Comment faire des milliards à la mode Albert Frère et Desmarais ?

Comment s’enrichir, lorsqu’on est déjà riche, en siphonnant des centaines de millions à des institutions publiques ? Denis Robert (qui a mis au jour le scandale Clearstream) et Catherine Le Gall démontent patiemment le mécanisme privilégié par Albert Frère (principalement) et son partenaire de longue date Paul Desmarais.

À travers quatre transactions économiquement inexplicables réalisées pendant les années 2000, les journalistes d’enquête ouvrent le sac à outils de ceux qu’ils appellent des prédateurs – car ils ne créent pas de produit, de service, de valeur, seulement des échafaudages financiers qui leur rapportent gros et qui vident les caisses d’institutions publiques.

Des questions sans réponse

Pourquoi l’équivalent français de la Caisse de dépôts achète-t-elle à Albert Frère sa chaîne de fast-food Quick et, surtout, pourquoi l’achète-t-elle plus de deux fois sa valeur ?

L’image du courage

Il arrive qu’une vieille photo vienne mettre un politicien actif dans l’embarras (comme lorsqu’on a vu l’alors ministre allemand des Affaires étrangères, Yoshka Fisher, dans une photo qui le montrait, jeune manifestant, s’en prendre à un policier).

Mais ces jours-ci, au Brésil, c’est l’inverse. Un biographe de la présidente en exercice, Dilma Rousseff, a retrouvé dans les archives militaires une photo de la jeune Dilma, faisant face à un tribunal militaire avec un calme et une détermination — et une beauté — captivante:

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Même pas peur !

Voici la mise en contexte lue dans Le Figaro de ce mardi:

Nous sommes en 1970. Dilma, alors âgée de 22 ans, comparaît devant le tribunal militaire de Rio de Janeiro. Tombée quelques semaines plus tôt entre les griffes de la police secrète, elle a déjà subi 22 jours de torture dans les geôles de la dictature brésilienne (1964-1985), sans lâcher le moindre nom. La légende veut qu’elle ait craché au visage de ses bourreaux.