Sortir, Voir: Un Mike Ward pas si noir que ça / Mélancolies référendaires

Rire noir avec Mike Ward

Je n’étais jamais allé à un spectacle de Mike Ward. Je savais que son fond de commerce était, ben, le fond de culotte. Je ne voyais pas pourquoi je passerais deux heures à me faire parler d’organes génitaux en vadrouille.

Les démêlés de Ward avec la liberté d’expression ont donné de l’épaisseur au personnage et j’ai été frappé par les bonnes critiques entourant son dernier spectacle. Un spectacle post-traumatique, il faut le dire. Ward mène d’un tribunal à l’autre un combat controversé pour le principe de pouvoir rire nommément d’un jeune handicapé. Il a encaissé le choc en plongeant dans une dépression qui lui a donné des idées suicidaires.

Un hilarant tour de force

Message d’Ottawa au Québec: « Canada, love it or don’t leave it! »

Avec sa loi adoptée en 2000, le Canada a mis quatre cadenas sur le processus d’indépendance du Québec.

Les procureurs fédéraux, apprend-on, ont avisé la Cour que le Québec ne pourrait devenir indépendant que si une majorité de provinces donnait son accord.

Bref, que même si le Québec votait Oui à son indépendance, cette décision serait, disons, dépendante, de la bonne volonté des autres provinces. Combien ? Peut-être sept, peut-être neuf, ce n’est pas encore clair.

Pourquoi s’en étonne-t-on ? Car c’est étonnant, oui. C’est impraticable, insensé, absurde, oui. Mais à leur décharge, les procureurs n’ont rien fait d’autre que d’appliquer la loi. La loi canadienne. La loi sur la « clarté » adoptée en 2000. Elle dit exactement ça.

Et avait fait dire au politologue de l’Université de Montréal, Alain Noël, que la position officielle d’Ottawa au Québec était: « Canada, love it or don’t leave it ».

Unité des indépendantistes: la leçon venue du Sud

Quel est le coût de la division des indépendantistes et des progressistes ? Il tient en un mot : le pouvoir. Se diviser, c’est laisser le pouvoir à ceux qui ne veulent ni l’indépendance, ni le virage vert, ni la lutte aux inégalités sociales, ni la véritable défense du français, ni la chasse aux paradis fiscaux. Toutes choses qui, pourtant, nous unissent.

On comprend mal comment le nouveau chemin de Catherine Fournier peut conduire à des victoires.

Vous en doutez?  Regardons les faits. Au Parti Québécois, nous avions perdu l’élection de 2014 tous seuls. Mais en 2012, l’existence de Québec Solidaire nous avait fait perdre entre 12 et 15 circonscriptions. Si nous avions eu seulement la moitié des voix de QS (pas 100%, la moitié !), notre gouvernement aurait été majoritaire. Hors Montréal, la CAQ et les libéraux sont nos adversaires. Mais notre marge de victoire y a été prise par QS dans des comtés des Laurentides, de l’Estrie, de la Mauricie, même de  la ville de Québec et de l’Outaouais !

Libertat

Allocution du chef du Parti Québécois, Jean-François Lisée –
Republicà que farem, Esquerra Republicana de Catalunya
Samedi 4 mars 2017, Barcelone

La version lue fait foi

Toutes les générations ne sont pas égales face à l’histoire, et certainement pas face à la liberté. Et c’est bien ce qui est au coeur de votre combat, plus que les revendications sur les responsabilités, la fiscalité ou la culture. Au coeur de votre combat, il y a la question de la liberté.

Et votre génération connaît, mieux que plusieurs autres, la valeur de la liberté. Pourquoi ? Parce que beaucoup de gens affirment que vous n’êtes pas libres. Que vous n’avez pas le choix de créer un pays qui s’appellerait Catalogne et qui siègerait dignement à la table des nations, en Europe et dans le monde.

Leadership: Chasser les libéraux. Réussir l’indépendance. Dans cet ordre.

Proposition #1 du candidat Jean-François Lisée

Pourquoi voulons-nous l’indépendance pour les Québécois ? Parce que nous aimons à ce point le Québec que nous le voulons libre, ambitieux, épanoui.  Et parce que nous aimons le Québec, nous rageons de le voir gouverné par des libéraux qui l’affaiblissent en imposant leur austérité et leur incompétence à nos enfants, à nos soins de santé, à nos régions, à nos sièges sociaux, à notre économie, à notre langue et à notre identité  même.

Le Parti québécois a une tâche essentielle : faire l’indépendance du Québec. Quand ? Le plus vite possible. Il a aujourd’hui une tâche immédiate : débarrasser le Québec du gouvernement libéral le plus toxique qu’on ait connu.