Contrairement à Françoise, 79% des électeurs de QS craignent les Libéraux

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Une déferlante libérale, avec 18 anciens ministres de Charest ? Les électeurs de Québec solidaire n’en veulent pas !

Pendant les derniers jours de la campagne, Françoise David a tenté de convaincre les électeurs que le PQ et le PLQ, c’était la même chose.

« Les deux partis me découragent pas mal », a-t-elle dit au Devoir, « ils ont la même vision »

Il y a un problème: selon les sondages internes du PQ, 79% des électeurs de Québec Solidaire ne sont pas du tout, mais alors pas du tout, d’accord. Entre Gaétan Barrette et Véronique Hivon, comme entre Philippe Couillard et Pauline Marois, il y a un monde.

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Mais alors que faire pour éviter ce désastre. Les électeurs de Québec Solidaire ont une bonne idée:

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Ce matin dans Le Devoir, un groupe de candidats et de militants d’Option Nationale se rallie au Parti Québécois.

Amir Khadir, jusqu’au cou dans le marais de l’Unité canadienne!

Soyons de bon compte. Amir Khadir s’est mis les deux pieds dans le plat lorsqu’il a voulu flatter son auditoire anglophone dans le sens du poil en affirmant à la chaine canadienne CTV qu’il ne proposait pas « la séparation » mais le « renouvellement de l’unité canadienne ». Eh ben !

On sait très bien de quoi il parle. Ce n’est pas QS qui l’a inventé, c’est le fondateur du Parti québécois, le rassembleur, René Lévesque. Un Québec indépendant, donc politiquement séparé du Canada, négocierait une nouvelle entente avec son voisin, le pays indépendant appelé Canada. Une entente comme il y en a plein dans le monde.

Ce serait cependant le contraire de « l’unité canadienne », qui veut dire complètement autre chose.

Si Amir Khadir avait un brin d’humilité, il aurait reconnu avoir gaffé, etre allé trop loin, et aurait retiré ses paroles. Mais, ayant refusé en début de semaine de s’excuser d’avoir comparé Pauline Marois au dictateur iranien mysogine Khomeini, il n’allait pas commencer maintenant à faire amende honorable.

Dring dring Québec Solidaire ?

(Note: Québec Solidaire fait des pubs montrant un dialogue imaginaire avec une électrice péquiste. J’ai pensé adapter leur concept. Tous les faits relatés sont véridiques.)

Électrice: Dring Dring ? Allo ? Québec solidaire ?

QS: Oui, vous y êtes. C’est à quel sujet ?

Électrice: Je suis volontaire pour aller me battre à vos côtés contre la droite !

QS: Parfait! On a plusieurs députés péquistes à qui on veut nuire !

Électrice: Des péquistes ? Euh. Mais je voudrais me battre contre la droite, des Libéraux, des Caquistes, vous voyez ?

QS: Ah ! Vous n’êtes pas à la bonne place, nous on attaque surtout le PQ. Vous n’avez pas vu nos pubs ? Elles sont toutes contre le Parti québécois !

Électrice: Ah, je comprends. Vous concentrez vos forces contre un gars comme PKP, l’ancien patron, candidat du PQ dans Saint-Jérôme ?

La gifle de Pierre Foglia à Québec Solidaire

Comme vous, je suis un lecteur assidu de Pierre Foglia. Son ton, son style, son irrévérence, sa non-rectitude politique le rendent simplement indispensable dans le dialogue québécois.

Il est (était?) un fidèle compagnon de route de Québec solidaire. Depuis le début. Il a une affection forte pour Françoise et Amir. Indépendantiste de gauche, voilà où il loge.

Jusqu’à ce matin. Jusqu’à PKP.

Ce matin, dans sa chronique de La Presse, il remet les priorités dans l’ordre: indépendance d’abord, idéologie ensuite. Qu’Amir et Françoise se le tiennent pour dit.

Extraits:

l’indépendance était sinon morte, moribonde, quand l’autre dimanche arriva M. Péladeau.

M. Péladeau que je déteste de tout mon coeur de journaliste.
Mais mon coeur de souverainiste, lui?

Quand Amir Khadir perd les pédales, et son jugement

Amir Khadir avait appuyé l'Ayatollah Khomeini. Pris de remord, il le voit partout !

En 1979, Amir Khadir avait appuyé l’Ayatollah Khomeini. Pris de remords 35 ans plus tard, il le voit encore partout !

Je ne pensais pas écrire deux jours de suite sur les dirigeants de Québec Solidaire. Mais la dérive de leurs propos m’y oblige. Françoise, déjà, avait insulté tous les progressistes qui sont au PQ avec ses affirmations. C’était beaucoup.

