Ottawa et l’aide internationale: le gâchis atteint la cote d’alerte

Ces dernières années ont été éprouvantes pour les organismes de coopération internationale (OCI) québécois, qui ont subi d’importantes coupures dans les budgets d’aide internationale canadienne et une la diminution alarmante de la part de ce budget affaibli aux OCI du Québec.

De 2006 à 2012, les organismes québécois recevaient en moyenne 22 % de la part du budget de l’ACDI. En 2012-2013 ce chiffre est passé à 5 %.

Le financement du programme de coopération volontaire, qui se termine le 31 mars prochain, n’a pas encore été renouvelé; le gouvernement canadien n’a fait aucun appel régulier de propositions pour le financement de projets de développement international depuis plus de deux ans; il n’a pas non plus annoncé le renouvellement du Programme de stages internationaux jeunesse (PSIJ) dont le financement s’est terminé en mars 2013.

Voici ce qu’indiquait récemment l’Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI):

Montréal pour tous, tous pour Montréal!

L’élection municipale de dimanche à Montréal et ailleurs dans la métropole, notamment à Laval, est et doit être une date charnière.

Pour les Montréalais, pour la métropole, pour le Québec.

J’ai esquissé en quelques minutes, ce mardi à l’Assemblée nationale, comment notre gouvernement envisage cette nouvelle phase et comment il compte s’engager, aux côtés des nouveaux élus, pour concourir au succès de la métropole.

Verbatim :

Merci beaucoup, Mme la Présidente.

Je suis très heureux de prendre la parole aujourd’hui à quelques jours d’une élection historique pour Montréal. Et mon premier sentiment, mon premier mouvement, et je suis sûr que la députée de l’Acadie va se joindre à moi pour appeler les Montréalais à voter massivement lundi pour le et les candidats et les candidates de leur choix.

La semaine prochaine, Montréal va tourner la page et va faire en sorte de se projeter vers l’avenir, de se projeter vers un nouvel élan, et c’est essentiel.

L’exportation, c’est l’emploi

Comment créer davantage d’emplois à Montréal et partout au Québec ?
En vendant, ailleurs, ce qui nous rend distincts, ici.

Quel est le mode d’emploi?
Je l’ai présenté devant un parterre d’entrepreneurs au CORIM ce lundi :

Pour en savoir davantage, voici l’essentiel du Plan, précédé d’une infographie-résumé :

Investir dans l’exportation, c’est investir dans le Québec

Le Plan de développement du commerce extérieur 2013-2017 (PDCE) vise la relance des exportations par la consolidation des marchés traditionnels (Canada, États-Unis et Europe), le développement de nouveaux marchés et la préparation des nouveaux exportateurs.

Ce plan est né d’un effort de consultation des entreprises, des associations sectorielles et du réseau des organismes à l’exportation, bref des joueurs expérimentés!

Trois grands principes animent cette démarche :

  1. Un accès simplifié aux services à l’exportation
  2. Une meilleure correspondance entre l’offre québécoise et la demande étrangère

Un géant francophone nommé Abdou Diouf

J’ai eu l’énorme plaisir, le 19 septembre dernier, de présenter au CORIM un des géants de l’histoire africaine récente et un grand bâtisseur de la Francophonie moderne, le sénégalais Abdou Diouf.

Voici son allocution, précédée de ma présentation:

Verbatim :

Monsieur le Secrétaire général de la Francophonie, Monsieur le Président Diouf, si je dis « mon ami », parce qu’on se connaît un tout petit peu, je suis obligé de dire « mon grand ami » ou, comme disait Napoléon à quelqu’un qui était plus grand que lui : « vous êtes plus long ». C’est vous qui m’avez raconté cela, donc mon « long ami » et même si notre amitié n’est pas très longue dans le temps, compte tenu de votre taille, c’est une longue amitié.

Ah ! Le bon vieux temps des nominations libérales !

