Huit propositions pour oser réussir la Métropole

Proposition #22 du candidat Jean-François Lisée

Deux constats s’imposent. D’abord, la Métropole québécoise est sortie de l’une de ses plus grandes crises politiques, notamment grâce à l’action vigoureuse du gouvernement Marois pour assainir les contrats publics, appuyer l’UPAC dans ses enquêtes et ses arrestations, réformer le financement électoral municipal, puis accompagner Montréal et Laval dans des temps difficiles, maintenant révolus.

Le second constat est que la relance de la Métropole est freinée par de mauvaises décisions du gouvernement Couillard, dont l’incurie en matière d’éducation, d’habitation, de santé et d’économie ont des conséquences néfastes sur la Métropole, notamment sur l’Est de l’île.

En habitation, un rapport du Directeur de santé publique (DSP) de Montréal sur les conditions de salubrité du parc immobilier de la métropole révélait en septembre 2015 que les problèmes d’insalubrité à Montréal touchaient 38 % des appartements en location. Les risques pour la santé publique sont réels, notamment pour nos enfants. Plutôt que d’accélérer les programmes de rénovation et de construction de logements sociaux, les Libéraux ont réduit de moitié (de 1150 à 550) le nombre d’unités construites chaque année.

Indépendance : voir la réalité en face, pour la transformer

Rien ne me ferait plus plaisir que de croire que nous puissions réaliser rapidement l’indépendance, que la victoire est à portée de main. Mais je crois qu’il incombe à un leader de bien lire la réalité, même si elle est désagréable. Sinon, on ne peut pas la transformer.

Ma collègue Martine écrit : « La logique qui mène à reporter l’indépendance à un hypothétique deuxième mandat repose sur l’idée que les Québécois ne seraient pas prêts. Même Jean Charest a affirmé que le Québec indépendant serait viable économiquement. »

« Les Québécois pas prêts » et « un Québec viable économiquement » sont deux choses distinctes. D’ailleurs, les analyses remises au président des États-Unis affirmaient dès 1977 « la viabilité d’un Québec souverain en termes économiques »[1].  La question, complètement différente, est de savoir si une majorité de Québécoises et de Québécois sont prêts à dire oui.

Pour une vraie culture de la culture au Québec

Proposition #21 du candidat Jean-François Lisée

Le Québec ne manque pas de créativité ni de créateurs. Sa production culturelle par habitant est exceptionnelle, quels que soient les indices de comparaison utilisés.

Le problème de fond réside dans la petitesse du marché. Notre offre culturelle suffirait à assouvir la soif de 80 millions de consommateurs, qui pourraient ainsi en assurer la rentabilité. Il faut s’en réjouir et la soutenir. Mais nous sommes huit millions et nous refusons de diviser par dix la qualité et la quantité de nos produits.

L’intervention de l’État québécois en soutien de l’effort culturel a été, est et sera par conséquent un élément permanent de notre vie culturelle. Globalement, je propose de faire passer sur un horizon de 6 à 8 ans le budget de la culture de 1 à 2% du budget global de l’État. La question posée est de savoir quel est l’aménagement le plus porteur, le plus efficace, le plus équitable.

Pour une politique agricole qui favorise la stabilité, la relève et la souveraineté alimentaire

Proposition #18 du candidat Jean-François Lisée

Le point de départ de ma réflexion en matière d’agriculture, et plus largement d’alimentation, est qu’il ne s’agit pas d’un simple marché. Ces secteurs développent des produits essentiels – tout comme l’eau ou l’électricité – et ont un impact majeur sur l’aménagement du territoire, le mode de vie et le bien-être. Pour cette raison, un discours simpliste souhaitant imposer sans plus réfléchir le libre marché dans le secteur de l’agriculture et l’agroalimentaire néglige son caractère stratégique pour le Québec. Le deuxième principe qui guide de ma réflexion est la nécessité pour les agriculteurs de pouvoir compter sur un environnement stable, durable et prévisible, où l’État intervient pour garantir un système solide de partage des risques.

Faire du Québec un pôle d’attraction mondial pour un enseignement supérieur de l’excellence et de l’égalité des chances

Proposition #17 du candidat Jean-François Lisée

On s’appesantit beaucoup sur les carences de notre système d’éducation supérieure. Il y a beaucoup à faire pour l’améliorer, c’est sûr, et je présente ici plusieurs propositions en ce sens.

Mais cette insatisfaction permanente ne doit pas cacher un fait réel : nous avons construit au Québec, avec les Cégeps, notre réseau universitaire et nos instituts de recherche, un outil remarquable qui dame régulièrement le pion à nos concurrents étrangers en termes d’attractivité des étudiants, d’obtention de budgets de recherche, de qualité de nos diplômés.

Je ne proposerai donc pas seulement ici des bonifications d’un réseau qui a déjà fait ses preuves. Non, je compte au contraire fixer pour notre éducation supérieure un objectif plus ambitieux que la simple réparation des tuyaux qui coulent et des dégâts causés par les quatre ministres libéraux qu’elle a récemment subis.