Le pipeline Énergie Est: pourquoi il faut dire Non et Non !

Proposition #12 du candidat Jean-François Lisée

En tant que Québécois, nous avons une double responsabilité face au projet de pipeline Énergie Est, qui traverserait de part en part notre territoire pour vendre à l’étranger un des pétroles les plus polluants au monde.

1) Notre responsabilité envers l’eau de nos rivières, de nos lacs et envers le fleuve Saint-Laurent

Si ce pipeline devait être construit, il traverserait pas moins de 860 de nos cours d’eau, de nos plans d’eau et le fleuve Saint-Laurent lui-même.

La question n’est pas de savoir s’il y aura des déversements: tous les pipelines en produisent. La question est de savoir quand et de quelle ampleur ces déversements seront.

Le pétrole bitumineux qui se déverserait serait mélangé à un diluant chimique qui rendrait le nettoyage encore plus difficile que pour un déversement pétrolier normal. Une fuite pendant les mois d’hiver poserait un défi environnemental quasi insoluble.

Leadership: Anticosti – enfin sortir des faux-fuyants

Proposition # 10 du candidat Jean-François Lisée

La question d’Anticosti pose un véritable test de leadership et de gouvernance à tous ceux et celles qui concluent, comme moi, qu’il n’est pas dans l’intérêt écologique du Québec de procéder avec la phase d’exploration, encore moins d’exploitation, du gaz ou du pétrole de schiste sur ce lieu – et ou que ce soit sur le territoire québécois.

Véritable test, car la page d’Anticosti n’est pas blanche. On y trouve une signature : celle de l’État québécois. On ne peut pas faire comme si elle n’y était pas.

J’étais membre du gouvernement qui a apposé cette signature. Cela a été fait de bonne foi et pour des raisons honorables – et dans des conditions de prix élevé du pétrole qui pouvaient faire miroiter un gain considérable pour le trésor public.

Leadership : Priorité PME : Moins de paperasse, plus d’entreprenariat

Proposition #7 du candidat Jean-François Lisée

Les PME sont la colonne vertébrale de notre économie. Mon objectif, dans cette course puis comme chef du Parti Québécois, est de laisser ma marque comme le candidat, puis le Premier ministre des PME. Je suis le fils d’un entrepreneur infatigable, j’ai grandi dans des entreprises et j’ai toujours été proche de cet univers, notamment comme ministre du Commerce extérieur.

Lancer une entreprise est un acte audacieux qui requiert un énorme effort. Que cet effort soit compliqué, entravé, bloqué par un fardeau réglementaire excessif est une insulte au bon sens et à une saine politique économique. La Fédération canadienne des entreprises indépendantes (FCEI) estime que le coût du fardeau réglementaire annuel sur les entreprises québécoises est de huit milliards de dollars. Réduire ce fardeau, c’est réduire les coûts de production, augmenter la compétitivité, permettre à l’entrepreneur de se concentrer sur sa vraie vocation : entreprendre !

Leadership : Sièges sociaux : Miser sur la Caisse de dépôt et le développement régional

Proposition #5 du candidat Jean-François Lisée

Les deux dernières années ont montré l’existence d’une faille importante dans la gestion économique du gouvernement libéral. Ce dernier a été complètement pris au dépourvu par la vente de Rona, de Saint-Hubert, du Cirque du Soleil.

Le départ des sièges sociaux a des conséquences néfastes nombreuses pour l’emploi. Les décideurs emportent avec eux à l’étranger une partie de leur contrat d’approvisionnement, au détriment des producteurs locaux. Les services financiers, juridiques, informatiques sont déplacés ailleurs, provoquant des pertes d’emploi chez nous. Les entreprises enracinées localement contribuent souvent aux initiatives locales, aux grandes causes charitables, sans compter leur contribution aux projets collectifs de développement économique. Une fois partis, les décideurs font peu de cas de nos priorités et de nos besoins.

Leadership : Inégalités sociales : Un Québec riche de son équité

Proposition #4 du candidat Jean-François Lisée

Le Québec fait plutôt bonne figure en matière d’équité et de justice sociale, surtout lorsqu’on le compare à ses voisins. Pourtant, il n’a pas été épargné par la hausse des inégalités qui a marqué les sociétés avancées depuis trente ans. Et il est encore loin derrière les pays qui font le mieux (par exemple, la Suède, le Danemark ou la Finlande) !

En tant que Premier ministre du Québec, je m’attaquerai aux inégalités en m’y prenant par les deux bouts : d’abord, en améliorant substantiellement la situation économique de ceux qui se trouvent au bas de l’échelle, puis en luttant contre la concentration de la richesse au sommet. Je veux que nous nous fixions un objectif constant, celui de faire du Québec une société qui figure parmi les plus dynamiques, les plus entreprenantes, les plus innovantes et les plus égalitaires en Occident.