Philippe Couillard et l’éloge de l’impuissance

On savait que notre premier ministre avait un grand objectif pour sa nation: qu’elle se conforme à la moyenne canadienne. Il le veut pour l’impôt, pour les programmes sociaux, pour le respect pour les représentants de la monarchie au Québec, pour le ratatinement de la présence internationale du Québec, entre autres.

Mais à l’Assemblée nationale, ce jeudi, notre premier ministre a été plus canadien-moyen que d’habitude. Il était question de pétrole, et du fait que le Québec devient, sous nos yeux, une immense autoroute de pétrole albertain, par bateau, par train et, demain peut-être, par pipeline.

Stéphane Bédard, chef intérimaire du PQ, voulait savoir pourquoi le gouvernement libéral ne levait pas le petit doigt pour demander à Ottawa, au moins, des garanties environnementales, alors que d’autres, ailleurs sur le continent, le faisaient.

Voici la réponse de Philippe Couillard:

Avis de décès: une vraie politique industrielle pour le Québec

C’est donc officiel. Le gouvernement Couillard a procédé à la mise à mort, en bas âge, de 300 Gazelles, soit des entreprises qui ont un fort potentiel de croissance et qui auraient du profiter d’un programme d’accompagnement ciblé de l’État pour leur donner un élan important, les transformer, donc en « gazelles » de l’économie québécoise.

Comme l’explique le chroniqueur Jean-Philippe Décarie dans « On a coupé les jambes aux Gazelles« , la sélection des entreprises était faite, de façon rigoureuse et indépendante, le premier groupe de cent gazelles pouvait franchir les premiers obstacles dès cette année, jusqu’à ce que le couperet tombe.

La mort des gazelles est l’expression la plus visible de l’abandon, par le gouvernement Couillard, de la politique économique élaborée de concert avec les entreprises l’an dernier par le gouvernement du Parti québécois (transparence totale: j’étais chargé du volet Commerce extérieur) et applaudie par tous lors de sa publication. Politiques imbriquées d’innovation, industrielle, de commerce extérieur et d’électrification des transports. Dans le budget Marceau, elles formaient un tout cohérent. Dans le budget Laetao, il n’en reste que des miettes.

Productivité: Si seulement on avait une politique là-dessus !

On a vu ces derniers jours sur ce blogue comment les plumes qui insistent pour « Mettre le Québec dans le rouge » utilisent des chiffres et des comparatifs erronés.

Mais au-delà du débat sans cesse recommencé sur le diagnostic québécois, la question essentielle demeure: que faire pour que le Québec soit encore plus riche, encore plus fort ?

Le rapport du Centre sur la productivité et la prospérité des HEC est assez bref sur les solutions à apporter, mais on y lit ce constat:

« Pour rester dans la course, le Québec a tout intérêt à trouver un moyen pour encourager les entreprises à investir davantage dans de meilleurs équipements. Il y va de notre capacité à assurer notre croissance économique et à mettre un terme au retard que nous cumulons en matière de productivité depuis de trop nombreuses années. »

Croissance économique: En fait, le Québec est dans le bleu !

C’est comme la marée. Chaque année, on nous revient avec le caractère chétif de l’économie québécoise. Les exagérations pleuvent.

Chaque année, des économistes doivent remettre les pendules à l’heure et c’est souvent le cas de Pierre Fortin. Hier, on a vu comment il a dégonflé le ballon de l’écart de richesse entre le Québec et les États-Unis.

Il s’en prend aussi, dans un blogue récent, aux calculs qui minimisent le taux de croissance du Québec. Souvent, on utilise la croissance du PIB brut, plutôt que le PIB par habitant, comme le font pourtant toutes les organisations internationales.

Lorsqu’on calcule correctement pour 2013, la croissance québécoise est égale à celle du Canada tout entier (pourtant dopé par les provinces pétrolières) et supérieure à l’Ontario.

Fortin croissance

Ce petit manège sur le PIB brut ou par habitant dure depuis longtemps, au détriment du Québec. Je l’avais expliqué pour les 20 dernières années ici:

Les exagérations de ceux qui mettent « Le Québec dans le rouge »

Québécor Média fait ses choux gras, ces jours-ci, d’une étude du Centre sur la productivité des HEC montrant combien les Québécois sont nuls, poches et pauvres.

Ce n’est pas la première fois, et ce n’est pas la dernière.

