Commerce: Comment éclairer les lanternes de Sam Hamad ?

La chose est paradoxale. Le critique libéral Sam Hamad se plaint que j’écris trop, sur ce blogue et au NY Times. Je le conçois fort bien, car il est très rarement d’accord avec mes écrits.

Mais dans un communiqué publié ce 13 janvier, il me pose des questions. Que faire sinon lui répondre ? J’espère qu’il ne le prendra pas mal.

J’estime en effet qu’il est du devoir des membres du gouvernement de répondre aux questions, notamment de l’opposition. Il y a même une période réservée à cet exercice, chaque jour où siège l’Assemblée.

Mais j’ai la faiblesse de penser qu’il est du devoir des membres de l’opposition de se tenir au courant des actions du gouvernement, ce qui semble n’être vraiment pas le cas du député Hamad.

Mais, je suis bon joueur, et je veux bien lui mâcher le travail et lui récapituler les faits.

Intégrité et commerce extérieur québécois

Nous avons lancé cet automne un important plan de développement du Commerce extérieur. Et j’ai eu la chance, lors de missions en Afrique, en Chine, en Inde et en Europe, d’être accompagné d’un grand nombre d’entreprises.

Mais comment aider les entreprises du Québec à l’étranger tout en s’assurant que l’intégrité règne.

J’ai abordé la question devant les entreprises qui m’accompagnaient, au premier jour de notre mission en Afrique de l’Ouest, en septembre dernier. Voici un extrait du discours:

Vous savez, la première fois qu’on dit oui ou non à un corrupteur est déterminante. Si on commence par dire oui, car on se dit que tout le monde le fait, ensuite on peut être tenté de devenir des champions de la corruption.

Certaines entreprises se sont aussi dit qu’elles pouvaient se le permettre, car les régimes avec qui elles faisaient affaire seraient en place pour des générations.

L’exportation, c’est l’emploi

Comment créer davantage d’emplois à Montréal et partout au Québec ?
En vendant, ailleurs, ce qui nous rend distincts, ici.

Quel est le mode d’emploi?
Je l’ai présenté devant un parterre d’entrepreneurs au CORIM ce lundi :

Pour en savoir davantage, voici l’essentiel du Plan, précédé d’une infographie-résumé :

Investir dans l’exportation, c’est investir dans le Québec

Le Plan de développement du commerce extérieur 2013-2017 (PDCE) vise la relance des exportations par la consolidation des marchés traditionnels (Canada, États-Unis et Europe), le développement de nouveaux marchés et la préparation des nouveaux exportateurs.

Ce plan est né d’un effort de consultation des entreprises, des associations sectorielles et du réseau des organismes à l’exportation, bref des joueurs expérimentés!

Trois grands principes animent cette démarche :

  1. Un accès simplifié aux services à l’exportation
  2. Une meilleure correspondance entre l’offre québécoise et la demande étrangère

Libre-échange avec l’Europe : ce qu’il faut savoir

Une entente de principe est intervenue entre le Canada et l’Union Européenne pour l’accord de libre-échange. Sauf pour notre mécontentement au sujet de l’importation de fromage — pour lequel nous exigeons des compensations conséquentes d’Ottawa — nous avons atteint nos objectifs : créer de l’emploi au Québec en ouvrant le marché européen à nos produits, tout en protégeant la culture et notre capacité de faire tous nos choix.

Les textes sont encore en voie de rédaction (pour l’instant l’entente n’est que de principe) et rien ne sera définitif tant que le texte complet ne sera pas disponible pour une discussion publique.

Les grandes lignes de l’accord sont disponibles ici et une foire aux questions est accessible ici et ci-bas :

Questions générales

Qu’est-ce que l’Accord économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l’Union européenne?

  • Il s’agit d’un accord de libre-échange et de partenariat économique, dont les pourparlers ont été lancés au mois de mai 2009.

Le Québec et sa future Agence de solidarité internationale: participez au débat !

Vous le savez peut-être, notre gouvernement a l’intention de créer un Agence québécoise de solidarité internationale (AQSI), pour affirmer la volonté des Québécois de renforcer leurs liens avec les peuples du sud, notamment en Francophonie, et pour adopter une approche basée sur les valeurs et les priorités québécoises que sont, entre autres, le respect mutuel et les rapports égalitaires.

L’Agence consolidera les actions de solidarité du Québec afin de leur assurer une portée plus grande et développera une synergie entre les acteurs québécois du domaine de la solidarité internationale afin d’augmenter leur efficacité.

Une consultation est en cours, avec l’AQOCI (L’Association québécoise des organisations de coopération internationale) et tous les acteurs québécois intéressés au domaine. Mais nous ouvrons maintenant cette consultation au public tout entier.

Restez un moment pour écouter mon message:

La solidarité québécoise en action

Il y a des jours où on est content d’être ministre des Relations internationales. Notamment le jour où j’ai signé les lettres de sélection des nombreux projets d’Organisations de coopération internationale retenus par notre jury.

Des aides concrètes pour des citoyens de la planète qui ont besoin de notre savoir-faire, de notre solidarité. Voici notre action pour cette année:

Haïti :

Promotion de la citoyenneté engagée en Haïti, Haïti, ÉQUITAS

Amélioration de la couverture en services et soins de santé primaires dans les quartiers les plus vulnérables de la commune de Cité Soleil, Haïti, Médecins du monde

Renforcement des capacités de lutte contre l’impunité en Haïti, renforcement des capacités de « Défenseurs des Opprimées / Opprimés », Haïti, ASF

Projet d’économie sociale et solidaire Québec-Haïti en agroalimentaire​Haïti, UPA DI

Mali :

Québec international: Des nouvelles du front

On en apprend des choses, lorsqu’on est ministre. Voyez ce que m’envoyait, comme rapport début mai, notre bureau de Sao Paulo, métropole du Brésil mais aussi capitale culturelle de l’Amérique du Sud:

Cette semaine, ce fut salle comble pour l’Orchestre symphonique de Montréal à Sao Paulo et salle comble aussi pour un film de Xavier Dolan présenté à des francophiles désirant mieux connaître le Québec. Le Cirque du Soleil est en ville et affiche complet, tout comme deux autres compagnies de cirque québécoises venues présenter leurs oeuvres au public de Sao Paulo cette semaine.

Le Montréalais Rufus Wainwright sera en concert la semaine prochaine et Cavalia vient de quitter la ville après une mission exploratoire pour une tournée en 2014. Le Musée de l’image et du son de la ville envoie cette semaine un émissaire au festival Elektra de Montréal pour choisir des oeuvres électroniques québécoises à présenter et pour établir des ponts avec la Société des arts technologiques (SAT) de Montréal.

Défendre la culture, plus que jamais

Les négociations avec l’Europe pour un accord ambitieux, et créateur d’emploi au Québec sont dans leur dernière ligne droite.

Depuis notre arrivée au pouvoir en septembre, nous avons indiqué avec force que la protection de la culture, contre la logique commerciale, constituait pour nous un élément indispensable de l’accord.

Comme l’expliquent dans le texte qui suit (publié ce samedi dans Le Devoir) les représentants de la Coalition pour la diversité culturelle, nous avons réussi à convaincre les Européens à rejoindre notre position, plus large et plus étanche que leur approche traditionnelle.

Sous réserve des textes finaux, il s’agit là d’une nouvelle avancée pour la protection de la diversité culturelle.

Exemption culturelle – Trouver un accord avec les Européens

30 mars 2013 – Charles Vallerand – Directeur général, Coalition pour la diversité culturelle et Solange Drouin – Coprésidente du conseil d’administration, Coalition pour la diversité culturelle