J’ai répondu à cette question lors du Conseil national du Parti Québécois.
1) Des intérêts existentiels
2) Des intérêts prosaïques
3) Une volonté de solidarité
J’ai répondu à cette question lors du Conseil national du Parti Québécois.
1) Des intérêts existentiels
2) Des intérêts prosaïques
3) Une volonté de solidarité
Ce vendredi matin, je représentais la gent masculine dans un bel événement organisé par ma collègue de la condition féminine, Agnès Maltais.
En ce 8 mars, Agnès lançait la campagne « Mairesse ou conseillère, pourquoi pas vous ? »
Des élections municipales auront lieu partout au Québec en novembre prochain, et notre objectif est d’augmenter la proportion de femmes qui s’investit en politique municipale. Pour y arriver, Agnès désigne des ambassadrices (et ambassadeurs) dans chaque région pour susciter des candidatures.
À Montréal, Agnès et moi avons choisi un couple hors pair pour envoyer ce message: Louise Beaudoin et Liza Frulla. Une péquiste, une libérale. Deux femmes qui ont contribué à la politique québécoise, fédérale et internationale. Deux femmes de camps politiques rivaux mais qui ont développé une grande complicité.
À Tout le Monde en Parle, dimanche soir, Martine Ouellet a décliné avec une admirable limpidité la position du gouvernement québécois sur les ressources naturelles. Il n’y a rien à ajouter ou à soustraire.
Bravo Martine !

Avec le ministre blogueur indien
C’était pour ainsi dire la rencontre des ministres-blogueurs. Shashi Tharoor est une des étoiles montantes de la vie politique indienne, naguère candidat au poste de Secrétaire Général des Nations-Unies. Aujourd’hui ministre d’État au Développement des Ressources humaines, il est le ministre-blogueur et gazouilleur.
Cela lui a valu quelques tuiles, pour avoir critiqué des politiques de ses collègues en ligne. Il en a vécu une période de purgatoire et est de retour aux affaires, avec ses 1,6 millions d’abonnés en Inde.
Nous discutons donc des joies et périls du blogue ministériel, dans une conversation qui se déroule entièrement en français, Tharoor ayant passé quelques années à Montréal pendant les années 1970, où il a charmé une (première) épouse montréalaise. D’ailleurs, les membres féminins de la délégation québécoise sont sous le charme.
Ayant établi en six ans une solide tête de pont dans la métropole indienne Mumbai, nous avons décidé de franchir un nouveau pas en montrant notre intérêt pour l’État central de l’Inde, le Madhya Pradesh, 72 millions d’habitants, taux de croissance de 12% l’an dernier, lieu de passage du futur Corridor industriel Delhi-Mumbai.
Il faut se relever les manches et tout expliquer. Recommencer à zéro. Nous sommes là pour ça. Mais dans la voiture qui nous conduit du nouvel aéroport de Bhopal vers un hôtel en expansion, on apprend que le sous-ministre chargé de l’énergie renouvelable demande une rencontre urgente, car il vient d’être informé de notre présence et il doit quitter le soir même pour un déplacement.« Nous connaissons l’excellente réputation du Québec en énergie verte », me dit-il.Ah bon ?
Chaque année, la Nouvelle-Delhi réunit des élus, ONGs et chercheurs pour prendre le pouls des discussions en cours sur les changements climatique, dans le Delhi Sustainable Development Summit.
Le Québec y est un invité fréquent. J’y ai expliqué comment le Québec peut s’appuyer sur des alliances avec des États comme la Californie pour provoquer des changements dans la politique climatique du Canada et des États-Unis.
Voici la vidéo de mon intervention de ce jeudi:
L’article du Devoir de ce matin résume inexactement mes propos sur le poids qu’aurait pu avoir un Québec souverain dans les débats passés. Voici ce que j’ai dit:
We in Quebec of course are not a sovereign state. Or not yet a sovereign state. Some of us would have liked to be in Rio or Copenhagen and have the ability to vote with others environmentally friendly nations and try to help tipped the balance. We may not have succeed.
