Mon avis sur: Marine LePen, Bernie Sanders, l’UPAC et les seuils d’immigration

J’ai pris l’habitude de mettre directement sur ma page Facebook de courts textes pendant la semaine. Les voici:

Entrevue:

J’ai répondu aux excellentes questions de Guy Perkins

perksPour ne rien manquer, suivez-moi directement sur ma page Facebook

Où étiez-vous, quand René Lévesque est mort ?

Ce matin, Pauline Marois a déposé une gerbe de fleurs au pied du monument de René Lévesque, sur la colline parlementaire. Photo de Pascal Ratthé pour Le Soleil.

Ce jeudi matin, autour de la statue de René Lévesque devant le Parlement, les élus péquistes d’hier et d’aujourd’hui (et de demain, car il y avait beaucoup de brillants attachés politiques) saluaient l’homme qui incarne à lui seul l’intégrité et l’idéal d’indépendance.

Pauline Marois n’a pas manqué de noter le formidable ‘clin d’oeil’ que le destin nous fait: 25 ans jour pour jour après le départ de Lévesque, sa successeure dépose un nouveau Projet de loi 1 sur l’intégrité. Un ange passe.

Où étais-tu, il y a 25 ans, me demande Bernard Drainville avant la cérémonie ? Je m’en souviens très bien. Je l’ai même écrit, dans mon ouvrage Dans l’oeil de l’aigle. En voici un extrait :

La guerre contre les femmes. La vraie.

Pendant l’été, quelques billets de blogue choisis, en rappel.

gop-war-on-womenJ’avoue avoir piqué une colère en 1991 quand la féministe Susan Faludi a publié son Backlash : La guerre froide contre les femmes. Elle y affirmait que la société masculine américaine agissait de mille manières pour faire reculer les droits des femmes chèrement acquis en 30 ans. Arrivant de quatre ans de correspondance aux États-Unis j’avais constaté qu’au contraire, les gains féminins se multipliaient et je trouvais contre-productif de tenter de culpabiliser les hommes qui, tant bien que mal, s’ajustaient à cette nouvelle réalité.

Vingt ans plus tard, j’avoue être sur le point de piquer une colère car les États-Unis de 2012 sont le lieu d’une guerre, véritable cette fois, contre les femmes, leur liberté de choix, le contrôle de leur corps.

Les funérailles prochaines de l’État providence américain

Pendant l’été, quelques billets de blogue choisis, en rappel.

L’ acteur Craig T. Nelson (notamment de la série de films Poltergeist) a avoué au journaliste de Fox Glenn Beck il y a deux ans avoir déjà eu une période de grande pauvreté. « J’étais sur l’aide sociale et aux Food Stamps», disait-il, faisant référence au programme social américain qui distribue des coupons d’alimentation aux déshérités.

« Est-ce que quelqu’un m’a aidé », a-t-il demandé ? « Non! », a-t-il ajouté, usant de son exemple pour critiquer l’essentiel de l’intervention gouvernementale.

Glenn Beck, n’a évidemment pas relevé que, oui, quelqu’un était venu au secours de l’acteur dans sa grande détresse: l’État américain, en lui donnant des coupons d’alimentation et des chèques d’aide sociale.

L’attitude de l’acteur est l’un de nombreux signes qui pointent dans une direction : nous vivons les dernières années de l’État providence aux États-Unis.

L’économie va super bien : pour le 1 %

Pendant l’été, quelques billets de blogue choisis, en rappel.

26rattner-graphic-popupCessez de vous en faire avec  la crise, un récent calcul du partage des revenus annuels le démontre : le 1 % de la population américaine peut enfin respirer.

Comme vous le savez sans doute, 1 % des Américains avaient réussi, en 2007, à engranger 23,5 % de tous les revenus générés cette année-là aux États-Unis.

Un exploit — merci Ronald Reagan, merci George W. Bush — qui s’approchait de leur niveau record de 23,9 % atteint en 1928, juste avant la Grande Crise.

Mais, patatras ! Comme pour la crise de 1929, celle de 2008 allait dégrader la part de tarte du 1 % jusqu’à un maigre 18,1 % en 2009. Heureusement, en 2010, afin de rétablir la situation et de remettre les hyper-riches en piste vers un nouveau record historique, l’économie américaine a bien fait les choses.