Solidarité: Philippe Couillard saura-t-il faire les bons choix?

Ce n’est pas un secret, les membres du gouvernement Couillard se promènent de ministère en ministère avec de grands couteaux pour tenter de réduire rapidement les dépenses publiques.

Ils le font avec un empressement tel qu’ils ont, temporairement, mis en péril l’ouverture de garderies qui attendaient leurs premiers poupons. Heureusement, ils se sont ravisés.

D’autres décisions prises ces jours-ci n’auront cependant pas une telle visibilité et pourraient n’apparaître que le 3 juin, lors du dépôt du budget et du livre des crédits.

C’est pourquoi un grand nombre de groupes sont inquiets de ce qui pourrait leur arriver. C’est le cas de tous ceux qui sont intéressés par l’Itinérance et des 3000 groupes communautaires qui aident, au quotidien, les Québécois les plus fragiles.

#Smartnomination: Comment Mike Ward a fait de moi un bon samaritain!

Pause politique sur le blogue. Il en faut. Un peu de positivisme dans le débat, cela repose et soulage.

Ça s’appelle une #smartnomination. C’est une réponse aux absurdes necknominations, genre de programme de promotion du délire éthylique.

Être smartnominé, c’est être mis au défi de faire de bonnes actions, pour le simple plaisir de rendre service, d’enjoliver la vie de ses semblables.

C’est l’humoriste Mike Ward qui m’a fait le plaisir — je ne sais pas pourquoi, mais je suis reconnaissant — de me lancer le défi, à la fin de sa propre journée de bonnes actions. Il avait lui-même été mis au défi par un autre humoriste: Alexis Barrette.

Voici comment j’ai tenté de relever le défi:

Et j’ai, comme c’est la règle, smartnominé trois personnalités québécoises:

Un anti-virus contre le décrochage scolaire

Prévenir et réduire le décrochage scolaire est un des grands défis sociaux au Québec: 41% ne réussissent pas à terminer leur secondaire en 5 ans.

J’ai rencontré une des équipes qui font concrètement reculer le décrochage: Perspectives jeunesse, établi dans l’arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie. Présentes chaque jour dans trois écoles secondaires, les intervenantes de Perspectives jeunesse offrent une écoute individuelle et des projets à chaque jeune à risque de décrochage. Deux volets d’intervention permettent de travailler en amont et en aval des situations de décrochage : Option et Drop-in. Le premier vise une réduction du taux de décrochage en décelant dès les premiers jours de classe les jeunes qui seraient plus portés à abandonner afin de leur offrir une approche personnalisée en début de parcours. Drop‑In vise plutôt une réinsertion scolaire des jeunes qui ont perdu leur motivation par une mise en action et l’élaboration d’un projet de vie englobant, notamment par des stages en milieu de travail dans des entreprises telles qu’Ubisoft.

CMBTTR L’NLPHBTSME

J’étais vendredi dans les locaux de Lettres en main, organisme de Rosemont d’alphabétisation. En plus d’avoir accompagné plus de 1 000 citoyens dans la découverte de la lecture et de l’écriture, l’organisme produit des brochures explicatives sur des sujets d’intérêt (alimentation, santé, etc), écrits dans une langue simple. Ils ont été téléchargés 1,5 millions de fois !

L’importance de faire reculer l’analphabétisme est de plus en plus comprise au Québec, et c’est tant mieux. L’ONF, en collaboration avec Le Devoir, a mis en ligne en novembre dernier un outil interactif expliquant la problématique, à partir de trois témoignages. On peut le consulter ici.

Lettres en main et l’organisme La Jarnigoine ont aussi produit un vidéo à l’intention des analphabètes et de leurs proches, intitulé Tu m’aides-tu ? Le voici:

Cliquez pour vous rendre à la vidéo

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L’anti-gang: Des Auberges qui ont du coeur

Je suis allé visiter, dans ma circonscription de Rosemont, une des 29 Auberges du Coeur qui accueillent des jeunes itinérants, souvent victimes de violence. Elles leur donnent un havre, un cadre, un soutien. La plupart eu temps, en quelques mois, le jeune, souvent mineur, retrouve le chemin soit de l’école, soit de la famille, soit de l’emploi.

Surtout, en les sortant de la rue, les Auberges soustraient ces jeunes, dans leur moment le plus vulnérable, au monde des gangs, de la prostitution et des trafics. En un sens, les Auberges sont l’anti-gang par excellence.

Les jeunes itinérants ont besoin d’elles. Elles ont besoin de nous.