Leadership: Identité : La concordance culturelle

Proposition # 6 du candidat Jean-François Lisée

« La patrie est un projet commun, une création continue de nos efforts solidaires [. . .] Être ensemble est une immense opération, une orchestration infiniment complexe, dont le chef invisible est la conviction partagée que cet ensemble existe, qu’il a un sens à travers l’histoire, qu’il nous faut y être attentifs afin qu’il ne se relâche pas […] Le plus grave désastre qui puisse menacer un peuple n’est pas l’anéantissement militaire, c’est l’indifférence de ses membres à la forme de son avenir. »
Citation de Pierre Emmanuel, choisie par Camille Laurin et Fernand Dumont pour ouvrir leur Politique québécoise de développement culturel, en 1978
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‘‘There is no core identity, no mainstream in Canada. There are shared values — openness, respect, compassion, willingness to work hard, to be there for each other, to search for equality and justice. Those qualities are what make us the first postnational state.’’

L’humanisme: ingrédient clé de la promotion de l’identité

C’était une journée chargée, ce jeudi, sur la question de l’identité. D’abord une déclaration de mon collègue Pierre Karl sur la Charte des valeurs a provoqué chez les journalistes une soif nouvelle. Ils voulaient savoir comment les autres candidats à la chefferie aborderaient cette question, s’ils devenaient chef. N’étant pas un abonné à la langue de bois, j’ai répondu franchement.

Le même jour, la Société Saint-Jean-Baptiste présentait un mémoire sur la présence de l’anglais dans notre système de santé. Mon désaccord avec l’approche de la SSJB sur ce point étant total, j’ai exprimé vigoureusement mon point de vue.

Il y a, dans mes prises de position, un fil conducteur: l’humanisme. Oui, il faut réparer le passé et le présent. Oui, il faut changer l’avenir.

Mais dans tous les changements qui impliquent la vie des gens — et l’identité est au cœur de la vie des gens — la manière est aussi importante que le principe.

Josh Freed: Trésor national

vive-quebec-freedMon collègue blogueur Josh Freed publie sur l’écran d’à côté une très belle « Lettre d’un anglo à Pauline Marois« .  J’invite tous mes amis souverainistes à la lire.

Je ne dis pas qu’il a raison, sur notre programme. Mais je dis qu’il faut entendre ces inquiétudes et ces espoirs. Non pour ne pas avancer comme nous avons promis de le faire. Mais pour avancer dans le dialogue, dans la compréhension des objections. Voici d’ailleurs son passage essentiel:

Mme Marois, je peux être en désaccord avec vos propositions sur l’identité, mais ce sont des idées légitimes dans une société démocratique. Et la seule façon de s’y opposer, c’est de manière légale et pacifique.

Au Québec, nous nous battons avec des mots et non des armes, avec des votes et non des coups de feu. Et il est essentiel que nous tentions d’écouter ce que chacun a à dire.

Francos: « on n’a jamais tant entendu parler anglais à Mtl »

70%

Le chiffre est massif. Et il vient d’une source sûre. Appelés à déclarer s’ils sont en accord avec la phrase « je n’ai jamais entendu autant parler anglais à Montréal« , 70% des francophones disent OUI. (Même le quart des anglophones et 29% des allophones sont d’accord !) Autre révélation:

36%

Plus du tiers des francophones (36%) affirment qu’il « est difficile de se faire servir en français à Montréal« . Imaginez, un sur trois, dans une ville francophone ou les anglophones affirment à 80% pouvoir tenir une conversation significative en français. C’est quand même bizarre !

Shocking ! Ces données viennent d’un sondage commandé à Léger par le très fédéraliste directeur de l’Association d’études canadiennes Jack Jedwab, et payé par… The Gazette, pour démontrer combien le sondage de L’actualité sur les Anglos était — comment dire? — excessif !

Carole Power ! Quand ma patronne répond aux plumes de La Presse

carole-beaulieu-en-pleine-action-a-l-epoque-ou-elle-etait-reporter-sur-le-terrain-150x150Vous ne connaissez pas Carole Beaulieu? Ma patronne, éditrice et rédactrice-en-chef à L’actualité ? Elle a l’air très gentille, comme ça. Mais mettez en doute l’honnêteté intellectuelle de cette ancienne membre du Conseil de presse du Québec, et vous sentirez l’acier derrière l’émail de son beau sourire.

Or deux signatures de La Presse, l’éditorialiste François Cardinal samedi, puis la chroniqueuse Lysiane Gagnon dans le Globe and Mail de ce lundi, se sont livrés au sujet du dossier de L’actualité sur les Anglo-Québécois à des exercices de malhonnêteté intellectuelle dont, franchement, je ne croyais pas François capable.

Carole a répliqué aux deux, de la bouche de son crayon. Voici:

Ce lundi, La Presse a publié une version courte de la réponse préparée par Carole. Je m’en voudrais de ne pas vous offrir, en exclusivité, la version longue:

Une nécessaire conversation linguistique

par Carole Beaulieu