PKP répond aux cinq questions: c’est quatre fois Non

photo : Hugo-SŽbastien AUBERTOn ne pourra pas dire de Pierre Karl Péladeau qu’il manque de répondant. Je lui posais dimanche cinq questions de fond sur la gouvernance de ses médias. Il nous répond en 48 heures.

Sa réponse éclaire plus que jamais la posture de celui qui dirige notamment deux grands quotidiens et le premier réseau d’information télé au Québec. Il persiste et signe.

Je rappelle brièvement les questions, je vous laisse lire la réponse de PKP, et je commente ensuite:

Mes questions:

#1. En 2009, PKP s’engage à ne pas réduire le nombre d’artisans de l’information pendant le conflit, s’engage-t-il à en compter autant en fin de conflit, quitte à les répartir ailleurs dans l’empire?

#2. Au moment du lock-out, les pages opinions du Journal de Montréal étaient équilibrées, de la droite à la gauche. Aujourd’hui, la droite règne. Va-t-il rééquilibrer en fin de conflit?

Mes cinq questions à Mme CSN

ae4886e7f896f4825e413d1af8c4e4fc2Pendant que Pierre Karl Péladeau réfléchit aux cinq questions que je lui ai posées, je récidive en tournant mes points d’interrogation vers la présidente de la CSN, Mme Claudette Carbonneau.

(Transparence totale: Mme Carbonneau m’a quelquefois invité à m’adresser à des instances de la CSN, où j’ai pu en toute liberté exprimer les défis auxquels, à mon avis, le syndicalisme est convié. C’est vrai aussi pour la FTQ.)

Comme pour PKP, je vais aborder le conflit au Journal de Montréal, mais je vais déborder sur des questions plus large d’information et de relations syndicales/patronales.

Chère Claudette,

Permettez-moi de vous appeler par votre prénom car c’est notre pratique dans la vie civile et vous faites de même avec moi. Je suis, vous le savez, un allié critique du monde syndical (comme, ajouterais-je du monde entrepreneurial). Ma liberté de ton dans cette lettre ne vous surprendra donc pas.

Mes cinq questions à PKP

20101111-192912-gC’est bien beau, jouer au facteur. Mais est-ce que ça fait vraiment avancer les choses ? Sur ce blogue, depuis quelque temps, Pierre Karl Péladeau et Claudette Carbonneau font mine de s’écrire. En fait, ils écrivent aux internautes et, à travers eux, à l’opinion — syndicale, patronale et publique.

Je ne suis pas dupe : mes correspondants ont un pied dans l’information et un pied dans la communication. L’employeur, en particulier, est content d’avoir trouvé une façon détournée de communiquer directement avec ses salariés. (Note : Le Code du travail empêche le patron de s’adresser directement aux salariés pendant un conflit. Une clause anachronique et infantilisante.)

Cette soif de transparence nous sourit, à Lactualite.com, qu’un collègue a récemment surnommé « la Suisse des médias québécois ». La Suisse ? Cela fait un peu neutre, non ? Or mes lecteurs savent que la neutralité n’est pas ma tasse de thé. Je vais donc relever le degré de difficulté en me réinsérant dans la discussion. Je poserai, aujourd’hui, cinq questions à Pierre Karl Péladeau et, demain, autant à Claudette Carbonneau.

Pourquoi la CSN ne répondra pas à PKP

csn350-150x150Chers internautes, comme on se dit tout, je vous informe que la CSN ne répondra pas à la missive que M. Pierre Karl Péladeau nous a envoyée ce jeudi.

Voici pourquoi, selon les termes de M. Luc Bessette, du services des communications de la centrale:

Suite a la dernière rencontre avec le médiateur, mercredi, le médiateur a informé les deux parties qu’il souhaitait pour la relance de la négociation que les parties ne commantent plus dans les médias la négociation. Vous comprendrez que nous ne souhaitons pas nuire a la négociation ou au médiateur.

Est-ce donc la fin de la relation épistolaire triangulaire entre ce blogue et les principaux protagonistes de la saga du journal ? Oh que non, comme dirait MC Gilles !

Conflit JdeM : PKP contre-attaque !

205176-pierre-karl-peladeau-300x200Pierre Karl Péladeau est en verve. Il nous écrit ce jeudi pour jeter, à nouveau et avec plus de détails, son éclairage sur l’état du conflit qui l’oppose à la CSN.

Ce n’est pas exactement ce que j’avais souhaité, mais on n’a pas toujours ce qu’on veut dans la vie. À l’origine, dans ma Lettre à PKP: Étonnez-nous ! Je demandais au président de l’empire Quebecor de prendre de la hauteur. Il a décidé à la place de nous conduire dans les sous-sols de la négociation entre lui, les journalistes du Journal de Montréal et la CSN. Ce n’est pas inintéressant, au contraire. Nous pensons, à Lactualite.com, faire œuvre utile en ouvrant nos pages virtuelles à ces échanges d’arguments et d’informations.

M. Péladeau révélait dans sa réponse l’existence d’une entente paraphée avec le syndicat du Journal en décembre 2008. La présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, nous a appris dans sa propre missive qu’elle n’avait été mise au courant de cette entente que plusieurs mois après le début du lockout.