Inexcusable

Les Québécois oublient trop vite les gestes inexcusables, affirme Jean-François Lisée. Avant de réhabiliter Stéphane Dion, ils devraient relire la loi sur la clarté! (Cet article fut publié dans L’actualité le 10 janvier 2007, après l’accession de Stéphane Dion au poste de chef du Parti libéral du Canada.)

C’était en 1993. Deux journalistes francophones de renom s’apprêtaient à participer à une soirée-hommage à Mordecai Richler. Je les ai appelés. Richler, superbe romancier, venait d’écrire dans un essai que 70% des Québécois étaient «hautement antisémites». Dans un grand magazine américain, il avait précédemment accusé le PQ d’avoir comme chanson-thème un chant nazi. Deux mensonges d’une extraordinaire gravité pour la réputation du Québec. Richler ne s’en excuserait jamais. Je demandai à mes collègues ce qu’il aurait fallu que Richler écrive pour qu’ils le jugent inexcusable et refusent de signifier, par leur présence à la soirée-hommage, que nous sommes tous bons amis après tout. Ils n’ont pu me le dire.

The beginning of the end? Lisée’s nightmare scenario comes true

The beginning of the end?

Lisée’s nightmare scenario comes true

ROBERT McKENZIE

The Toronto Star, Dec 2, 2000


QUEBEC CITY – IT WAS the nightmare scenario for Quebec sovereignists predicted by Jean-François Lisée in his book Sortie de secours, (Emergency Exit) a year ago.

Lisée, a former adviser to Quebec Premier Lucien Bouchard, warned that Prime Minister Jean Chrétien could win a plurality of Quebec votes, perhaps even a majority of Quebec seats, in the next federal election. That day, he said, would mark the beginning of the end for the Quebec sovereignty movement.

By Wednesday morning, when Mario Dumont, head of the Action démocratique du Québec party, rose in the Quebec National Assembly with a question on Monday’s election, the Bloc Québécois’ chances of keeping a majority of seats hung on a contested seven-vote majority in Champlain riding and 34-vote lead in Laval-Centre. And Chrétien had his plurality: 44 per cent of the Quebec vote compared to 40 per cent for the Bloc.

Comment répondre à C-20

Présentation de
Jean-François Lisée

Devant la
Commission parlementaire des institutions sur le

Projet de loi no 99

Loi sur l’exercice des droits fondamentaux
et des prérogatives du peuple québécois
et de l’État du Québec

Le 15 mars 2000


Monsieur le président,
Monsieur le ministre,
Mesdames messieurs les membres de l’Assemblée nationale,

Je tiens d’abord à vous remercier de m’avoir invité à présenter certaines de mes réflexions devant vous. J’aimerais féliciter les membres du gouvernement pour leur décision de concevoir un projet de loi sur les droits fondamentaux du Québec et de le soumettre à la discussion publique. J’aimerais saluer la décision de l’Opposition officielle de participer à cette consultation, malgré la difficulté que cela pose à sa cohésion interne, à ses alliances malaisées avec son parti frère fédéral, et à son propre agenda politique. Je crois comprendre par ailleurs que les discussions au sein du caucus de l’ADQ ont rapidement mené à un consensus sur la participation du troisième parti à cette consultation. Il n’en a pas moins de mérite pour autant.

Jean-François Lisée makes federal Liberals stumble

La Presse – February 23, 2000
News
By Vincent Marissal


After annoying the Parti Québécois establishment for the past two weeks, Jean-François Lisée was at it again yesterday, this time with the federal Liberals. He made them stumble on the rule of 50% plus one.

Reversing the roles normally played by people appearing before parliamentary committees and the Members of Parliament sitting on those committees, Mr. Lisée asked the Liberal majority several questions and received some astonishing replies.

The MP for Broadview-Greenwood, Dennis Mills answered, contrary to his party’s line, that the federal government would have to negotiate with Québec after a YES if the question was clear. « Personally, I would say that if the question was clear, we would begin the process of negotiations, » Mr. Mills responded to the former adviser to Premiers Bouchard and Parizeau. Mr. Mills subsequently sided with the official position of Prime Minister Chrétien and the Minister of Intergovernmental Affairs, Stéphane Dion.

Why C-20 is a democrat’s nightmare

Présentation de Jean-François Lisée

Au comité législatif de la Chambre des Communes
examinant le projet de loi C-20

Le mardi 21 février 2000 à 9h30

 

Monsieur le président, mesdames messieurs les élus,

 

I have chosen today to speak primarily to the MPs from the other Canadian provinces, who have come here in good faith, who are practitioners of democracy. They, and their constituents, have been led to believe that this bill is democratic in the sense that it would clarify the rules of democracy for one of the most difficult experiences that a democratic country can undergo: the decision by one of its parts to seek independence.