Lettre à Louise Beaudoin: Il faut changer le PQ de l’intérieur

Chère Louise Beaudoin, mon amie

Je t’ai entendue, ce jeudi à Radio-Canada, affirmer qu’avec mes prises de paroles fortes de la dernière semaine, j’étais « cuit » au Parti Québécois, parce que ses dirigeants « ne sont pas des tendres ». Tu as dit que je ferais « un bon député indépendant ».

Tu sais l’amitié que j’ai pour toi, après toutes tes années. Et tu sais que lorsque tu as fait le choix de quitter le Parti québécois, je t’ai conseillé au contraire de rester. De ne pas démissionner. De ne pas baisser les bras. De mener ton combat de l’intérieur.

Il faut du cran, pour être à contre-courant. Pour soulever les sujets qui fâchent. Pour admettre les erreurs que nous avons commises lorsque nous étions au gouvernement. Cela dérange. Mais il le faut, si nous voulons changer la donne.

Le projet Couillard: devenir des Ontariens moyens ? Un mauvais calcul économique !

On avait cru comprendre, depuis quelques mois, que le gouvernement Couillard voulait transformer les Québécois en Canadiens moyens, sur tous les plans.

Il semble que l’opération de ratatinement est plus chirurgical: on voudrait nous transformer en Ontariens moyens.

Cela a de l’importance, car comme le disait mon collègue Nicolas Marceau ce mardi à l’Assemblée nationale, amener le Québec à la moyenne canadienne signifierait réduire de 11 milliards de dollars les services publics aux citoyens du Québec. Mais atteindre la moyenne ontarienne signifierait couper…  17,5 milliards de services. La marche est plus haute, ou le précipice est plus profond.

On apprenait ce mardi dans La Presse, que le gouvernement Couillard et son opaque « Comité de révision des programmes » s’inspirent largement de l’Ontario. L’un de ses membres, l’économiste Claude Montmarquette, l’a confirmé. Les comparaisons ont été faites, il y a cinq ans, par lui, son collègue des HEC Robert Gagné, aussi sur la commission de révision et deux économistes plus centristes. Il révélait en effet un écart de 17,5 milliards dans la valeur des services rendus aux Québécois par rapport à ceux dont bénéficient les Ontariens.

Parti Québécois: donnons le pouvoir aux militants !

Ce samedi, à Sherbrooke, les présidents des 125 associations de circonscription du Parti québécois sont appelés à poser un geste important. Ils sont appelés à partager leur pouvoir.

Le partager avec qui ? D’abord avec les 90 000 membres du parti, ou du moins avec les quelque 10 000 militants les plus actifs. Pour l’instant ces militants ne sont que les spectateurs des débats qui nous animent, au lendemain d’une défaite électorale crève-cœur et à l’aube d’une nécessaire reconstruction.

Ce samedi, les 125 peuvent décider de mettre fin au débat en adoptant séance tenante les règles de la course au leadership, l’événement le plus important et le plus publicisé de notre formation pour les années à venir. Ils peuvent décider que la course se déroulera d’une façon traditionnelle : vente de cartes, vote des membres. C’est leur droit.

3 péages sur les ponts fédéraux de Montréal ? Quels dommages ?

Avec mes collègues Martine Ouellet et Stéphane Bergeron, j’ai réclamé ce jeudi que le gouvernement québécois se penche sérieusement sur les impacts qu’aurait le scénario envisagé cette semaine par Ottawa d’imposer des péages non seulement sur le futur pont Champlain, mais également sur Jacques-Cartier et sur Honoré-Mercier.

 

Il est particulièrement inquiétant que le ministre responsable des Transports et ministre responsable de la région métropolitaine, Robert Poëti, affirme ne pas vouloir lire les études actuellement disponible et ne semble pas intéressé à avoir des munitions, ne semble pas intéressé à vouloir documenter l’impact négatif qu’aurait ce péage ou ces péages sur la région métropolitaine.

Le plan Barrette face aux jeunes en détresse ? Couper de 20 millions !

Chaque jour, au Québec, 227 signalements sont faits à la direction de la protection de la jeunesse, 227 enfants potentiellement à risque de négligence, de maltraitance, de violence. Le nombre de signalements augmente chaque année.

Quelle est la réponse du gouvernement libéral? Est-ce de soutenir les intervenants de la DPJ dont la charge de travail augmente? Non. La réponse libérale est de réduire de 20 millions de dollars le budget. Jamais la DPJ n’avait subi une coupure aussi importante.

Il y a 10 jours, les directeurs régionaux de la DPJ ont réagi. Leur constat est troublant:

Caroline Brown, directrice de la DPJ de Chaudière-Appalaches (dans La Presse):

Philippe Couillard et l’éloge de l’impuissance

On savait que notre premier ministre avait un grand objectif pour sa nation: qu’elle se conforme à la moyenne canadienne. Il le veut pour l’impôt, pour les programmes sociaux, pour le respect pour les représentants de la monarchie au Québec, pour le ratatinement de la présence internationale du Québec, entre autres.

