Voir: Défi relevé pour Livre de la jungle et deux séries Bof !

Comme chaque vendredi, je vous fait part de ce qu’on peut voir, ou pas voir

Un livre de la jungle plus noir

jungleLa version animée du Livre de la jungle, livré par Walt Disney en 1967, est un petit bijou. Une comédie/drame musical qui a charmé des générations. Il était donc risqué de vouloir en créer une version non animée. Défi relevé.

La nouvelle mouture est plus noire, plus réaliste que le dessin animé. Si la trame reste la même, la comédie disparaît au profit du drame (sauf dans le générique de fin, charmant !). Le film ne s’adresse donc pas aux jeunes enfants.

Je suggère la version 3D, qui ajoute à la qualité du film. Le petit Rohan Chand est parfait comme Mowgli.

En salle en ce moment.

Deux séries décevantes

Lire: Le ministre péquiste de la démocratie, celui des autochtones

Cette semaine, mon opinion sur des ouvrages portant sur deux ministres clés de l’histoire péquiste, Robert Burns pour la période Lévesque, Guy Chevrette pour la période Parizeau-Bouchard.

Esprit de Robert Burns, es-tu là ?

9782895833215Y a-t-il un bon livre à écrire sur Robert Burns, le syndicaliste devenu leader parlementaire de la petite équipe de députés du PQ à l’Assemblée nationale en 1970, puis ministre responsable de la révolution démocratique imprimée par le gouvernement Lévesque en 1976 ?

On ne le saura pas tout de suite. Le livre produit par son ex-sous-ministre et infatigable défenseur de la réforme électorale André Larocque n’est pas inintéressant, mais il nous en dit bien peu sur le parcours de Burns, sauf pour nous détailler l’audace et l’excellence de ses réformes démocratiques, puis se désoler qu’il n’ait pu compléter son oeuvre. (Des raisons de santé l’ont forcé de quitter la politique en 1979, il fut ensuite juge du Tribunal du Travail. Il nous a quitté en 2014.)

Voir: De magnifiques secrets d’histoire

Comme chaque vendredi, des suggestions de choses à voir

300x300bbTV5 a entamé la diffusion d’une nouvelle saison de Secrets d’histoire. Au début, j’étais rétif. Avec Stéphane Bern, le présentateur français spécialiste de tout ce qui est royal, cela aurait pu faire un peu Paris Match.

Mais les concepteurs ont réussi à tricoter des heures de télé qui mélangent la vulgarisation historique, grâce à des entrevues d`historiens et de biographes finement montées, le faste des lieux où se sont déroulés les faits et des extraits de films ayant campé les protagonistes. Plus récemment, la série fait jouer certaines scènes par des acteurs.

On est dans la Grande histoire. Les rois de France, d’Espagne ou les tsars de Russie. César et Nostradamus. Mais il y a des incursions culturelles, comme une magnifique biographie de la Callas. Il y a eu aussi de Gaulle et Jésus. Les historiens seront frustrés du survol accordés souvent aux affaires d’État et de la grande attention portée aux activités d’alcôve… qui étaient pourtant essentielles pour la survie des lignées royales. Mais les récits s’étalant parfois sur 90 minutes, on a le temps de bien faire le tour du sujet.

Lire: Pauline et le pouvoir au quotidien

Comme tous les samedis, mes suggestions de lecture.

Pauline Marois au microscope

9782764634356Je me souviens d’avoir surpris Dominique Lebel dans son minuscule bureau de l’absurdement labyrinthique cabinet de la première ministre, rue Sherbrooke à Montréal. Il avait la tête dans les mains.

« Tu as l’air accablé ». Il l’était. Un article du matin avait fait déraper une négociation qui aurait du mieux se passer et qui allait ajouter à nos épreuves du début 2013.

J’avais applaudi à deux mains l’arrivée de Dominique autour de Pauline Marois, car cet ancien des jeunesses péquistes, de cabinets de Jean Doré et Gilles Baril, devenu entrepreneur et haut dirigeant de Cossette, me semblait superbement doué pour aider le nouveau gouvernement à surmonter une tare congénitale au Parti québécois: la difficulté à communiquer.

Voir: Rendements décroissants pour Tarantino, un regard glauque sur l’Arabie Saoudite

Comme chaque vendredi, mes suggestions de choses à voir.

Du Tarantino dont on peut se passer

the hateful eight

J’attendais la sortie DVD pour voir The Hateful Eight, la dernière livraison de Quentin Tarantino. Voyez, je me méfiais. Déjà, Django Unchained, son film prédédent, m’avait semblé un peu faible. Hateful Eight est tout simplement oubliable. Le Tarantino de la violence déjantée de Pulp Fiction, puis de la violence superbement créative de Kill Bill est loin derrière nous. Inglorious Basterds, sur la résistance aux Nazis, offrait encore quelques belles scènes, mais nous sommes maintenant proches du néant. Dommage. Mieux vaux revoir Kill Bill.

 

Une Arabie Saoudite d’où il faut fuir