Delhi: le sommet des ministres-blogueurs

Avec le ministre blogueur indien

Avec le ministre blogueur indien

C’était pour ainsi dire la rencontre des ministres-blogueurs. Shashi Tharoor est une des étoiles montantes de la vie politique indienne, naguère candidat au poste de Secrétaire Général des Nations-Unies. Aujourd’hui ministre d’État au Développement des Ressources humaines, il est le ministre-blogueur et gazouilleur.

Cela lui a valu quelques tuiles, pour avoir critiqué des politiques de ses collègues en ligne. Il en a vécu une période de purgatoire et est de retour aux affaires, avec ses 1,6 millions d’abonnés en Inde.

Nous discutons donc des joies et périls du blogue ministériel, dans une conversation qui se déroule entièrement en français, Tharoor ayant passé quelques années à Montréal pendant les années 1970, où il a charmé une (première) épouse montréalaise. D’ailleurs, les membres féminins de la délégation québécoise sont sous le charme.

Le Québec en Inde: La 2ème vague

Le Madhya Pradesh

Le Madhya Pradesh

Ayant établi en six ans une solide tête de pont dans la métropole indienne Mumbai, nous avons décidé de franchir un nouveau pas en montrant notre intérêt pour l’État central de l’Inde, le Madhya Pradesh, 72 millions d’habitants, taux de croissance de 12% l’an dernier, lieu de passage du futur Corridor industriel Delhi-Mumbai.

Il faut se relever les manches et tout expliquer. Recommencer à zéro. Nous sommes là pour ça. Mais dans la voiture qui nous conduit du nouvel aéroport de Bhopal vers un hôtel en expansion, on apprend que le sous-ministre chargé de l’énergie renouvelable demande une rencontre urgente, car il vient d’être informé de notre présence et il doit quitter le soir même pour un déplacement.« Nous connaissons l’excellente réputation du Québec en énergie verte », me dit-il.Ah bon ?

Le Québec en Inde: l’étonnante présence d’un lilliputien

 Bon, je l’avoue, j’avais sous-estimé le Québec. J’avais bien vu que, depuis 2006, le gouvernement et les entreprises québécoises avaient commencé à labourer le marché indien. J’y voyais un effort louable, qui certes donnerait des résultats, mais je nous voyais comme un lilliputien tentant d’attirer l’attention d’un nouveau géant.

Après quatre jours de mission en Inde, avec ma collègue Elaine Zakaïb et une vingtaine d’entreprises et d’institutions, je dois admettre que le Québec sait remarquablement tirer son épingle du jeu.

D’abord quelques chiffres. J’aurais pensé que notre commerce avec l’Inde ne serait qu’une infime fraction du commerce Canada-Inde, compte tenu des fortes diasporas indiennes à Toronto et Vancouver. Erreur : nous comptons pour 20 % du total, soit précisément notre proportion de l’économie.

Comprendre l’Inde (3): Une éducation malade

Suite de notre examen de la réalité indienne particulière. Aujourd’hui, l’éducation.

(Aller à 11’20″)

images-47-2576d index-26-20cf1Anjou Musafir est directrice du Muhatma Gandi International School
Dernier ouvrage paru : Clay Cures qui est sur la therapie holistique avec l’argile

OLYMPUS DIGITAL CAMERA PlanetIndia-2c82fMira Kamdar est Fellow au World Policy Institute et à l’Asia Society de New York.

Elle est aussi l’auteure de Planet India – L’Ascension turbulente d’un géant démocratique, Éditions Actes Sud, 2008, 336 p.

Comprendre l’Inde (5): Au delà de Slumdog Millionnaire

Pour terminer cette série sur l’Inde, des propositions de lecture et de films pour aller au-delà de la vision, intéressante mais parcellaire, de Slumdog Millionnaire.

(Aller à 41’33″)

john_leavitt-2-b86ef books-3-c5d32John Leavitt, professeur titulaire au département d’anthropologie de l’Université de Montréal, membre du PRIAS.
Dernier texte paru : Linguistic Relativities. In Christine Jourdan et Kevin J. Tuite, éd., Language, Culture and Society : Key Themes in Linguistic Anthropology, p. 47-81. Cambridge : Cambridge University Press, 2006. [Studies in the Social and Cultural Foundations of Language, 23.]

god_of_justice-2-6d903God of Justice de William S. Sax, Oxford, 2009.

 

 

chak_de_india-c0e73 taare_zameen_par-2-ad5f0Films Chak De ! India, Vas-y Inde !, sur le hockey féminin (2007) et Taare Zameen Par, Des étoiles par terre. (2007)

 

Comprendre l’Inde (4): Chine et Inde, rivaux ou partenaires ?

Ils sont émergents, mais ils n’ont pas beaucoup, l’un envers l’autre, d’entregent. Pour le dernier Planète Terre, deux experts, Serge Granger et Jean-François Huchet, décrivent pour nous les rapports difficiles entre les deux peuples qui vont définir le XXIe siècle.

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Serge_Granger-2-12b089782765018544-9899aSerge Granger est professeur à l’École de politique appliquée de l’Université de Sherbrooke.
Dernière publication : « La Chine et l’Inde dans les relations internationales », dans Introduction aux relations internationales : Thèmes, pratiques et enjeux, sous la dir. de Stéphane Paquin et Dany Deschênes. Montréal : Chenelière Éducation, 2009.

Huchet-efbaf great_game1-eb5b1Jean-François Huchet est directeur du Centre d’études français sur la Chine contemporaine (CEFC) à Hong Kong.
Dernière publication : China and India in Central Asia, A new great Game ?, sous la dir. de Jean-François Huchet, Marlène Laruelle, Sébastien Peyrousse et Bayram Balci. New York : Palgrave Macmillan, 2010.

Comprendre l’Inde (2): Une économie mondiale… familiale

Une discussion sur le caractère particulier de l’économie indienne.

rao-2d821Sanjeev Rao est fondateur de la compagnie Gateway 2 India à Bangalore en Inde. Il s’agit d’une entreprise qui aide les investisseurs étrangers à venir en Inde et les investisseurs indiens à s’établir en Europe.

Et

OLYMPUS DIGITAL CAMERA PlanetIndia-2c82fMira Kamdar est Fellow au World Policy Institute et à l’Asia Society de New York.

Elle est aussi l’auteure de Planet India – L’Ascension turbulente d’un géant démocratique, Éditions Actes Sud, 2008, 336 p.

(Aller à 19’34″)

Comprendre l’Inde (1): Être femme en Inde

La difficile situation de la femme indienne et son évolution récente, par deux spécialistes:

KARINE-14904-56b7f alternatives-af067Karine Bates est professeure au département d’anthropologie de l’Université de Montréal et directrice du Pôle de recherche sur l’Inde et l’Asie du Sud (PRIAS)
Dernière publication : « Inde : le calme malgré des attentats », dans Le journal des alternatives, 26 mars 2009.

miranew200-b80ec planet_india-d3d98Mira Kamdar est Fellow au World Policy Institute et à l’Asia Society de New York.
Dernier ouvrage paru : Planet India : The Turbulent Rise of the World’s Largest Democracy and the Future of our World, Éditions Scribner, 2008.

Karine Bates parle également du mouvement féministe des Saris Roses:

(Aller à 41’30″)

Devenez millionnaires : combattez la corruption !

Le marché est gigantesque. Les perspectives de profits, phénoménaux. Selon la Banque mondiale : il y a mille milliards de dollars à prendre. Surtout, ce marché est vierge. Personne ne s’y attaque. Lequel ? Le marché de la corruption. Vous ne pensiez pas qu’il y avait, là une occasion d’affaires ? C’est que vous n’avez pas un sens entrepreneurial aussi développé que celui de Shaffi Mather, le capitaliste immobilier indien devenu activiste social.

Après avoir doté l’Inde d’un système communautaire d’ambulances auto-financées, il a compris le potentiel économique de la corruption. «Personne ne se lève le matin en se disant : je vais payer un pot de vin aujourd’hui », a-t-il expliqué lors d’une conférence en décembre dernier dans le cadre de TedTalks Inde. En général, la corruption est imposée au citoyen. «Mais il n’existe pas de ligne 1-800 contre la corruption.» Et, plutôt que de se battre et face à la crainte de représailles, le citoyen paie le backshish demandé et passe à autre chose.

1-800-Allo-L’Inde

Les milliers de Québécois et d’Acadiens qui vivent de leurs talents pour la vente et la vulgarisation dans les Centres d’appels doivent une fière chandelle aux Palestiniens et aux Turcs. Vous en doutez ? Ce sont pourtant eux, et leurs armées, qui ont fait subir au général Bonaparte les premières de ses cuisantes défaites, aux portes de Jérusalem, au printemps de 1799, sauvant ainsi nos Centres d’appels. Vous ne faites pas, comment dire, la connexion ? C’est que, grisé par sa conquête d’Égypte, le tyran le plus populaire de l’histoire de France avait décidé de libérer la Terre Sainte et caressait le désir de descendre, dans la foulée, jusqu’aux Indes, pour les ajouter au territoire français. Il aurait ainsi réussit là où Alexandre le Grand avait échoué – un détail qui a son importance lorsqu’on est mégalomane.