Mais à l’Assemblée nationale, ce jeudi, notre premier ministre a été plus canadien-moyen que d’habitude. Il était question de pétrole, et du fait que le Québec devient, sous nos yeux, une immense autoroute de pétrole albertain, par bateau, par train et, demain peut-être, par pipeline.

Stéphane Bédard, chef intérimaire du PQ, voulait savoir pourquoi le gouvernement libéral ne levait pas le petit doigt pour demander à Ottawa, au moins, des garanties environnementales, alors que d’autres, ailleurs sur le continent, le faisaient.

Voici la réponse de Philippe Couillard:

Course à la direction du PQ: Amendements pour un débat vraiment ouvert

L’exécutif du Parti québécois a fait parvenir aux circonscriptions des propositions pour le débat à venir, sur les modalités de la course à la direction du parti. Après consultations avec plusieurs présidents de circonscriptions et collègues députés, nous avons élaboré six amendements pour améliorer la proposition.

Ces amendements ont été adoptés à l’unanimité par l’exécutif de la circonscription de Rosemont, ce lundi 22 septembre. Nous avons décidé de les faire connaître publiquement pour alimenter le débat dans les autres circonscriptions. Voici le texte adopté:

Pour un débat ouvert, pour une démarche progressiste

Cet automne, le Parti québécois sera appelé à prendre une décision importante pour son avenir: comment choisira-t-il son prochain chef ? Plusieurs estiment que le choix d’un (ou d’une) chef ne doit revenir qu’aux membres du parti, d’autres pensent qu’il faut innover en ouvrant le processus aux électeurs Québécois qui partagent l’objectif d’indépendance et les valeurs du PQ. Chacune de ces positions est légitime et présente des avantages et des inconvénients.

Refaire fleurir le goût de l’indépendance: Un mode d’emploi

Une proposition de Jean-François Lisée, appuyée par 30 militants de la relève indépendantiste

Le mouvement indépendantiste québécois connaît une nouvelle jeunesse. Dans toutes les organisations souverainistes, une nouvelle génération de militants apporte un regain d’énergie et de créativité. Plusieurs d’entre eux se réunissent, cette fin de semaine, dans l’événement destiNation. Ils s’ajoutent à tous ceux qui ont porté le mouvement depuis sa création, ont été de tous les combats et qui répondent toujours présent.

Même s’il a subi plusieurs défaites, le mouvement souverainiste québécois est aujourd’hui encore la plus grande force militante au Québec. C’est pourquoi, en ces heures de flottement de l’option indépendantiste dans l’opinion publique, tous les espoirs sont permis pour renverser la situation et élargir considérablement la base d’appui de notre option.

C’est la tâche principale qui doit nous animer, immédiatement et pour les années à venir. Je soumets à la discussion une première liste de 15 actions à entreprendre.

Victimes d’actes criminels: le déficit de compassion libéral se creuse

L’Association québécoise Plaidoyer-Victimes pose ce jeudi une question essentielle au gouvernement Couillard, qui selon La Presse envisage une « réduction importante » de l’aide aux victimes d’actes criminels, pourtant bonifiée par le gouvernement du Parti Québécois en 2013, avec l’appui du… PLQ:

« Le gouvernement s’apprête à couper dans le régime d’indemnisation des victimes d’actes criminels. Il avait annoncé ses couleurs dès son arrivée au pouvoir. On n’est guère donc surpris. On peut cependant questionner cette démarche qui vise à sabrer notre régime actuel sous le seul prétexte qu’il est plus coûteux au Québec qu’ailleurs au Canada. Est-ce qu’on s’est questionné sur la qualité des services offerts par les régimes d’indemnisation des autres provinces, voir sur l’absence de tels régimes dans certains coins du pays? »

J’ai interrogé la ministre de la Justice à ce sujet aujourd’hui. Elle répond que des changements sont souhaitables. Je veux bien, mais sans réduire les sommes. Elle a été incapable de s’engager à ne pas piger dans les budgets consacrés aux victimes.

AJOUT: Comment Ottawa compte AUGMENTER la congestion à Montréal, au profit des riches !

Avec le péage sur Champlain, Ottawa propose d'augmenter la dose de congestion à Montréal

Avec le péage sur Champlain, Ottawa propose d’augmenter la dose de congestion à Montréal

Le rapport commandé par Ottawa sur l’impact d’un péage sur le pont Champlain était secret. Ottawa voulait le garder secret. Le ministre québécois des transports, et de la métropole, Robert Poëti, trouvait normal qu’il reste secret.

On sait maintenant pourquoi. Radio-Canada l’a obtenu et ses résultats sont catastrophiques.

Un péage sur le Pont Champlain provoquerait un déplacement de circulation vers les autres ponts et en ferait exploser l’utilisation. Le Pont Jacques-Cartier serait utilisé à 135% de sa capacité. Le Pont Victoria ? à 175% !

« Le péage aurait pour effet de réduire la circulation sur le nouveau pont et cela soulève des inquiétudes parce que la circulation détournée ne peut être absorbée ailleurs sur le réseau, » note l’étude.