Pipeline: Infoman et Sol Zanetti parodient Rick Mercer

Cela s’appelle un Rant. Un monologue polémique sur une question d’actualité. Disons, un Cri. L’homoriste Rick Mercer, l’Infoman du ROC, s’en est fait une spécialité. Il marche dans une ruelle, interpelle la caméra, gesticule abondamment.

Cette semaine, il a fait la leçon aux Québécois, qui ne veulent pas laisser passer dans leur cour un gros tuyau avec du pétrole qui réchauffe la planète. Il a eu deux réponses, celle de Sol Zanette et celle d’Infoman. Les voici:

Pour voir infoman, il faut aller sur leur page en cliquant sur l’image:

infomanMercer

Pétrole albertain: 14 milliards de dollars québécois plus tard

Le débat surréaliste qui fait rage au Canada anglais contre la décision de Denis Coderre et de la CMM de prendre position contre le pipeline Énergie Est vaut qu’on s’y arrête.

Dans La Presse, Yves Boisvert résume la question:

Tout se passe comme si le fait d’être une province « pauvre » rendait nulle et non avenue toute réserve sur un projet d’oléoduc.

Il y aurait d’un côté des objections nobles et raisonnables en Colombie-Britannique – les droits des Premières Nations, la préservation de la Nature et David Suzuki.

Et de l’autre, au Québec, un océan de pure mesquinerie et le marchandage politique de bas étage – d’ailleurs, ils ont rejeté leurs égouts dans le fleuve, ces gens-là…

M’est avis que ce qui menace le plus l’unité nationale, ce ne sont pas des objections à un projet mal vendu, mais l’expression enthousiaste de mépris au parfum néocolonial qu’on pourrait traduire par « Vos gueules, les pauvres ».

Nuire à l’entrepreunariat et à l’économie en régions : Mode d’emploi

Il y a l’austérité. C’est quand on réduit des budgets. Il y a l’austérité toxique. C’est quand la réduction de budget a des conséquences beaucoup plus dommageables que la seule somme soustraite. Quand chaque dollar économisé par l’État fait perdre des milliers de dollars à la collectivité, nuit à la croissance, à l’emploi, au tissu social.

Si vous souhaitez comprendre concrètement le dommage causé, ces derniers mois et pour des années, par le gouvernement Couillard à l’entrepreneuriat et aux régions québécoises, je vous invite à prendre quelques minutes pour écouter les constats exprimés directement devant le ministre des Finances du Québec, jeudi dernier, à l’Assemblée nationale.

1. Démobiliser les entrepreneurs

Yves Maurais est un entrepreneur, spécialiste de l’immobilier commercial sur la rive-sud de Montréal. Depuis des années, il se dévoue bénévolement pour épauler la relève entrepreneuriale, d’abord à la tête du Centre local de développement (CLD) de Longueuil, puis à la tête de l’Association québécoise des CLDs.

Le Québec et le pétrole : pour une position claire, cohérente, verte

La politique du Québec envers le pétrole doit être sans équivoque et fondée sur trois principes :

  • Faire du Québec une nation exemplaire dans l’effort planétaire de notre génération pour éviter la catastrophe humaine, écologique et économique qui serait provoquée par le réchauffement climatique;
  • Engager le Québec dans une transition écologique visant à réduire graduellement puis éliminer l’utilisation du pétrole et autres hydrocarbures.
  • Affirmer que le Québec, actuel ou indépendant, doit avoir le dernier mot en matière de production ou de transport d’hydrocarbures sur son territoire.

Ces principes nous conduisent à prendre des positions fortes sur plusieurs dossiers d’actualité concernant le pétrole et les hydrocarbures, ceux présents sur le territoire québécois et ceux qui transitent ou comptent transiter par notre territoire.

Après consultation d’experts, de collègues et de nombreux citoyens, militants et membres de ma campagne, je prends, comme candidat à la direction du Parti québécois, les engagements suivants :

Couillard et les frais de garde: Touche pas à mon 1%

Les mots ne sont évidemment pas assez forts pour condamner la fraude électorale dont le PLQ de Philippe Couillard s’est rendu coupable en promettant, en campagne électorale, de ne pas augmenter le coût des frais de garde au-delà de l’inflation et en faisant le contraire, six mois plus tard.

Ce mépris du contrat démocratique que constitue une élection justifie, à lui seul, la motion de censure que le PQ présentera la semaine prochaine.

Mais même si on admettait le principe d’une modulation selon le revenu (pour compenser notre incapacité à augmenter le taux marginal d’imposition aux niveaux des années 1950 à 1980), une chose est frappante dans les données rendues publiques ce jeudi: on module, certes, mais pas au point de faire payer le 1% les plus riches au Québec.

Voyez ce graphique de la nouvelle contribution proposée:

image

Tarifer, oui. Mais seulement les vrais riches !

Soyons clairs: la proposition du gouvernement Couillard de moduler les tarifs des garderies en fonction du revenu est totalement inacceptable.

D’abord parce que la question du tarif des garderies a fait partie du débat électoral et que le PLQ s’est engagé à les indexer, point à la ligne. Sa décision de modifier fondamentalement le mode de tarification, sans en avoir avisé les électeurs il y a à peine sept mois, est un déni de démocratie, purement et simplement.

Ensuite, parce que la tarification envisagée provoquerait un choc tarifaire auprès de la classe moyenne, dont le fardeau fiscal ne doit en aucun cas être rehaussé.

Cela dit, doit-on pour autant s’interdire de réfléchir à une possible modulation des tarifs en fonction des revenus, y compris pour les garderies ? Dans un monde idéal, on devrait répondre non, car l’impôt sur le revenu devrait être le véhicule par lequel chacun contribue à la hauteur de ses revenus, en échange d’un service universel.

Comment faire du Québec LE pôle d’attraction international pour les étudiants français et francophones

(ce texte, publié dans Le Devoir ce jeudi, est est adapté de Le Journal de Lisée, en librairie.)

Le président Hollande est bien embêté de la volonté du gouvernement Couillard de faire bondir les droits de scolarité des quelques 11 000 étudiants français au Québec. En campagne en avril, Philippe Couillard avait parlé de tripler la facture.

Dans notre propre budget, nous avions envisagé de ne réduire que de 20% la générosité québécoise envers les étudiants français. Il semble que Martin Coiteux soit plus gourmand.

Alors ministre des Relations internationales, j’avais conçu une proposition de réinvention de notre offre envers les étudiants étrangers. À l’automne 2012, ils étaient 30 700 et on estime à plus d’un milliard de dollars les revenus que leur présence génère, créant 11 840 emplois et contribuant à 72,5 millions de dollars au Trésor public.