J’ai terminé depuis quelques jours la passionnante lecture du livre La bataille de Londres, de l’historien Frédéric Bastien.
Dans ce genre de grande enquête historique, il arrive qu’on trouve un filon d’or. On en ressort un lingot: dans ce cas, l’extraordinaire fait que le juge en chef de la Cour suprême et un de ses collègues ont enfreint la règle de la division des pouvoirs pour aider le gouvernement Trudeau et le gouvernement britannique à réussir leur opération de rapatriement unilatéral de la constitution.
On en a lu, dans la presse, les éléments essentiels. Mais retrouvés dans le corps du récit qu’en fait Bastien, l’importance de ces confidences ressortent encore plus clairement.
Puis, il y a les pépites. Les informations nouvelles, dignes de mention, mais rarement reprises.
Premièrement les étonnantes opinions des diplomates britanniques au Canada.
D’abord, le biais anti-péquiste primaire du Consul général à Montréal, en 1976:
Le Québec est simplement trop petit et trop exposé à l’influence nord-américaine pour préserver sa pureté. En ce qui concerne la culture québécoise, il est inutile de prévoir une renaissance car, en termes clairs, les arts ne sont pas florissants au Québec. (…) L’enseignement non plus ne s’y épanouit pas avec grande vigueur.

