Francophones, anglophones have much on which to agree

My answer to Celine Cooper’s Monday open letter, published this Wednesday, December 19, 2012, p. A21

Dear Celine Cooper, I read with interest your piece in Monday’s Gazette (Opinion, Dec. 17, « Minister Lisée: I share your optimism about the future of Montreal, but not your vision of how to get there »).

I wholeheartedly agree with every point on which you agree with me, including what you wrote about my recent speech to the Jeune Chambre de commerce de Montréal: « Lisée’s approach was both grounded and exhilarating. His argument that we are witnessing the dawn of a golden era for our city showed how he acquired his reputation as a political visionary and master elocutionist. »

Thanks for that. But then I must disagree with the fact that you claim to disagree with me on the part about « how to get there. »

« Notre Home » Une célébration musicale de la jeunesse anglo et franco-québécoise

Lors de mon passage aux bureaux du Quebec Community Groups Network (QCGN), mes hôtes m’ont présenté la vidéo de « Notre Home ». C’est le clip de promotion du projet éponyme qui vise à « promouvoir le sentiment d’appartenance auprès des jeunes Québécois d’expression anglaise et tisser des liens avec leurs homologues francophones ». Regardez plutôt:

Voici ce qu’en dit le QCGN:

Sur la base de notre initiative, David Hodges, jeune chanteur hip-hop très talentueux, a réuni a réuni huit autres artistes pour composer une hymne bilingue illustrant que les jeunes d’expression anglaise considèrent le Québec comme leur maison.

Un rapport du QCGN datant de 2009, intitulé Créer des espaces pour les jeunes Québécois et Québécoises et issu d’une consultation jeunesse provinciale établissait que le processus leur avait permis de discuter de leurs racines québécoises, de leur désir de demeurer dans la province et de leur volonté à passer outre les tensions linguistiques des générations antérieures.

Opinion: My language plan – shoe sharing

My answer to Jack Jedwab’s Saturday Open letter. Published this Tuesday in The Gazette.

Dear Jack,

Thanks for your open letter to me published in Saturday’s Gazette (Opinion, “Lisée will need to empathize,” by Jack Jedwab). In your letter, you urge me to try to put myself in the place of an anglophone in Quebec. It’s a message in keeping with the one that I personally have been trying to convey to both anglophone and francophone audiences: to try to put yourself in the other’s shoes. Let’s all try to think outside the box.

Photograph by: Phil Carpenter , Montreal Gazette

In your letter, you state: “It would have been helpful had you shared your winning conditions with us much earlier.” Let’s see. I started on this line of thinking back in 1996, while writing former premier Lucien Bouchard’s Centaur speech. That’s when I introduced the notion of the “double insecurity” of anglos and francos. I then fleshed it out and described it in full in my 2000 book Sortie de secours(1), and restated these views in 2001 in my brief and testimony to the Larose commission on the future of the French language.

I came back to them in the second chapter of my 2007 book Nous(2), and touched on the issue a few times on my blog between 2009 and 2012 (and got real heat for it in some nationalist circles). I  explained it again in a text  in The Gazette last March (answering your op-ed), repeated it in an interview with Bernie Saint-Laurent at the CBC in May, then just after announcing my candidacy in Rosemont in a Homerun Interview,  and again late in the campaign at CJAD.

So, Jack, when you surmise that I “didn’t want to share the secret” of my views before the recent election campaign, you make the case that I am very bad at keeping secrets.

I see my primary task in the new Marois government as one of changing the tone of the debate and opening minds. This past Thursday on the much-watched TVA noon telecast, I

Cher Journal: Mon Anglo listening day

Cher Journal,

Aujourd’hui j’ai beaucoup écouté. Avec mon chapeau de ministre de la métropole et responsable du dialogue avec les Anglos, j’ai fait quatre arrêts importants:

7:15 à la radio de CBC, Mike Finnerty voulait savoir ce que je pensais de la commission Charbonneau, de la rétroactivité et des Cégeps. « I’m in listening mode » ai-je répondu, mais il me voulait vraiment en « answering mode », alors j’ai fait mon possible, ici.

Ce qui est bien, en politique, contrairement au théâtre, c’est qu’on a pas à attendre les journaux du lendemain pour lire la critique. Juste après moi, Bernie Saint-Laurent a commenté mon intervention en affirmant que c’était « one of the most humble presentations I’ve heard from Jean-François Lisée« . (Une de mes prestations les plus humbles).  Il faut croire que je m’améliore ! Merci Bernie !

Lisée: M le maire, vous avez les Muffins?
Peter: Oui, encore chauds, dans mon sac!

Puis, zip, tout de suite à l’Hôtel de ville de Westmount, pour rencontre le maire Peter Trent, l’irréductible pourfendeur des fusions municipales (avec raison, à mon avis, pour ce qui était des villes bilingues comme la sienne, porteuse d’une importante charge identitaire pour la communauté anglophone et dont il fallait préserver l’existence).

Son épouse m’avait préparé des English Muffins. (Délicieux ! J’en veux une autre livraison !)

Le plaisir avec Peter, c’est son mélange de courtoisie et de franchise. Comme à tous ceux que je rencontre depuis ma nomination, je demande ce qu’ils feraient à ma place. Ce ne sont pas les réponses qui manquent: se méfier de celui-ci, faire débloquer cette embuche-là, se presser sur tel dossier, ne pas toucher à tel autre…

Sur les questions linguistiques, Peter soulève les objections habituelles,