Le plus grand contraste de 2012

Si on voulait résumer l’année politique québécoise 2012 en deux instants, je choisirais les deux suivants.

Instant # 1 – 19 août

Ce moment fut peu commenté mais, pour moi, il symbolise le fond du panier éthique dans lequel le chef libéral Jean Charest a voulu entraîner le Québec.

La chose s’est produite le 19 août dernier, pendant le débat qui l’opposait à trois autres chefs de parti, sur les ondes de Radio-Canada.

Très offensif, Charest tentait de démontrer que ses problèmes d’éthique n’étaient rien aux côtés de ceux de ses rivaux. L’homme du 75 000$ par an, du refus de la commission d’enquête, le défenseur de Tomassi-les-garderies, voulait tant aspirer tout le système politique aux abimes avec lui que vint un moment où il accusa… Françoise David de procéder à du financement douteux. (Elle eut la présence d’esprit d’expliquer que son parti empruntait des sous à ses militants plutôt qu’aux banques, comme le font les autres partis.)