Leadership: Santé – Stopper l’hémorragie financière, atteindre un sain équilibre

« Les gouvernements essaient de ne pas affronter la médecine, ou de ne pas trop l’indisposer. On l’a vu lorsqu’on a accepté le principe du rattrapage par rapport à l’Ontario. On sait que c’est un non-sens. 

Si on essayait de rehausser la rémunération de toutes les professions et tous les métiers au niveau de l’Ontario, ce serait la faillite parce qu’on n’a pas le même niveau de richesse. On reconnaît aujourd’hui que dans un cadre normal, où les relations auraient été plus équilibrées, on n’aurait jamais consenti à une entente comme celle-là.[…] » 

«Notre système de santé n’est pas la propriété des médecins, mais des Québécois. Il devrait être vu, analysé et géré en fonction des besoins des Québécois et des patients. C’est un aspect qui m’apparaît fondamental.
Et on ne progresse pas dans ce sens-là parce que tout ce qui touche le moindrement aux médecins doit toujours être négocié avec les deux fédérations médicales. »

Immigration: rejeter le chiffre de l’échec, trouver le chemin du succès

J’ai honte. Comme Québécois, j’ai honte chaque fois que je rencontre un chauffeur de taxi qui est venu chez nous pour être ingénieur, une caissière qui a été formée comme technicienne dentaire, un chômeur qui n’a jamais de suivi lorsqu’il envoie des CV parce que son nom semble étrange aux yeux des employeurs.

On a plus honte que jamais, au Québec, depuis que le gouvernement libéral a décidé de hausser à 45 000, puis à 50 000, les seuils d’immigration, sans s’assurer le moins du monde que ces gens qu’on appelle et accueille puissent réaliser leurs rêves.

C’est la grande séduction, suivie de la grande déception. Oui, c’est honteux.

Le taux de chômage des immigrants est plus élevé ici qu’ailleurs en Amérique. 60 % de ceux qui ne parlent pas français ne vont pas aux cours de francisation. La moitié de ceux qui arrivent en connaissant l’anglais plutôt que le français quittent rapidement pour des cieux plus cléments. Je ne leur en veux pas. Je nous en veux d’être si peu accueillants. Si mal-accueillants. Je ne nous reconnais pas

Leadership – Questions/Réponses sur mes propositions

Voici des réponses à des questions fréquemment posées sur ma proposition stratégique. Plusieurs de ces échanges sont tirées d’entrevues réalisées ces derniers jours.

Quel est le problème avec la perspective d’un référendum hâtif ?

Le mot référendum est le principal repoussoir à la mobilisation. Je pense que c’est un poison, il faut le retirer du système pour parler des autres choses y compris de l’indépendance. 

En faisant du porte à porte, quand on se présente en disant « bonjour je suis du PQ et je veux vous parler d’électrification des transports », les gens répondent: « c’est bien beau, mais on veut surtout savoir s’il va y avoir un référendum ». C’est la première question et tant qu’on n’y répond pas, les gens ne veulent pas nous parler d’autre chose

Répondons simplement qu’on en tiendra un dès le prochain mandat, ce sera clair ?

#AvecLisée : Nous sommes déjà 800 !

Ma campagne s’est ouverte lundi matin aux aurores. En moins de 48 heures, vous avez été plus de 800 à m’offrir votre aide, notamment en indiquant votre disponibilité en cliquant sur :

J’embarque

C’est donc devenu notre campagne. Vous êtes, non, Nous Sommes de Montréal et de Québec, d’Ungava, de la Côte-Nord, de Chaudière-Appalaches, d’Estrie, d’Outaouais, de Mauricie, d’Abitibi et d’ailleurs.

Nous sommes des membres actuels, membres d’exécutifs du parti. Nous sommes nombreux à dire que nous prenons maintenant notre carte, après l’avoir abandonné auparavant. Ou alors à la prendre alors que nous ne l’avions jamais eue.

Nous sommes certains des 1000 qui avaient cliqué sur J’embarque la dernière fois, et qui en redemande cette fois-ci. Nous sommes des pressés de l’indépendance, mais des pressés de réussir, avec méthode et en chassant les libéraux du pouvoir.

Leadership: Chasser les libéraux. Réussir l’indépendance. Dans cet ordre.

Bon lundi,

D’abord, un énorme remerciement à tous ceux et celles qui ont partagé avec moi leurs conseils, leurs témoignages et leur engagement depuis une semaine, sur ce blogue, dans des courriels privés ou dans des rencontres. Vous n’étiez pas tous d’accord sur la bonne marche à suivre, mais vous étiez tous conscients de l’importance de l’enjeu. J’ai été frappé par le sérieux et l’engagement dont vous avez fait preuve. Je ne puis pas vous répondre individuellement, mais sachez que je vous ai tous lus, sans exception.

Ma participation à cette course n’est pas une affaire personnelle ou de carrière ou d’ambition. J’ai indiqué la semaine dernière qu’une seule question me préoccupait: aurais-je quelque chose d’important à proposer, que mes collègues Véronique, Martine et Alex ne proposent pas ? Je les ai écoutés attentivement, toute la semaine, dans leurs déclarations publiques comme dans des conversations privées.

Métropole: le match Lisée vs Coiteux

J’ai eu le plaisir de croiser le fer jeudi soir dernier avec le nouveau ministre de la métropole, Martin Coiteux. J’ai pensé vous faire rapport et vous présenter les principaux extraits. Les voici:

1) Chômeurs montréalais ou albertains?

Jamais au cours des quatre dernières années le taux de chômage n’a-t-il été si élevé sur l`île de Montréal. Pour venir en aide aux chômeurs albertains, le gouvernement fédéral allonge de 20 semaines la période de prestations. Le ministre de la Métropole entend-il demander le même traitement pour les chômeurs montréalais ? Voyez-vous même: il n’est d’aucune utilité.

D’abord un bref fait saillant :

Puis l’intégrale de l’échange :

2) L’effet libéral sur l’emploi à Montréal

Plutôt que de reconnaître que la situation de l’emploi est préoccupante, le ministre Coiteux veut toujours blâmer le gouvernement précédent. C’est son choix. Pourtant, jamais les conditions d’un décollage de l’économie montréalaise n’ont-elles été aussi bien réunies, même en intégrant dans l’argumentaire des éléments de la propagande libérale.

Lire: Pauline et le pouvoir au quotidien

Comme tous les samedis, mes suggestions de lecture.

Pauline Marois au microscope

9782764634356Je me souviens d’avoir surpris Dominique Lebel dans son minuscule bureau de l’absurdement labyrinthique cabinet de la première ministre, rue Sherbrooke à Montréal. Il avait la tête dans les mains.

« Tu as l’air accablé ». Il l’était. Un article du matin avait fait déraper une négociation qui aurait du mieux se passer et qui allait ajouter à nos épreuves du début 2013.

J’avais applaudi à deux mains l’arrivée de Dominique autour de Pauline Marois, car cet ancien des jeunesses péquistes, de cabinets de Jean Doré et Gilles Baril, devenu entrepreneur et haut dirigeant de Cossette, me semblait superbement doué pour aider le nouveau gouvernement à surmonter une tare congénitale au Parti québécois: la difficulté à communiquer.