Un grand pas en avant pour les Québécois.e.s trans

C’est un peu passé inaperçu, dans la très lourde actualité des derniers jours. Mais il faut attirer l’attention sur une évolution importante que les élu.e.s québécois.e.s sont en train d’accomplir: une plus grande reconnaissance des droits des personnes trans.

La Commission parlementaire des Institutions, dont je suis membre avec ma collègue Carole Poirier, qui est porte-parole en matières de droits, a patiemment étudié ces dernières semaines le projet de règlement qui permettrait a une personne transsexuelle de pouvoir modifier la désignation de son genre (Masculin, Féminin) sur ses documents officiels… sans devoir subir de transformation chirurgicale.

Je vous laisse écouter mon intervention lors du débat de la semaine dernière avant d’aller plus loin: 

Après l’audition des témoins et des experts, Carole et moi avons proposé à la ministre et à la commission plusieurs recommandations, dont voici l’essentiel:

Eliot Ness Duchesneau, et moi

L’ex-futur vice-premier ministre d’un ex-futur gouvernement de la CAQ, Jacques Duchesneau, a jugé hier ‘irresponsables’ mes propos tenus lors de l’émission Larocque-Lapierre, diffusée ce dimance.

Prenons d’abord connaissance des propos, et revenons ensuite pour un commentaire:

LAROCQUE : Avec nous, d’ailleurs, le ministre responsable de la métropole, Jean-François Lisée.  Bonjour, Monsieur Lisée.

JEAN-FRANÇOIS LISÉE : Bonjour, Paul ! Bonjour, Jean !

LAROCQUE : J’allais dire presque ministre responsable de la métropole de la corruption quelque part au Québec avec tout c’qu’on entend. Ça s’est terminé jeudi à la Commission avec les excuses de Gilles Surprenant qui avoue avoir volé aux contribuables 760 000 dollars, d’avoir gonflé des contrats pour des dizaines de millions. En tant que ministre, est-ce que vous acceptez ses excuses, vous ?

LISÉE : Non. Moi, j’crois… franchement là, je veux bien qu’on tende l’autre joue mais là, non. J’veux dire, cette personne n’a pas remboursé les sommes. Moi, c’qui m’a le plus scandalisé dans son témoignage c’est lorsque le procureur lui a demandé : « La première fois qu’on vous a mis dans une situation de corruption, pourquoi n’avez-vous pas appelé la police ? » Il a dit : « Je suis un simple fonctionnaire. » Non, monsieur ! Vous êtes un citoyen québécois qui êtes témoin d’un crime en train de se faire. Vous allez chez vous le soir, vous appelez la police et vous dites : y a quelque chose qui est en train de se passer. » Et moi, j’appelle tous les citoyens québécois à faire la même chose, ne pas suivre l’exemple de monsieur Surprenant.

LAROCQUE :Il ne devrait pas maintenant… évidemment, il profite de l’immunité. Il a avoué en bonne partie tout ça mais, il a l’immunité. Devrait-on tenter de le poursuivre en justice pour qu’il paie pour ses crimes ?

LISÉE :Bien sûr. Alors, il a l’immunité. Tout ce que ça signifie c’est que, des policiers, des procureurs ne peuvent pas utiliser contre lui son témoignage. Mais s’ils ont d’autres preuves contre lui, y peuvent l’utiliser…

LAROCQUE :Et c’est ce que vous souhaitez. C’est c’qui devrait être fait.

LISÉE :Bien sûr, c’est c’que je souhaite et que la justice suive son cours. Évidemment, je n’ai pas… c’est mon opinion de citoyen