Lettre ouverte à M. Denis Coderre: Montréal fait partie du Québec

Monsieur le maire, cher Denis,

Vous me savez partisan d’une réelle décentralisation des pouvoirs et d’un statut pour la métropole. Je m’y étais engagé lorsque j’étais ministre de la métropole et l’ai appuyé comme chef du Parti Québécois. J’estime d’ailleurs que la loi votée par le gouvernement libéral est encore trop timide. En habitation, par exemple, j’aurais aimé donné davantage de latitude à Montréal pour mieux répondre aux besoins criants de logements sociaux et abordables.

Je dois cependant exprimer mon désacccord total avec votre tentative d’utiliser le statut de la métropole pour vous soustraire aux lois de l’Assemblée nationale portant sur la laïcité et le vivre-ensemble.

Monsieur le maire, Montréal fait partie du Québec. Les Montréalais sont membres de la nation québécoise.

Les trous dans le gruyère identitaire de la CAQ : Legault persiste et signe

François Legault avait une belle occasion de préciser ou de corriger ses propositions identitaires dans le texte qu’il a publié samedi dans Le Devoir, en réponse au mien. Malheureusement il ne fait que confirmer les erreurs qu’il propose aux Québécois.

Regrette-t-il d’avoir affirmé que le Québec est envahi de « mononcles » et de « matantes » immigrants par la réunification familiale, alors que ce n’est absolument pas le cas? Silence. Admet-il que sa proposition brutale de renvoyer chez eux, après trois ans, des immigrants échouant à ses tests de français serait invalidée par les tribunaux? Silence. (D’ailleurs, où suggère-t-il de déporter les nombreux analphabètes québécois qui échoueraient aussi à ces tests si on les leur appliquait?) La proposition du Parti Québécois de contrôler la connaissance du français de 100 % des immigrants avant leur arrivée au Québec est à la fois plus efficace et plus humaine.

Libertat

Allocution du chef du Parti Québécois, Jean-François Lisée –
Republicà que farem, Esquerra Republicana de Catalunya
Samedi 4 mars 2017, Barcelone

La version lue fait foi

Toutes les générations ne sont pas égales face à l’histoire, et certainement pas face à la liberté. Et c’est bien ce qui est au coeur de votre combat, plus que les revendications sur les responsabilités, la fiscalité ou la culture. Au coeur de votre combat, il y a la question de la liberté.

Et votre génération connaît, mieux que plusieurs autres, la valeur de la liberté. Pourquoi ? Parce que beaucoup de gens affirment que vous n’êtes pas libres. Que vous n’avez pas le choix de créer un pays qui s’appellerait Catalogne et qui siègerait dignement à la table des nations, en Europe et dans le monde.

VERS DES VICTOIRES !

Du 5 au 7 octobre, vous avez un rôle à jouer pour l’avenir de notre parti et du Québec. Celui de choisir le chef d’un des plus grands partis de l’histoire du Québec. Du parti qui a permis les plus grandes avancées linguistiques, sociales et économiques de notre nation. Du parti qui veut donner aux Québécoises et aux Québécois les moyens de faire encore mieux : l’indépendance.

Vchasser_reussir_fb-1ous avez soif de victoires. Comme celles et ceux qui se battent au quotidien pour les plus démunis, qui tentent de créer des entreprises, et qui veulent faire connaître notre histoire. Comme celles et ceux qui veulent un Québec sans pétrole, les professionnels de la santé qui veulent soigner plus et mieux, tous, veulent des victoires. Tous en ont assez des reculs. Tous et toutes, veulent réussir.

Huit propositions pour oser réussir la Métropole

Proposition #22 du candidat Jean-François Lisée

Deux constats s’imposent. D’abord, la Métropole québécoise est sortie de l’une de ses plus grandes crises politiques, notamment grâce à l’action vigoureuse du gouvernement Marois pour assainir les contrats publics, appuyer l’UPAC dans ses enquêtes et ses arrestations, réformer le financement électoral municipal, puis accompagner Montréal et Laval dans des temps difficiles, maintenant révolus.

Le second constat est que la relance de la Métropole est freinée par de mauvaises décisions du gouvernement Couillard, dont l’incurie en matière d’éducation, d’habitation, de santé et d’économie ont des conséquences néfastes sur la Métropole, notamment sur l’Est de l’île.

En habitation, un rapport du Directeur de santé publique (DSP) de Montréal sur les conditions de salubrité du parc immobilier de la métropole révélait en septembre 2015 que les problèmes d’insalubrité à Montréal touchaient 38 % des appartements en location. Les risques pour la santé publique sont réels, notamment pour nos enfants. Plutôt que d’accélérer les programmes de rénovation et de construction de logements sociaux, les Libéraux ont réduit de moitié (de 1150 à 550) le nombre d’unités construites chaque année.