À voir (ou pas): Les deux papes – après les Fake News, la Fake History

Le film est extraordinairement intéressant. Les acteurs sont remarquables. Les dialogues, savoureux. L’arc narratif, savamment ficelé. On en ressort avec un très grand respect pour le pape actuel, François, et on se réconcilie avec son prédécesseur, Benoît, dont la rigidité idéologique s’efface derrière la sympathie qu’il éprouve graduellement pour le réformiste François, à travers lequel il entend la voix de Dieu. Dans la scène finale, l’argentin d’origine et l’allemand d’origine regardent ensemble la finale de la coupe du monde mettant en opposition leurs pays respectifs.

À voir (ou pas): Le problème avec Messiah / L’humour noir de Dracula

Deux séries Netflix récentes méritent attention. Il faut d’abord vous dire qu’à mon âge, je ne suis plus preneur d’horreur et de sang. J’ai fait exception pour l’excellent « Get Out », qui tient davantage de la satire raciale. Je n’étais donc pas un candidat idéal pour la mini-série Dracula. Sauf que… j’ai vu qu’elle avait été écrite par les concepteurs de la récente et brillantissime série Sherlock (avec Benedict Cumberbatch dans le rôle titre.)

À lire (ou pas): Un Goncourt qui se déroule au Québec

Je n’ai pas l’habitude de me jeter sur les lauréats des prix littéraires pour faire mes choix. Mais le dernier Goncourt, « Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon », a attiré mon attention parce qu’une partie de l’intrigue se déroule dans ma ville natale, Thetford Mines. En le lisant, je me suis rendu compte qu’une autre partie du récit a lieu non loin de ma résidence actuelle, dans Ahuntsic.

Sortir: Illumi, pari gagné, même pour les sceptiques

J’étais sceptique. Je fus confondu. La nouvelle offre pensée par l’équipe de Cavalia pour agrémenter nos hivers part d’une idée simple: créer des objets et animaux lumineux, portée à la puissance dix. Pas un tableau, dix. Pas un Samourai à cheval, des dizaines. Pas une araignée rouge, des centaines.

Il faut une bonne heure et demie pour faire le tour du site (davantage avec des enfants). J’ai eu la chance de le faire alors que tombait une jolie neige, cela ajoute à l’effet féérique.

À voir: The Report, sur la torture américaine

La véracité historique est une des grandes qualités du film The (torture) report. Ses producteurs ont été méticuleux dans leur respect d’un épisode historique terrifiant: la normalisation de l’utilisation de la torture dans la CIA post-11 septembre. (Pour une discussion de cette véracité, lire cet article de Slate.)

L’histoire est contée à travers la tentative du personnel de la sénatrice Diane Feinstein de faire une enquête exhaustive de cette pratique, face à une CIA plutôt, disons, réticente.