Monarchie vs présidentielles: le Super Bowl politique

Plusieurs d’entre vous ont trouvé l’auteur de la citation monarchiste d’hier — et merci à ceux qui ont pratiqué la transparence totale en avouant avoir simplement placé la phrase dans Google.

C’est donc George-Étienne Cartier qui disait ceci, en 1865, lors du débat parlementaire sur la Confédération. Écoutez bien Stephen Harper pendant le Jubilée de la Reine cette année, il pourrait bien en citer une partie:

Comment le chef du gouvernement des États-Unis est-il choisi ? Des candidats se mettent sur les rangs, et chacun d’eux est vilipendé, conspué par le parti opposé. L’un d’eux triomphe et arrive au fauteuil présidentiel ; mais même alors, il n’est pas respecté par ceux qui ont combattu son élection et qui ont essayé de le faire passer pour l’homme le plus corrompu et le plus méprisable qui existe au monde.

Sous le système anglais, les ministres peuvent être censurés et insultés, mais les insultes n’atteignent jamais la souveraine.

La Reine possède-t-elle des droits sur Ottawa?

Élisabeth II possède-t-elle des droits d’auteurs sur les publications du gouvernement canadien ? Et si oui, combien cela lui rapporte-t-elle ?

La question se pose car on retrouve mention de son droit d’auteur au bas de deux bulletins d’information récents de Ressources Naturelles Canada.

En anglais:

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La Reine en droit. C’est clair !

Et en français:

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La Reine du Chef ? Mais pas du sous-chef ?

Appel aux internautes, sujets de la Reine, et mieux informés que moi. Est-ce récent ? Ancien ? Inopiné ?

Merci à l’alertinternaute Pierre Hamel pour ce signalement.

La monarchie décorative

Je ne vous laisserai pas me dire que mon propos est politiquement incorrect. D’abord, j’ai des chiffres. De plus, j’ai des photos. J’ose affirmer qu’il y a un lien de causalité entre les photos et les chiffres.

(Pendant les vacances, votre blogueur favori vous ressert quelques billets dans le but de vous divertir en faisant semblant de vous informer)

Voici les photos:

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Voici les chiffres:

47 % des Canadiens veulent le couple de gauche.

Seulement 18% veulent celui de droite.

Même les Québécois, qui à 58% affirment vouloir couper tous les liens avec la monarchie britannique (et qui à 70% aboliraient les reliquats monarchistes au Canada) se font tirer l’oreille, lorsqu’un choix est disponible.

Leur dédain pour la monarchie chute de 15 points lorsqu’on leur offre de choisir entre William et Kate (31%) ou Charles et Camilla (11%). Imaginez si Angelina Jolie et Brad Pitt avaient été de la course !

La visite de monsieur Rien

Le Prince Charles est une publicité ambulante. Homme à la fois sandwich et orchestre, il incarne plusieurs messages à la fois. D’abord, le manque de jugement. La plus grande décision de sa vie a été de saboter son mariage avec Diana pour lui préférer la sémillante Camilla. C’est original, mais assez troublant pour ne lui confier aucune fonction qui suppose une dose de bon sens.

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Sa plus grande décision: larguer Diana pour Camilla. (Photo PC)

Ensuite, l’abolition de la monarchie. En ces temps démocratiques, on ne comprend vraiment pas pourquoi cet homme beige, incolore et inodore, devrait, plutôt que 100 000 plus brillants et intéressants que lui, devenir le symbole d’un État, même si le symbole confine à l’inutilité.