L’intérêt manifesté par les Libéraux aux conditions de la nomination d’André Boisclair à New York m’a permis, ce mardi, de rappeler le temps pas si lointain mais heureusement révolu où le PLQ avait les deux mains sur le volant et sur la caisse de Post-It.

Verbatim :

Merci beaucoup, Mme la Présidente. Je remercie la députée d’Anjou—Louis-Riel pour sa question, à laquelle j’ai répondu ce matin, mais ça me fait plaisir de répéter.

Effectivement, lorsque M. Boisclair a indiqué qu’il renonçait à cette permanence, nous l’avons dit au public. La première ministre l’a dit au public. Et il ne reste que la formalité de modifier le décret. Nous aurions pu le faire immédiatement, mais nous avons dit : Bien, il n’y a pas seulement cet aspect-là de la rémunération ou des conditions de travail du délégué général qui devrait être revu. On devrait se poser la question plus générale de qu’est-ce qui se passe lorsqu’un gouvernement va chercher, à l’extérieur de la fonction publique, des personnalités, et quel traitement il doit leur donner. Donc, on va attendre le rapport de ce comité pour modifier correctement le décret dans l’ensemble de ces considérations.

Le Québec et sa future Agence de solidarité internationale: participez au débat !

Vous le savez peut-être, notre gouvernement a l’intention de créer un Agence québécoise de solidarité internationale (AQSI), pour affirmer la volonté des Québécois de renforcer leurs liens avec les peuples du sud, notamment en Francophonie, et pour adopter une approche basée sur les valeurs et les priorités québécoises que sont, entre autres, le respect mutuel et les rapports égalitaires.

L’Agence consolidera les actions de solidarité du Québec afin de leur assurer une portée plus grande et développera une synergie entre les acteurs québécois du domaine de la solidarité internationale afin d’augmenter leur efficacité.

Une consultation est en cours, avec l’AQOCI (L’Association québécoise des organisations de coopération internationale) et tous les acteurs québécois intéressés au domaine. Mais nous ouvrons maintenant cette consultation au public tout entier.

Restez un moment pour écouter mon message:

La Charte, les valeurs, le respect

Voici la transcription du point de presse donné mardi dernier sur la question de la Charte des valeurs. On peut voir un extrait vidéo en français ici et en anglais ici.

Bonjour,

J’ai senti le besoin de vous voir ce matin parce que le débat enclenché sur la question Charte des valeurs est un débat dans lequel il y a beaucoup d’énergie, d’émotion, beaucoup d’arguments, de contre-arguments. Il y a des principes qui sont évoqués, comme l’histoire. Il y a des arguments qui sont évoqués et qui ne devraient pas avoir de place dans le débat ou, du moins, certainement pas au centre du débat.

Le courage de décider

Mais, tous les grands débats charrient avec eux, sur les marges, des arguments comme ceux-là qui n’invalident pas les principes qui sont avancés par les uns et par les autres.

Pourquoi le Québec doit-il s’intéresser à l’Afrique ?

J’aurai le plaisir de diriger une mission multisectorielle en Afrique de l’Ouest du 6 au 15 septembre prochain. Déjà quelques dizaines d’entreprises et d’institutions québécoises sont inscrites, dans ce qui constitue une première étape de ce que la Première ministre et moi souhaitons: un renouveau de la présence québécoise en Afrique.

Pourquoi ce choix ? J’ai tenté de l’expliquer lors d’une conférence donnée lors de la Conférence de Montréal, le mois dernier:

Les participants à la mission de septembre pourront engager ou consolider des liens dans les capitales et centres économiques du Sénégal (Dakar), de la Côte d’Ivoire (Abidjan) ainsi que du Burkina Faso (Ouagadougou), trois pays au fort potentiel de développement.

Les entreprises et les institutions qui souhaitent obtenir plus d’information sur cette mission ou qui désirent y participer sont invitées à consulter le :www.export.gouv.qc.ca/fr/agenda/mission-en-afrique.