La leçon de journalisme faite à Maclean’s

QuebecCorruption_MacLeansArticleLe Conseil de Presse du Québec a rendu publique ce mardi sa décision concernant le fameux dossier de Maclean’s « The most corrupt province ».

L’utilisation de Bonhomme.

Concernant l’utilisation du Bonhomme pour symboliser le Québec, le CPQ estime qu’il « s’agissait d’une utilisation caricaturale de ce symbole, servant à illustrer le sujet principal du magazine. Cette pratique ne contrevient pas aux règles déontologiques reconnues. »

Je suis d’accord.

Le titre: la province la plus corrompue.

Le jugement du CPQ tombe comme une brique:

Puisque le Conseil considère que jamais l’article de M. Patriquin ni aucun autre article du magazine n’apportent la démonstration du fait que le Québec serait la province la plus corrompue du Canada, il retient à l’unanimité (7/7) les griefs pour manque de rigueur journalistique et expression de préjugés contre la direction du magazine Maclean’s pour avoir coiffer la une du magazine et l’article de M. Patriquin d’un titre affirmatif (The most corrupt province) laissant croire à une analyse comparative alors que l’affirmation n’est jamais démontrée et que l’article porte plutôt sur des perceptions.

Le Bonhomme contre-attaque – en français

bonhomme-4(Voici la version de ma réplique à Maclean’s telle que trouvée dans le numéro courant de L’actualité. La réplique anglaise était plus longe — on la trouve ici — mais l’essentiel est repris dans ce qui suit.)

J’ai une super-bonne idée de couverture pour le magazine Maclean’s. Imaginez un Bonhomme Carnaval coiffé d’une auréole. Attendez, non ! Des Bonhomme auréolés, mais à perte de vue. Avec, en gros titre : « Les Québécois, les plus incorruptibles d’Amérique ! »

L’article offrirait une thèse originale et décapante, propice à l’augmentation des ventes en kiosque : il existe en Amérique du Nord un petit peuple quasi incorruptible. Son indignation contre le trafic d’influence et les pots-de-vin est atavique, sinon généti-que. Ses héros sont autant d’Eliot Ness dressés contre le mal corrupteur.

TLMEP: ce qui s’est vraiment passé avec N. Normandeau…

Chers internautes,

Merci à tous pour vos commentaires et vos critiques sur mon intervention à Tout le monde en parle, ce dimanche. Ceux qui ne l’ont pas vu peuvent se rendre sur le site de TLMEP.

Pour répondre à vos questions et commentaires, j’ajouterais deux choses.

tlmep

 

 

 

 

 

 

Maclean’s: J’ai dit toutes les choses dures que j’avais à dire sur le travail de Martin Patriquin et de son magazine, mais j’avais de l’empathie pour lui et pour le cran dont il a fait preuve en se présentant à l’émission. C’est pourquoi je tenais à souligner des points de convergence à la fin.

Normandeau: Au sujet de mon échange avec Nathalie Normandeau. Comme vous le savez, l’émission dure beaucoup plus longtemps et est coupée. C’est normal, sinon ça durerait jusqu’à 1h du matin. En fait j’avais plusieurs échanges avec Mme Normandeau.

Lettre à Bonhomme: votre makover est extrême

bonhommefache1-300x199Cher Bonhomme Carnaval,

C’est la seconde lettre que je vous adresse et, bien que vous n’ayez pas (encore?) répondu à la première, sachez que je suis à votre service. Par exemple, lors de l’émission Tout le monde en parle diffusée ce dimanche, je me suis chargé de faire la promotion de votre nouvelle image, celle imaginée par votre nouveau designer, André-Philippe Côté:

Certes, vous avez été entraîné, à votre rond corps défendant, dans une polémique de première grandeur. Mais puisque vous y êtes, laissez-moi vous parler franchement. J’espère que vous ne perdrez pas votre sourire pérenne en entendant le fou du roi, Dany Turcotte, faire une blague salace à votre sujet. Je sais que sa remarque ne créera pas un froid entre nous. Vous êtes déjà, en soi, au point de congélation.

Jean Charest ou le Harfang des neiges ?

Palmarès de la corruption: Maclean’s trouve la province #2 !

silverLe suspense était insoutenable, depuis la sortie du Maclean’s anti-Bonhomme. Mais qui était donc la seconde province la plus corrompue après le Québec — qui, comme chacun sait maintenant est « dans une ligue à part » ? Et quel est l’écart qui sépare le champion — nous — de la médaille d’argent?

Enfin, la réponse est dévoilée: La Colombie-Britannique s’installe fermement au deuxième rang. Le bronze va à l’Ontario. Qui le dit ? Les Britanno-colombiens et les Ontariens eux-mêmes dans un sondage Angus Reid commandité par Maclean’s et rendu-pas-suffisamment-public-à-mon-goût ce samedi 2 octobre.

Interrogés sur leur niveau d’inquiétude envers la corruption dans leur propre province, les répondants (très ou modérément inquiets) se répartissent comme suit:

68 % Québec
61% Colombie-Britannique
56% Ontario
46% Provinces Atlantiques
37% Alberta
33% Prairies

Alors, c’est clair ? (Incroyable, au Québec, 32% ne sont pas très ou modérément inquiets ! Il y a même 7% pas inquiets du tout ! La famille Tomassi-Charest élargie sans doute…)