Rae vs Ignatieff, l’ambassade US donne Rae vainqueur!

ignatieffrae3Quel don du ciel ces Wikileaks! Et quelle bonne idée d’égrener la publication des 500 000 télégrammes diplomatiques confidentiels sur des mois et des mois.

Ce mardi, le Globe and Mail fait état des télégrammes concernant les problèmes des libéraux fédéraux en 2009. Plus intéressant pour nous — et pour Bob Rae — est la relation d’une rencontre entre Ignatieff, alors chef, Rae et l’ambassadeur Jacobson:

La dynamique entre les anciens amis puis rivaux Ignatieff et Rae reste clairement tendue. Rae est arrivé en retard à la rencontre puis a immédiatement dominé la conversation, alors qu’Ignatieff écoutait presque docilement.

Rae était de loin plus éloquent et persuasif et montrait peu de déférence envers son chef, sans toutefois afficher de rudesse ou d’animosité personnelle envers lui. […]

Rae démontrait une meilleure connaissance des dossiers et une plus grande profondeur qu’Ignatieff, qui s’est principalement limité à des généralités et des propos courtois.

Comment battre Harper en 2015!

Étant toujours prêt à rendre service, j’aurais un conseil à donner aux Libéraux fédéraux et aux Néo-démocrates qui s’interrogent sur leur avenir.

Mais d’abord, faisons un peu de politique fiction. Un internaute, Vid, a recalculé l’élection du 2 mai en posant l’hypothèse que le NPD et le PLC n’aient formé qu’un seul et même parti et aient  — ce qui est hautement improbable — conservé la totalité des votes libéraux et néo-démocrates.

Voici ce que ça donne:

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Étonnant, non ? (cliquez pour agrandir)

On peut voir d’autres détails et ses représentations du vote réel ici.

Bref: 187 sièges aux Lib-dems, 120 aux Conservateurs, un au Parti vert, aucun au Bloc. La marge de victoire des lib-dems est assez grande pour croire qu’une déperdition importante des votes au moment de la fusion (les libéraux de centre allant aux conservateurs) aurait quand même assuré la victoire.

Deux mai: Pourquoi Harper a gagné !

On a beaucoup discuté, sur ce blogue et ailleurs, de la vague orange qui a bousculé le Québec. Mais le fait politique le plus important de lundi dernier est la victoire, majoritaire, de Stephen Harper.

Dans un long article magistral dans le numéro courant de Maclean’s, nourri par plusieurs sources au sein des partis fédéraux, Paul Wells lève un coin du voile fort instructif pour comprendre le passé récent, et préparer l’avenir.

« Pour comprendre l’élection de 2011, écrit Paul Wells, il faut comprendre comment Michael Ignatieff est devenu le chef d’un ex-grand parti et comment Stephen Harper l’a détruit, morceau par morceau. »

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Je vous invite, si votre english est bon, à lire l’ensemble, mais voici ce que j’en retiens d’essentiel.

Le nerf de la guerre

Élections: la « fin du monde » libérale

Jack Layton a beaucoup de nouveaux amis, ces jours-ci. Je ne parle pas des électeurs. Leur rôle est de choisir, d’élection et en élection, le parti et le candidat qui sied le mieux à leur volonté du moment. Ceux qui choisissent le NPD, au Québec comme ailleurs, exercent leur droit démocratique, ni plus, ni moins.

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Jack a beaucoup, beaucoup de nouveaux amis…

Je parle des institutions et des consignes de votes données par le Toronto Star et, dans une moindre mesure, par La Presse.

Le Star est le grand quotidien ontarien historiquement lié au Parti libéral. Or, ce samedi, il a appelé ses électeurs à voter NPD, sauf dans les circonscriptions où ce vote pourrait faire passer les conservateurs.

Il s’agit d’un revirement majeur. Et d’une nécrologie pré-constat de décès de ce qui fut le parti naturel de gouvernement du Canada:

L’avenir des Rouges, en trois graphiques…

L’avenir du Parti libéral du Canada — avenir désormais derrière lui au Québec — se joue en Ontario.

Les courbes à surveiller d’ici lundi sont celles, rouge, de la baisse libérale et, orange, de la montée NPD. Se rencontreront-elles ?

1) Voici ce que donne le graphique de ThreeHundredEight ce jeudi, compilant de façon conservatrice tous les sondages:

ontario

 

 

 

 

2) Voici ce qu’en dit la firme Ekos:

ekos

 

 

 

 

3) Et la firme Nanos:

nanos

 

 

 

 

 

C’est un peu comme un tsunami, au ralenti…