Palmarès de mes coups de gueule 2015 !

Mon équipe a choisi pour nous un palmarès des coups de gueule 2015 du député de Rosemont.

Les voici, dans l’ordre qu’ils ont choisi:

# 1 : Le ministre Barrette promet d’abolir les frais accessoires, sauf une fois au chalet !


# 2 : Pénurie de seringues ? Le ministre de la santé est parti avec le cash !


# 3 : Quand Phillip Morris fait des clins d’œil aux dépanneurs


# 4 : Payer les médecins, faire payer les pharmaciens


# 5 : Un autre lobby qui ne sait pas combien il touche des cigarettiers


# 6 : Pourquoi le PLQ n’aime pas la Santé publique


# 7 : Le PLQ optimise les aînés de 650%


# 8 : Hommage à Jacques Parizeau


# 9 : Le PLQ et les coûts des débarbouillettes

On est toujours le xénophobe de quelqu’un, M. Couillard

Voici le texte publié jeudi dernier par Le Devoir, le Journal de Montréal et de Québec et par le site du Soleil (Seul La Presse a décliné.) On peut entendre aussi l’entrevue que j’ai accordée à ce sujet à Richard Martineau.

Cher Premier Ministre,

Votre prédécesseur, Robert Bourassa, a déclaré un jour qu’« en politique, on dit parfois n’importe quoi ». C’est donc dans cette catégorie de déclarations que j’ai d’abord classé vos propos de dimanche dernier, quand vous affirmiez que le PQ et la CAQ avaient « soufflé sur les braises de l’intolérance » et portaient « un lourd passif en matière d’intégration ».

Vous avez été fort critiqué pour avoir fait preuve de partisanerie mesquine, alors que l’heure était à l’unité face aux barbares qui venaient de mitrailler nos frères Français, après avoir semé la mort au Liban et en Égypte. À l’heure où des obscurantistes tuaient pour leur idéal d’un État dictatorial religieux (Bernard-Henri Lévy propose le terme « fascislamisme »), j’estimais que vous aviez erré en blâmant ceux qui, à la CAQ et au PQ, proposent des mesures de francisation et de laïcisation plus ambitieuses que les vôtres.

Sortir de l’ambiguïté autochtone: une suggestion

«Je suis Innu, je suis souverainiste.» Lorsqu’il a prononcé ces mots, samedi au Conseil national du Parti québécois, le chef des Premières nations, Ghislain Picard, s’est valu des applaudissements des indépendantistes présents, ensuite un peu refroidis d’entendre qu’il parlait de la souveraineté de sa nation à lui. Ambigu jusqu’au bout, M. Picard, interrogé par les journalistes, n’a pas écarté l’idée de voter oui à un prochain référendum sur la souveraineté du Québec, affirmant: « on est pas rendu là ».

Il était important que le Parti québécois tende la main aux Premières nations en invitant M. Picard à sa tribune, et qu’il y soit bien reçu. Il était tout aussi important que l’invité d’honneur parle franchement à ses hôtes. Le dialogue peut s’ouvrir.

Mais pour aller où ? Pierre Karl Péladeau a eu raison de laisser des portes ouvertes pour la suite du dialogue car, à mon avis, il faut penser autrement. C’est une des suggestions que j’ai faites dans mon récent ouvrage Octobre 1995: Tous les espoirs, tous les chagrins, dont voici un extrait:

Comme le PQ, la Protectrice dit Non à une autre Taxe santé libérale

Ce matin, la Protectrice du citoyen fait entendre la voix de la raison en réclamant, comme on le fait au Parti québécois, l’interdiction des frais accessoires de santé,  imposés à des patients incrédules par certains (une minorité) de médecins spécialistes.

Pour l’instant, la décision de médecins de facturer quelques dizaines ou quelques centaines de dollars à des patients pour des services qui sont gratuits à l’hôpital (mais la plupart du temps qui demandent beaucoup d’attente) est réduite à un millier de médecins. La facture globale est estimée à au moins 50 millions de dollars par an.

En légalisant et normalisant la pratique, le gouvernement libéral donnerait le signal aux 19 000 autres médecins qu’ils ont eu tort de ne pas facturer leurs patients et qu’ils peuvent désormais ouvrir ce robinet, supplémentaire, de revenu. Alors que le rémunération des médecins a monté en flèche ces dernières années, notamment grâce aux efforts du Dr Barrette, alors président des spécialistes.

Soins à domicile: l’ère du ministre du rationnement

La Protectrice du citoyen a mené l’enquête. Elle est formelle. Le gouvernement Couillard ne donne pas suffisamment de ressources au système de santé pour couvrir les besoins en soins en domicile. En fait, c’est au point où les soins sont rationnés.

Elle n’utilise pas le terme, m’a rétorqué à l’Assemblée le ministre Barrette. En effet. Mais voici ce qu’elle dit en citant des cas qui, précise-t-elle, « illustre le problème de l’insuffisance des ressources »:

Dans le cas d’une dame de 84 ans prenant soin de son mari handicapé, le CSSS ne lui offrait que le tiers des heures nécessaires. Pourquoi ? « L’enquête du Protecteur du citoyen a démontré que le CSSS ne disposait pas des ressources nécessaires. » Qu’a-t-il fait ? « Il a choisi de partager les services disponibles entre tous loes usagers. »

Cela consiste à « donner un peu à chacun, tout en ne donnant assez à aucun. »

Officiel: Imperial Tobacco très fâchée contre moi !

D’abord un mot pour dire ma satisfaction d’être confirmé dans mes fonctions de porte-parole pour la Santé publique et les services sociaux et la métropole dans l’équipe remaniée du PQ. Je suis ces dossiers depuis à peine plus d’un an et je suis ravi de pouvoir défendre, face à l’austérité libérale, les causes des personnes handicapées ou autistes, des groupes d’intervention en itinérance, dénoncer les innommables coupes en Santé publique, défendre les Centres de protection de la jeunesse, aussi visées par la mesquinerie gouvernementale.

En plus, je commence à connaître le tabac, ses compagnies et ses lobbies. Et à vouloir les faire reculer dans nos vies. Nous avons terminé, la semaine dernière, d’entendre les groupes intéressés par la question et je tiens à mener ce dossier jusqu’au bout, en poussant le gouvernement Couillard à sortir de sa timidité face aux compagnies de tabac et à accepter les nombreux amendements que le Parti québécois propose.

On vit « un équilibre linguistique parfait » dit le PLQ. Sérieux ?

Pour une surprise, c’est une surprise de taille. On vient d’apprendre qu’après 400 ans de soubresauts et de tensions, le Québec a enfin atteint le nirvana linguistique.

Équilibre: Ensemble/Together

Équilibre: Ensemble/Together

Je n’invente rien. Notre ministre responsable de la promotion de la langue, Hélène David, l’a dit hier en répondant aux militants anglophones inquiets pour l’avenir de leur propre langue au Québec. « Je pense que nous avons un équilibre parfait, compte tenu de la situation ».

Wow. Et elle a dit-ça, rapporte Radio-Canada, « posément » et elle a « bien pesé ses mots ». Donc, elle n’avait rien fumé d’illégal. Elle a fait cette déclaration en pleine possession de ses capacités intellectuelles.

Bon, oui, à sa décharge, elle est « sous influence ». Elle a entendu comme nous son premier ministre affirmer avec force que les mesures de renforcement du français, « ça suffit » ! Jugez-en :