« Monsieur » voyait les Québécois tels qu’il voulait qu’ils deviennent.

Voici le texte de mon hommage à Jacques Parizeau, à l’Assemblée nationale aujourd’hui:

De René Lévesque, Camille Laurin écrivait ceci :

 «Il me paraît comprendre et ressentir dans ses chairs ces contradictions de l’homme québécois qui, tout à la fois, lui imposent de se libérer et l’empêchent d’y parvenir. C’est pourquoi Lévesque oscille lui-même entre la nuit et la lumière. Il est pour chacun un signe de contradiction.»

Le bon Dr Laurin aurait dû tirer un diagnostic complètement opposé de l’autre incarnation du mouvement indépendantiste. Jacques Parizeau ne reflétait pas, comme Lévesque, les Québécois tels qu’ils étaient; il les représentait tel qu’il voulait qu’ils deviennent : désinhibés, décomplexés, déjà indépendants dans leur tête et dans le monde.

Un message du DGE à temps pour les derniers achats de Noël

Le Directeur général des élections y a bien réfléchi, et a déterminé que mon livre Le Journal de Lisée n’était pas une dépense électorale. Vous m’en voyez ravi. Cela nous aurait un peu compliqué la vie, mais nous étions prêts à vivre avec la décision du DGE, quelle qu’elle fut.

Pas une dépense électorale. Mais un excellent achat !

Pas une dépense électorale. Mais un excellent achat !

Mais si ce n’est pas une dépense électorale, c’est cependant un excellent achat. Comme l’a indiqué un des premiers lecteurs, le journaliste caustique Vincent Marissal de La Presse, le livre devrait « être lu par tous les militants péquistes », à l’aube de la campagne à la direction qui commencera officiellement début février. Pour une fois M. Marissal et moi sommes d’accord.

Et comme l’écrit Gilbert Lavoie dans Le Soleil, « c’est vrai que çà se lit bien ! »

Le livre est disponible dans les bonnes librairies et en version imprimée ou numérique, sur le site des libraires indépendants RueDesLibraires

Le Québec et le pétrole : pour une position claire, cohérente, verte

La politique du Québec envers le pétrole doit être sans équivoque et fondée sur trois principes :

  • Faire du Québec une nation exemplaire dans l’effort planétaire de notre génération pour éviter la catastrophe humaine, écologique et économique qui serait provoquée par le réchauffement climatique;
  • Engager le Québec dans une transition écologique visant à réduire graduellement puis éliminer l’utilisation du pétrole et autres hydrocarbures.
  • Affirmer que le Québec, actuel ou indépendant, doit avoir le dernier mot en matière de production ou de transport d’hydrocarbures sur son territoire.

Ces principes nous conduisent à prendre des positions fortes sur plusieurs dossiers d’actualité concernant le pétrole et les hydrocarbures, ceux présents sur le territoire québécois et ceux qui transitent ou comptent transiter par notre territoire.

Après consultation d’experts, de collègues et de nombreux citoyens, militants et membres de ma campagne, je prends, comme candidat à la direction du Parti québécois, les engagements suivants :

#AvecLisée : Une campagne qui incarne le changement

Nous étions une centaine, ce dimanche matin à Rosemont, pour partager notre envie de changer le Parti québécois et de préparer l’après-Couillard.

Une centaine de bénévoles, parmi les 500 qui ont déjà répondu à mon appel de donner chacun au moins une heure de leur temps à notre campagne. Nous avons discuté, en ateliers sur le contenu, les communications, l’équipe web, l’organisation, dans une grande convivialité et une volonté de changer les choses.

Voici mon discours d’ouverture:

Grande discussion sur les thèmes de campagne à développer dans l’atelier contenu:

atelier contenu

D’autres rencontres suivront sous peu. Rejoignez la campagne !

J'embarque

Information: 4 propositions pour dompter l’hyper-concentration des médias

En démocratie, l’information est un service essentiel. C’est à la fois le projecteur braqué sur ce qui se dit, se fait, se décide, le carburant de la discussion publique, le garde-fou de l’intégrité. Moins une population est informée, localement ou nationalement, moins elle est équipée pour s’engager dans la chose publique, peser sur les décisions, faire émerger de nouvelles voix, des réformes, des leaders.

Comment va l’information au Québec ? Son état de santé est préoccupant. Son tonus décline. Les conditions de son atrophie s’accumulent.

Le gouvernement québécois ne peut rester les bras croisés et laisser s’affaiblir un bien public aussi important que l’information. Il doit cependant garder une saine distance avec le quatrième pouvoir: créer les conditions de sa vitalité, sans lui dicter sa conduite.

À l’heure où les journalistes sont réunis pour leur congrès annuel, et dans le cadre de la course à la direction du Parti québécois, je soumets à la discussion quatre hypothèses de travail.

L’humanisme: ingrédient clé de la promotion de l’identité

C’était une journée chargée, ce jeudi, sur la question de l’identité. D’abord une déclaration de mon collègue Pierre Karl sur la Charte des valeurs a provoqué chez les journalistes une soif nouvelle. Ils voulaient savoir comment les autres candidats à la chefferie aborderaient cette question, s’ils devenaient chef. N’étant pas un abonné à la langue de bois, j’ai répondu franchement.

Le même jour, la Société Saint-Jean-Baptiste présentait un mémoire sur la présence de l’anglais dans notre système de santé. Mon désaccord avec l’approche de la SSJB sur ce point étant total, j’ai exprimé vigoureusement mon point de vue.

Il y a, dans mes prises de position, un fil conducteur: l’humanisme. Oui, il faut réparer le passé et le présent. Oui, il faut changer l’avenir.

Mais dans tous les changements qui impliquent la vie des gens — et l’identité est au cœur de la vie des gens — la manière est aussi importante que le principe.