Mais voici qu’hier, Amir Khadir est allé encore plus loin, en comparant la direction du PQ à la dictature islamique, liberticide et misogyne de l’Ayatollah Khomeini d’Iran.

Voyons d’abord ce qu’Amir a dit, dans son contexte, avant de commenter. Il est suivi par un journaliste radio de Radio-Canada, micro en mains, dans sa circonscription de Mercier. Il sait donc que ce qu’il va dire sera rendu public. Il entre dans un café et aborde un jeune. Voici l’intégrale de la conversation:

Khadir : « Et puis, M. Péladeau, ça vous sourit? »

La triste chute de Françoise David

Françoise David a franchi la ligne entre le débat et le mépris.

Françoise David a franchi la ligne entre le débat et le mépris.

J’ai beaucoup hésité à choisir le mot ou l’expression. « Déception » m’est venu. « Manque de respect », aussi. Mon clavier a même fleurté avec « malhonnêteté intellectuelle ».Mais c’est le mot « triste » qui s’est imposé.

Les propos tenus ces derniers jours par Françoise David sur les progressistes du Parti québécois sont tristes. Parce que, au-delà de nos divergences, j’ai toujours pensé que Françoise (et Amir) avaient pour les autres progressistes une attitude ouverte qui leur interdisait les accusations démagogiques et les généralisations outrancières qu’on retrouve dans la bouche des Libéraux.

Que Françoise et Amir soient très fâchés contre PKP, je le conçois aisément. Qu’ils jugent que c’est une erreur pour un parti souverainiste social-démocrate de l’accueillir dans ses rangs, c’est une opinion dont on peut débattre.

Les risques de la division du vote souverainiste (suite)

bannierevotestragJe m’y attendais, mes billets sur les dangers du vote stratégique et sur la soudaine popularité de mon amie Françoise David chez les Libéraux ont provoqué des réactions, parfois vives, sur ce blogue et ailleurs.  Je le comprends aisément. Mon estimé collègue candidat QS dans Rosemont, François Saillant, s’est entre autres dit choqué de ce qu’il appelle ma « campagne de peur ».

J’écrivais en effet ce mercredi que « Dans mon cas dans Rosemont, sur la base des résultats de la dernière élection, il suffirait que moins de 2 de mes électeurs sur 5 passent à QS pour que la candidate libérale l’emporte. »

Voici ce que François m’écrit:

Bonjour Jean-François,

Moi qui ai milité au Parti québécois à l’époque du Coup de la Brinks, je croyais sincèrement que les campagnes de peur étaient l’apanage du Parti libéral du Québec… (et ces jours-ci de la CAQ et de ses caribous!)

Les (involontaires) mauvaises fréquentations de Françoise David

Ce n’est pas de sa faute. Mais depuis sa très bonne prestation lors du débat des chefs de dimanche dernier, Françoise David est une Star… chez les Libéraux.

Du premier ministre Jean Charest en passant par les conseillers du chef et la ministre sortante Michelle Courchesne, les Libéraux ont découvert les vertus de Françoise et vantent ses qualités à tout va. (Voir l’article du Devoir: Le PLQ invite à voter… Québec Solidaire.)

Françoise accueille avec plus qu’un brin de scepticisme ces appuis qui sentent l’opportunisme politique à pleins pieds. Elle s’est officiellement dissociée de ces mauvaises fréquentations involontaires et je l’en félicite.

Mais ces nouveaux amis lui posent un problème sérieux. Françoise a fait distribuer dans tous les foyers de Gouin un dépliant dans lequel elle tente de démontrer que la perte d’un ou de plusieurs comtés péquistes au profit de Québec solidaire ne pourrait mathématiquement pas faire élire un gouvernement libéral.

Le pas-très-beau risque de Québec Solidaire

mulcairL’ingratitude. C’est le mot qui vient à l’esprit. L’ingratitude du NPD envers ceux qui ont contribué à son succès électoral, au Québec, le 2 mai 2011.

L’ingrat, c’est Thomas Mulcair. Il a annoncé ce vendredi qu’à la prochaine élection québécoise, vers 2016, il y aura, dans chacune des 125 circonscriptions, un candidat d’un nouveau NPD-Québec. Et ils feront concurrence aux 125 candidats de Québec Solidaire.

Oui, l’ingratitude. Car en avril 2011, Amir Khadir avait appelé les électeurs québécois de gauche, y compris souverainistes, à soutenir le candidat le plus progressiste, parfois du Bloc, parfois du NPD. Amir avait lui-même donné l’exemple en votant pour le candidat NPD dans son comté.

Ayant ainsi participé à la vague orange, Québec solidaire est désormais la victime de l’organisation NPD qu’il a contribué à créer. Comme si Frankenstein-Mulcair se tournait contre son créateur.