Bon, je l’avoue, j’avais sous-estimé le Québec. J’avais bien vu que, depuis 2006, le gouvernement et les entreprises québécoises avaient commencé à labourer le marché indien. J’y voyais un effort louable, qui certes donnerait des résultats, mais je nous voyais comme un lilliputien tentant d’attirer l’attention d’un nouveau géant.
Après quatre jours de mission en Inde, avec ma collègue Elaine Zakaïb et une vingtaine d’entreprises et d’institutions, je dois admettre que le Québec sait remarquablement tirer son épingle du jeu.
D’abord quelques chiffres. J’aurais pensé que notre commerce avec l’Inde ne serait qu’une infime fraction du commerce Canada-Inde, compte tenu des fortes diasporas indiennes à Toronto et Vancouver. Erreur : nous comptons pour 20 % du total, soit précisément notre proportion de l’économie.
Chacun y va de son bilan des 100 jours. Pourquoi pas moi ?
Je suis évidemment juge et partie mais, un coup parti, pourquoi ne pas juger? Plusieurs se concentrent, et c’est normal, sur les difficultés rencontrées sur le chemin. Mais si on prend un peu de recul et qu’on compare le point de départ et le point d’arrivée, on peut tirer un vrai bilan.
Probité politique
Départ: un régime de financement des partis politiques perméable aux fraudeurs.
Arrivée: Grâce aux lois Drainville, les dons sont plafonnés à 100$, les dépenses à huit millions par campagne, le DGE observe chaque étape du processus, la date du vote est « dépolitisée » et prévisible à date fixe (sauf en cas de gouvernement minoritaire) et les étudiants ont droit de vote dans leurs établissements scolaires. Une (des) révolution(s).
Corruption
Départ: Une action gouvernementale libérale tardive, hésitante et suspecte, contre la corruption
Arrivée: Le projet de loi 1, adopté à l’unanimité, invente un nouveau contrôle de probité pour toutes les entreprises qui font affaire avec les organismes publics et des amendements permettent aux villes, comme Montréal, de faire valider la probité de leurs contractants.

Le travail de Pauline Marois, selon Ygreck
Un projet de loi visant le retrait de maires accusés de fraude a poussé le maire de Mascouche à démissionner. Un projet de règlement visant la fin du placement syndical sur les chantiers, donc la fin de l’intimidation, fut adopté à l’unanimité. Les perquisitions de l’UPAC ont pris de l’ampleur dans les jours qui ont suivi l’élection du
En leur donnant un tremplin. Ou une base de lancement.
C’est ce que nous avons fait ce jeudi à New York, la première ministre et moi, en ouvrant le premier d’une série de bureaux appelés « Expansion Québec ».
Vous êtes une PME avec un super produit. Vous savez qu’il y a un marché, pour votre truc, ailleurs dans le monde. Mais venir, par exemple, à New York, tout seul, c’est un peu au-dessus de vos forces. Il faut se trouver un lieu d’affaires sans se faire avoir — donc payer 3000$ de loyer pour 12 mois. Se trouver une secrétaire, brancher tout ce qu’il y a à brancher, puis s’embaucher un conseiller pour la moindre des transactions.
Normal, vous hésitez.
Ce n’est pas banal. L’Assemblée nationale a été unanime, ce mardi, pour adopter la résolution suivante:
« Que l’Assemblée nationale invite le gouvernement du Canada à prendre acte de la décision de l’Organisation des nations unies reconnaissant le statut d’État observateur pour la Palestine et à maintenir l’aide canadienne précieuse prodiguée à la construction de l’état de droit en territoire palestinien ;
Qu’elle réaffirme le soutien indéfectible du Québec à une solution négociée qui incarne à la fois la nécessité pour Israël de vivre en paix à l’intérieur de frontières sûres et reconnues ainsi que le droit des Palestiniens à l’autodétermination et à la création d’un État. »
J’ai présenté cette motion, après négociations avec le PLQ, la CAQ et Québec solidaire, qui l’a secondé.