Intégrité et commerce extérieur québécois

Nous avons lancé cet automne un important plan de développement du Commerce extérieur. Et j’ai eu la chance, lors de missions en Afrique, en Chine, en Inde et en Europe, d’être accompagné d’un grand nombre d’entreprises.

Mais comment aider les entreprises du Québec à l’étranger tout en s’assurant que l’intégrité règne.

J’ai abordé la question devant les entreprises qui m’accompagnaient, au premier jour de notre mission en Afrique de l’Ouest, en septembre dernier. Voici un extrait du discours:

Vous savez, la première fois qu’on dit oui ou non à un corrupteur est déterminante. Si on commence par dire oui, car on se dit que tout le monde le fait, ensuite on peut être tenté de devenir des champions de la corruption.

Certaines entreprises se sont aussi dit qu’elles pouvaient se le permettre, car les régimes avec qui elles faisaient affaire seraient en place pour des générations.

L’exportation, c’est l’emploi

Comment créer davantage d’emplois à Montréal et partout au Québec ?
En vendant, ailleurs, ce qui nous rend distincts, ici.

Quel est le mode d’emploi?
Je l’ai présenté devant un parterre d’entrepreneurs au CORIM ce lundi :

Pour en savoir davantage, voici l’essentiel du Plan, précédé d’une infographie-résumé :

Investir dans l’exportation, c’est investir dans le Québec

Le Plan de développement du commerce extérieur 2013-2017 (PDCE) vise la relance des exportations par la consolidation des marchés traditionnels (Canada, États-Unis et Europe), le développement de nouveaux marchés et la préparation des nouveaux exportateurs.

Ce plan est né d’un effort de consultation des entreprises, des associations sectorielles et du réseau des organismes à l’exportation, bref des joueurs expérimentés!

Trois grands principes animent cette démarche :

  1. Un accès simplifié aux services à l’exportation
  2. Une meilleure correspondance entre l’offre québécoise et la demande étrangère

Le Québec :
Des ambitions mondiales

Discours prononcé devant le CORIM, le 11 février 2013

Québec : Des ambitions mondiales

Imaginez un chercheur qui devrait décrire le Québec, mais sans y mettre les pieds et sans rien connaître de son économie ou de sa démographie. Il devrait décrire le Québec à partir de sa présence internationale. Il devrait, en fait, le déduire.

Suivant l’actualité cinématographique, il constaterait que chaque année depuis trois ans, un film québécois est en nomination aux Oscars pour le meilleur film étranger. Poursuivant ses recherches culturelles, il noterait que des Québécois sont chargés de créer les plus grandes productions du temps dans le temple newyorkais de l’Opéra, qu’ils occupent la place de choix à Las Vegas, que certains de leurs chanteurs dominent les marchés francophones et anglophones des ventes, que leurs troupes de danse sont reconnus de Philadelphie à Berlin. Il constaterait aussi que les meilleurs jazzmen, humoristes et contorsionnistes convergent, chaque année, vers la métropole québécoise pour partager leur art en au moins quatre langues : la musique, le fou-rire, l’anglais et, par-dessus tout, le français.

Pour une culture de l’intégrité

J’ai prononcé ce jeudi mon premier discours à l’Assemblée nationale. (En plus j’ai fait court: 15 minutes !)

Vous pouvez le voir ici ou plus bas, le lire:

M. Lisée: Mme la Présidente. Il me fait grand plaisir de m’adresser à cette Assemblée pour discuter de la motion proposée par la première ministre à la suite de sa déclaration d’ouverture, et chacun aura remarqué que l’essentiel… du moins, la première partie de son intervention portait sur l’éthique.

Et je crois que cette Assemblée, la 40e législature, les 40e rugissants sont investis d’une mission importante, un peu comme celle dont était investi René Lévesque lorsqu’il s’est présenté en 1976 ici avec un groupe de jeunes collègues qui avaient donné au Québec une réputation qui lui manquait à l’époque, une réputation d’intégrité et d’innovation dans l’intégrité.

Il faut se souvenir que, lorsque le premier ministre Lévesque a déposé la loi sur le

Mon premier discours de ministre

Version du 21 septembre 2012, 10h

PROJET D’ALLOCUTION

DU MINISTRE DES RELATIONS INTERNATIONALES,

DE LA FRANCOPHONIE ET DU COMMERCE EXTÉRIEUR,

M. JEAN-FRANÇOIS LISÉE

À L’OCCASION DE LA

JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA PAIX

 Hôtel de ville

Montréal, le 21 septembre 2012

 

Monsieur le maire de Montréal, Gérald Tremblay,

Monsieur Taminik  Rankin, Chef héréditaire Algonquin

M. Patrice Marier, représentant de Cercle de Paix

M. Richard Filion, directeur général du collège Dawson,

Distingués invités, Chers amis, amants de la paix

Une Journée internationale de la paix, donc.

N’est-ce pas là une occasion en or – une de plus – de se donner bonne conscience?

De rentrer ensuite chez soi le cœur léger, sans avoir changé les choses d’un iota, mais en se donnant rendez-vous pour l’an prochain.

De se dire qu’après tout, on fait ce qu’on peut. Et qu’à l’impossible nul n’est tenu.

Beaucoup d’entre nous, au fond d’eux-mêmes, n’ont-ils pas discrètement démissionné?

N’avons-nous pas intériorisé le fait que la guerre sera toujours parmi nous?

Beaucoup d’entre nous n’ont-ils pas été progressivement vaincus par un fatalisme qui ne dit pas son nom?

Charest (et Legault) en flagrant délit de cynisme

Tenez vous bien, pour ce premier billet de campagne, j’innove. Je vais remercier deux fois le chef du camp adverse: Jean Charest. Puis, je vais prendre un engagement, en exclusivité pour vous, chers internautes.

D’abord Charest. Vous avez peut-être lu dans les gazettes et sur les internets que je suis très monté contre le cynisme ambiant. J’estime qu’une réélection de Jean Charest serait le comble du cynisme et plongerait le Québec encore davantage dans le cynisme pour quatre longues années.

Quelques quarts d’heures à peine après que j’ai terminé mon discours de lancement de campagne sur ce thème ce samedi, Jean Charest est vaillamment venu illustrer la justesse de ma démonstration en s’adonnant, en flagrant délit, au cynisme dont je l’accuse.

Il a affirmé:

J’ai de la difficulté à m’expliquer pourquoi une personne comme M. Lisée ou toute autre personne aborderait un exercice démocratique en disant aux gens de désobéir et de prendre la rue.