L’économiste Pierre Fortin vient de remettre, encore une fois, les pendules à l’heure dans L’actualité. Je le cite :

Il y a trois ans, le chef de la Coalition Avenir Québec, François Legault, lançait que les Américains étaient 45 % plus riches que les Québécois. Ce dernier fondait son jugement en toute bonne foi sur une affirmation à cet effet du Centre sur la productivité et la prospérité de HEC Montréal.

Depuis lors, plusieurs d’entre nous ont démontré que le chiffre de HEC repris par François Legault était erroné. Mais les affirmations erronées, surtout quand elles sont politiquement commodes, ont la vie dure.

Comment mettre l’argument de la péréquation K.O.

Qu’est-ce qu’on nous rebat les oreilles, ces temps-ci, avec la péréquation! Un argument partiel et partial.

Je l’ai pris de front dans mon bouquin La droite K.O. et j’en résume l’argument ici:

Denis Lebel et consorts affirment que le Québec est la plus pauvre au Canada, donc elle reçoit le plus gros montant de péréquation. Mais lorsqu’on calcule tous les robinets des transferts (sans parler du déséquilibre des budgets défense, salariés fédéraux, crédits d’impôts pétroliers, investissements dans le nucléaire et l’automobile ontariens) alors pourquoi reçoit-on moins que la moyenne des provinces ?

BfUrQamCcAAV6c1.png large(Calculs S. Gobeil, dernières données disponibles).

Pour les autres capsules vidéo de La droite K.O., c’est ici.

C’est fou le tort que fait le PQ à l’Ontario et aux USA !

Chers lecteurs, nous interrompons le lancinant commentaire
anti-modèle québécois des détracteurs professionnels du Québec pour vous transmettre ce bref message d’intérêt public.

Commentateur de droite apprenant que le taux de chômage est inférieur au Québec

Commentateur de droite apprenant que l’exode ontarien est plus grand que celui du Québec.

C’est quand même bizarre: on lit dans les gazettes, on entend sur les Radios X et de la bouche de l’opposition libérale et caquiste combien la gouvernance péquiste nuit à l’économie québécoise.

Mais c’est bien pire que vous pensez! Le PQ a une influence telle qu’il nuit à l’économie de tout le continent. Oui, oui.

Vendredi dernier, les chiffres sur l’emploi de décembre ont été publiés. Non seulement la Charte et Martine Ouellet ont-elles nui à la création d’emploi au Québec, mais également à celle de l’Ontario et à celle des États-Unis, tous décevants !

Métropoles créatives: Montréal devant Amsterdam, Paris et Stockholm !

Chers lecteurs, nous interrompons le lancinant commentaire
anti-modèle québécois des détracteurs professionnels du Québec pour vous transmettre ce bref message d’intérêt public.

Commentateur de droite apprenant que le taux de chômage est inférieur au Québec

Commentateur de droite apprenant que Montréal dépasse des métropoles européennes

C’est quand même bizarre! Selon un rapport publié ces jours derniers par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, le nombre de salariés dans la métropole qui œuvre dans les industries créatives placent Montréal septième parmi les métropoles nord-américaines, sur 21.

C’est relatif, direz-vous. Oui. Mais les chiffres bruts parlent aussi: bien qu’elle se classe au 13e rang sur le plan de la population totale, Montréal arrive au 9e rang pour la taille absolue de ces industries créatives. La région métropolitaine de Montréal se positionne donc parmi le top 10 des régions créatives nord-américaines, que ce soit en termes absolus ou relatifs. Pas mal.

créatifs AmNord.Bon, évidemment, notre objectif est de battre Toronto d’ici 5 ans et de se retrouver dans les 5 premiers.

Indépendance : Le Québec mieux préparé que jamais

La campagne de promotion de l’indépendance #PaysQc se poursuit, cette fois sur le thème de la prospérité d’un Québec souverain.

Je faisais état dans un billet précédent du document complet présenté par Marcel Leblanc, ancien sous-ministre adjoint des Finances, lors du dernier conseil national du Parti québécois, démontrant les progrès significatifs accomplis par le Québec sur les plans financier et économique depuis 1995.

Le PQ a réuni en quelques diapos l’essentiel des conclusions de l’étude. Les voici, pour consommation et diffusion:

Je vous rappelle que cette campagne vise à faire la promotion de la souveraineté en illustrant et en comparant les forces du Québec et qu’une discussion se poursuit sur les réseaux sociaux avec le mot-clic #PaysQc.