Immigrants: Pour un Québec nettement plus accueillant !

Grâce aux actions prises par le Parti québécois depuis 18 mois, le taux de chômage des immigrants au Québec a été réduit d’un tiers. Une très bonne nouvelle. (Pour les détails, voir ici.)

Mais nous devons aller encore plus loin. Nous avons beaucoup discuté, cette dernière année, des règles du vivre-ensemble, avec la Charte. Il faut aussi s’assurer de la réussite du vivre-ensemble, et nous nous y attachons avec vigueur.

Pauline Marois, Diane deCourcy et plusieurs candidates et candidats ont annoncé ce mercredi un bouquet de mesures sans précédent allant en ce sens:

La reconnaissance des compétences. C’est l’embûche le plus souvent cité par les nouveaux arrivants, diplômés et professionnels, avec raison. Nous allons:

Exclusif: avec le PQ, 2013 fut une année RECORD pour l’emploi des immigrants

Emploi en immigration: l’énigme du taux d’emploi et du taux de chômage

Les chiffres de Statistiques Canada sont nets: au Québec la proportion des immigrants qui ont un emploi est supérieure à la celle de l’Ontario et de la Colombie Britannique, pourtant souvent cités comme des paradis de l’immigration.

Pourtant, le taux de chômage de l’immigration, même s’il a chuté de 35% en 2013, reste supérieur à celui de ces deux provinces. Pourquoi ?

Parce que le taux d’activité des immigrants québécois est plus élevé ! C’est à dire que même s’ils sont plus nombreux en emploi, ceux qui n’ont pas d’emploi sont plus nombreux à se chercher un emploi que leurs semblables en Ontario et en Colombie Britannique. Brefs, les immigrants québécois sont plus actifs, davantage engagés dans le marché du travail.

C’est une bonne nouvelle.

L’année 2013: une année charnière

La ministre de l’Immigration nous écrit. On lui répond.

weil-88x150Le blogue aime le courrier, vous le savez. Cette fois, la ministre québécoise de l’Immigration, Mme Kathleen Weil, a cru bon de prendre la plume, après avoir pris connaissance d’une chronique portant sur son travail.

Je vous l’offre avec mes remarques entrelardées:

Weil: Une chronique de M. Jean-François Lisée, dans laquelle celui-ci exprime ses inquiétudes quant à l’incidence de l’immigration sur l’avenir du français au Québec, me fournit l’occasion de rappeler la politique et les récentes actions du gouvernement à cet égard.

Immigration: l’ère de l’inconscience

slider_img_2Je serai peut-être le seul, mais je note officiellement le premier novembre 2011 comme la date où, en toute connaissance de cause, le gouvernement du Québec a décidé d’adopter une politique d’immigration qui allait mettre en péril l’avenir du français dans la métropole, donc au Québec.

Ce n’est pas d’hier que notre politique d’immigration est imprudente. Je l’écris depuis plus de dix ans. Mais au cours des 18 derniers mois, trois informations nouvelles auraient du provoquer une prise de conscience, donc un changement de cap.

1) Le Vérificateur général a démontré dans un rapport cinglant que le contrôle de la connaissance du français des candidats à l’immigration était déficient dans la moitié des dossiers. Et qu’il est donc impossible d’affirmer que le Ministère de l’immigration sélectionne véritablement une majorité de personnes connaissant le français.

« Remède imaginaire »: le débat

Dubreuil-Marois_remede.inddC’est LE livre de la rentrée 2011. « Le remède imaginaire » de Benoît Dubreuil et Guillaume Marois lézarde les fondations de la politique d’immigration du Québec. (Lire mon résumé ici.)

Depuis quelques jours, c’était prévisible et prévu, l’argument selon lequel l’immigration massive ne réglera ni les problèmes québécois de vieillissement ni de pénurie de main d’oeuvre ni de création de richesse vaut aux auteurs des accusations d’intolérance et de « ceinture fléchée ».

D’autres auteurs, dans les journaux et dans la section commentaires de ce blogue, ont avancé des contre-arguments sérieux. Toujours soucieux de contribuer au débat public, ce blogue livre ici les principales critiques avancées (avec des liens aux articles complets) et, en exclusivité, les réactions des deux auteurs.

Victor Piché, démographe, a écrit dans La Presse: