Comment l’austérité du PLQ heurte les handicapés

Vous aviez vu ce récent article de La Presse:

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Ce mardi j’ai interrogé à ce sujet la ministre libérale Lucie Charlebois:

Les réponses de la ministre vous ont-elle convaincues ? Pas moi. Ni les responsables des résidences concernées, de l’Association des Ressources Intermédiaires, qui a émis un communiqué pour rectifier les faits.

L’Association réitère ce qu’ils m’avaient raconté récemment, c’est-à-dire que des représentants du ministère de la santé les ont informés de leur décision de procéder

« unilatéralement [à] des coupures auprès des très petites
ressources intermédiaires, et ce sans égard aux impacts sur les services  offerts aux personnes les plus vulnérables hébergées dans ces ressources.
À maintes reprises l’ARIHQ a formulé des demandes à l’effet de procéder à  l’examen des cas particuliers auxquels la ministre déléguée fait référence. »

Garderies: le triple mensonge de Philippe Couillard

Tous les journalistes ont voulu savoir pourquoi le premier ministre se sentait autorisé à rompre une promesse solennelle faite aux Québécois pendant la campagne électorale, il y a à peine six mois, celle de n’imposer aucun choc tarifaire. Sa réponse, répétée avec aplomb par sa ministre de la famille, tient en un mot: « surprise ». Arrivés au pouvoir en avril, ils auraient été catastrophés de constater que le déficit laissé par le gouvernement péquiste allait être de 3,7 milliards, plus du double de ce qui était prévu.

Le premier étage du mensonge

Ce chiffre de 3,7 n’est rien d’autre qu’un mensonge. Le chroniqueur économique de Radio-Canada, Gérald Fillion, l’a dégonflé dans son blogue dès son apparition, en mai dernier: fillion3 Bref, toute la communication du gouvernement repose sur un total… fallacieux.

Le second étage du mensonge

Couillard et les frais de garde: Touche pas à mon 1%

Les mots ne sont évidemment pas assez forts pour condamner la fraude électorale dont le PLQ de Philippe Couillard s’est rendu coupable en promettant, en campagne électorale, de ne pas augmenter le coût des frais de garde au-delà de l’inflation et en faisant le contraire, six mois plus tard.

Ce mépris du contrat démocratique que constitue une élection justifie, à lui seul, la motion de censure que le PQ présentera la semaine prochaine.

Mais même si on admettait le principe d’une modulation selon le revenu (pour compenser notre incapacité à augmenter le taux marginal d’imposition aux niveaux des années 1950 à 1980), une chose est frappante dans les données rendues publiques ce jeudi: on module, certes, mais pas au point de faire payer le 1% les plus riches au Québec.

Voyez ce graphique de la nouvelle contribution proposée:

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Le plan Couillard: déraciner le pouvoir citoyen, éteindre la différence québécoise

Si vous aviez 3000 bénévoles, répartis dans toutes les régions du Québec, prêts à épauler de jeunes entreprises pour les aider à se développer, les mettriez-vous à la porte ?

C’est ce que le gouvernement Couillard a décidé de faire, en abolissant les Centres locaux de développement, un élément dans une entreprise systématique de destruction du pouvoir citoyen dont l’ampleur apparaît lorsqu’on additionne les réformes annoncées.

Ces derniers jours, j’étais successivement à Rivière-du-loup, Rimouski, Thetford Mines, Val d’or, Rouyn-Noranda, Québec et Montréal. Partout, mais plus encore en régions, l’effet libéral est reçu avec des parts égales de colère et d’incrédulité.

Le PLQ sème la tempête aux quatre coins du Québec

Et pas seulement dans les milieux péquistes et progressistes. Il faut lire ce qu’a à dire la Chambre de commerce et d’industrie de Rouyn-Noranda:

Le projet Couillard: devenir des Ontariens moyens ? Un mauvais calcul économique !

On avait cru comprendre, depuis quelques mois, que le gouvernement Couillard voulait transformer les Québécois en Canadiens moyens, sur tous les plans.

Il semble que l’opération de ratatinement est plus chirurgical: on voudrait nous transformer en Ontariens moyens.

Cela a de l’importance, car comme le disait mon collègue Nicolas Marceau ce mardi à l’Assemblée nationale, amener le Québec à la moyenne canadienne signifierait réduire de 11 milliards de dollars les services publics aux citoyens du Québec. Mais atteindre la moyenne ontarienne signifierait couper…  17,5 milliards de services. La marche est plus haute, ou le précipice est plus profond.

On apprenait ce mardi dans La Presse, que le gouvernement Couillard et son opaque « Comité de révision des programmes » s’inspirent largement de l’Ontario. L’un de ses membres, l’économiste Claude Montmarquette, l’a confirmé. Les comparaisons ont été faites, il y a cinq ans, par lui, son collègue des HEC Robert Gagné, aussi sur la commission de révision et deux économistes plus centristes. Il révélait en effet un écart de 17,5 milliards dans la valeur des services rendus aux Québécois par rapport à ceux dont bénéficient les Ontariens.

3 péages sur les ponts fédéraux de Montréal ? Quels dommages ?

Avec mes collègues Martine Ouellet et Stéphane Bergeron, j’ai réclamé ce jeudi que le gouvernement québécois se penche sérieusement sur les impacts qu’aurait le scénario envisagé cette semaine par Ottawa d’imposer des péages non seulement sur le futur pont Champlain, mais également sur Jacques-Cartier et sur Honoré-Mercier.

 

Il est particulièrement inquiétant que le ministre responsable des Transports et ministre responsable de la région métropolitaine, Robert Poëti, affirme ne pas vouloir lire les études actuellement disponible et ne semble pas intéressé à avoir des munitions, ne semble pas intéressé à vouloir documenter l’impact négatif qu’aurait ce péage ou ces péages sur la région métropolitaine.

Le plan Barrette face aux jeunes en détresse ? Couper de 20 millions !

Chaque jour, au Québec, 227 signalements sont faits à la direction de la protection de la jeunesse, 227 enfants potentiellement à risque de négligence, de maltraitance, de violence. Le nombre de signalements augmente chaque année.

Quelle est la réponse du gouvernement libéral? Est-ce de soutenir les intervenants de la DPJ dont la charge de travail augmente? Non. La réponse libérale est de réduire de 20 millions de dollars le budget. Jamais la DPJ n’avait subi une coupure aussi importante.

Il y a 10 jours, les directeurs régionaux de la DPJ ont réagi. Leur constat est troublant:

Caroline Brown, directrice de la DPJ de Chaudière-Appalaches (dans La Presse):