Couillard: Comment tout rater à l’international

On l’aurait cru plus habile sur les questions internationales, notre premier ministre. Il avait pourtant de l’expérience et des réseaux. Il avait bossé en Arabie Saoudite, dont il était devenu conseiller d’un ministre. Il avait un compte en banque à Jersey et son grand ami Arthur Porter était le représentant du Sierra Leone. Il avait le monde dans sa poche, non ?

Et pourtant, il se fait publiquement rabrouer par un gouverneur chinois qui ne veut pas lui acheter du porc. Il choisit de ne parler qu’anglais en Islande, ce pays dont le président  vient nous dire combien l’indépendance est une excellente chose. Pourtant, il ne lui vient pas à l’esprit de témoigner personnellement, le 11 janvier en France, de sa solidarité avec le peuple français endeuillé de ses caricaturistes, ni même d’envoyer un ministre ! (J’en ai parlé ici.)

Phillippe Couillard et la fouille à nu: comment, pourquoi et quand il a vu la lumière

Heureusement qu’on l’a, le bon docteur Couillard, pour ramener un peu de bon sens dans le débat public. Non ? N’a-t-il pas, ce jeudi, rabroué son ministre Bolduc en affirmant haut et fort qu’il fallait complètement exclure les fouilles à nu dans les écoles ? Et là où son ministre louvoyait, n’a-t-il pas affirmé un leadership clair et sans faille ?

Euh… non. Ou du moins, ce n’était pas son intention. Il ne s’était pas levé jeudi matin avec la décision de bannir les fouilles à nu. Il ne s’est même pas levé à l’Assemblée pour donner cette réponse. En fait, il s’est levé pour donner… la même réponse que son ministre.

J’étais présent lorsque Philippe Couillard a changé d’avis. Tous les membres de l’Assemblée étaient présents. Et dans ce qui apparaît comme une illustration magistrale de l’utilité de la période de question, c’est l’échange entre le chef péquiste Stéphane Bédard et le premier ministre libéral qui a poussé ce dernier à céder. À céder au bon sens.

Nuire à l’entrepreunariat et à l’économie en régions : Mode d’emploi

Il y a l’austérité. C’est quand on réduit des budgets. Il y a l’austérité toxique. C’est quand la réduction de budget a des conséquences beaucoup plus dommageables que la seule somme soustraite. Quand chaque dollar économisé par l’État fait perdre des milliers de dollars à la collectivité, nuit à la croissance, à l’emploi, au tissu social.

Si vous souhaitez comprendre concrètement le dommage causé, ces derniers mois et pour des années, par le gouvernement Couillard à l’entrepreneuriat et aux régions québécoises, je vous invite à prendre quelques minutes pour écouter les constats exprimés directement devant le ministre des Finances du Québec, jeudi dernier, à l’Assemblée nationale.

1. Démobiliser les entrepreneurs

Yves Maurais est un entrepreneur, spécialiste de l’immobilier commercial sur la rive-sud de Montréal. Depuis des années, il se dévoue bénévolement pour épauler la relève entrepreneuriale, d’abord à la tête du Centre local de développement (CLD) de Longueuil, puis à la tête de l’Association québécoise des CLDs.

Comment l’austérité du PLQ heurte les handicapés

Vous aviez vu ce récent article de La Presse:

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Ce mardi j’ai interrogé à ce sujet la ministre libérale Lucie Charlebois:

Les réponses de la ministre vous ont-elle convaincues ? Pas moi. Ni les responsables des résidences concernées, de l’Association des Ressources Intermédiaires, qui a émis un communiqué pour rectifier les faits.

L’Association réitère ce qu’ils m’avaient raconté récemment, c’est-à-dire que des représentants du ministère de la santé les ont informés de leur décision de procéder

« unilatéralement [à] des coupures auprès des très petites
ressources intermédiaires, et ce sans égard aux impacts sur les services  offerts aux personnes les plus vulnérables hébergées dans ces ressources.
À maintes reprises l’ARIHQ a formulé des demandes à l’effet de procéder à  l’examen des cas particuliers auxquels la ministre déléguée fait référence. »

Garderies: le triple mensonge de Philippe Couillard

Tous les journalistes ont voulu savoir pourquoi le premier ministre se sentait autorisé à rompre une promesse solennelle faite aux Québécois pendant la campagne électorale, il y a à peine six mois, celle de n’imposer aucun choc tarifaire. Sa réponse, répétée avec aplomb par sa ministre de la famille, tient en un mot: « surprise ». Arrivés au pouvoir en avril, ils auraient été catastrophés de constater que le déficit laissé par le gouvernement péquiste allait être de 3,7 milliards, plus du double de ce qui était prévu.

Le premier étage du mensonge

Ce chiffre de 3,7 n’est rien d’autre qu’un mensonge. Le chroniqueur économique de Radio-Canada, Gérald Fillion, l’a dégonflé dans son blogue dès son apparition, en mai dernier: fillion3 Bref, toute la communication du gouvernement repose sur un total… fallacieux.

Le second étage du mensonge

Couillard et les frais de garde: Touche pas à mon 1%

Les mots ne sont évidemment pas assez forts pour condamner la fraude électorale dont le PLQ de Philippe Couillard s’est rendu coupable en promettant, en campagne électorale, de ne pas augmenter le coût des frais de garde au-delà de l’inflation et en faisant le contraire, six mois plus tard.

Ce mépris du contrat démocratique que constitue une élection justifie, à lui seul, la motion de censure que le PQ présentera la semaine prochaine.

Mais même si on admettait le principe d’une modulation selon le revenu (pour compenser notre incapacité à augmenter le taux marginal d’imposition aux niveaux des années 1950 à 1980), une chose est frappante dans les données rendues publiques ce jeudi: on module, certes, mais pas au point de faire payer le 1% les plus riches au Québec.

Voyez ce graphique de la nouvelle contribution proposée:

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Le plan Couillard: déraciner le pouvoir citoyen, éteindre la différence québécoise

Si vous aviez 3000 bénévoles, répartis dans toutes les régions du Québec, prêts à épauler de jeunes entreprises pour les aider à se développer, les mettriez-vous à la porte ?

C’est ce que le gouvernement Couillard a décidé de faire, en abolissant les Centres locaux de développement, un élément dans une entreprise systématique de destruction du pouvoir citoyen dont l’ampleur apparaît lorsqu’on additionne les réformes annoncées.

Ces derniers jours, j’étais successivement à Rivière-du-loup, Rimouski, Thetford Mines, Val d’or, Rouyn-Noranda, Québec et Montréal. Partout, mais plus encore en régions, l’effet libéral est reçu avec des parts égales de colère et d’incrédulité.

Le PLQ sème la tempête aux quatre coins du Québec

Et pas seulement dans les milieux péquistes et progressistes. Il faut lire ce qu’a à dire la Chambre de commerce et d’industrie de Rouyn-Noranda: