours. Drop‑In vise plutôt une réinsertion scolaire des jeunes qui ont perdu leur motivation par une mise en action et l’élaboration d’un projet de vie englobant, notamment par des stages en milieu de travail dans des entreprises telles qu’Ubisoft.