Mes choix politiques de 2012: À lire

Le meilleur livre politique que j’ai lu en 2012: Le rêve de Champlain, de l’américain David Hackett Fisher, traduit chez Boréal. La hauteur de vue, la modernité, l’altruisme de Champlain donne à l’an un de notre histoire collective son véritable héros (et Dieu sait si on en a besoin).

Fisher est légèrement trop obséquieux avec son sujet, qui n’en demandait pas tant, mais l’écriture est alerte, les aventures palpitantes, l’inventivité de Champlain débordante.


La politique internationale française, en BD

Le meilleur livre politique français lu en 2012 fut le second tome de la série BD Quay d’Orsay, qui raconte les aventures d’un rédacteur de discours d’un ministre français des Affaires étrangères qui ressemble en tous points à Dominique de Villepin.

Le premier tome, publié en 2010, racontait les débuts du scribe. Le second mord dans la préparation du fameux discours du conseil de sécurité de l’ONU où de Villepin représenta la résistance de la raison face à l’aventurisme guerrier américain en Irak. On ne s’en lasse pas.

L’article le plus décapant de 2012

Homme d’affaires, philanthrope et investisseur américain, Warren Buffett fait partie des hommes les plus riches du monde.

Je l’attribue au milliardaire américain Warren Buffett. À l’heure où les Républicains américains jouent à la roulette russe avec l’économie mondiale par leur refus de faire remonter le taux marginal d’imposition des millionnaires à son niveau de… 2000, à l’heure où Gérard Depardieu déménage en Belgique car il refuse de payer 75% d’impôt, pendant deux ans, sur la seule part de ses revenus excédant 1 million d’euros par an, nous vivons dans une ère où règne une vérité apparemment incontestable:  à partir d’un certain seuil d’imposition, les riches arrêtent tout simplement de travailler et d’investir!

Warren Buffet transforme cet argument en charpie dans un texte publié le 25 novembre dernier dans le New York Times, où il réclame un niveau de taxation minimal pour les riches, comme lui. (Il vaut environ 44 milliards de $.)