À lire: Mon Octobre 1970: une pièce manquante du casse-tête

En pleine crise d’Octobre, le premier ministre Robert Bourassa annonce à son conseil des ministres que les policiers sont sur la piste du « chef du Front de libération du Québec ». En suivant ce « chef » on trouvera les lieux où les otages sont faits prisonniers par les felquistes.

Parmi la trentaine de membres réels du FLQ, cette déclaration étonne. Car la petite organisation n’a pas de chef. Elle est complètement décentralisée, pour ne pas dire désorganisée. Il suffit que quelques militants auto-proclamés décident de mener une action pour que la chose se fasse. Pas de réunion, pas de consultation, pas de chef.

Lire: La dent dure d’André Pratte

Trouviez-vous, comme moi, qu’André Pratte avait la dent dure, lorsqu’il était pendant 14 ans éditorialiste en chef du quotidien La Presse ? Dent dure envers les indépendantistes, bien sûr. Mais aussi avec les écolos, parfois avec les citoyens qui se plaignaient, à tort selon lui, du prix de l’essence. Il fut aussi très dur envers les leaders étudiants du printemps érable de 2012.

Plonger au cœur des journées historiques du Québec

Il y a ceux qui veulent la grande saga. Suivre l’aventure depuis le tout premier moment et savourer chaque rebondissement jusqu’au dénouement.

Il y a ceux qui veulent aller à l’essentiel, le juteux, le croustillant, l’historique.

Pour ces derniers, la lecture de Dix journées qui ont fait le Québec s’impose. J’ai lu la version livre de poche, publiée cette année, plutôt que le beau livre, disponible, qui fut un best-seller en 2013.

À lire (ou pas): Un Goncourt qui se déroule au Québec

Je n’ai pas l’habitude de me jeter sur les lauréats des prix littéraires pour faire mes choix. Mais le dernier Goncourt, « Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon », a attiré mon attention parce qu’une partie de l’intrigue se déroule dans ma ville natale, Thetford Mines. En le lisant, je me suis rendu compte qu’une autre partie du récit a lieu non loin de ma résidence actuelle, dans Ahuntsic.

Lire: Utopies provisoires, la lucidité d’un chercheur social-démocrate

Transparence totale: le professeur Alain Noël, de l’Université de Montréal, est un ami et, en plus, il dit un peu de bien de moi dans son livre.

N’empêche, je crois que le lecteur non biaisé trouvera dans son dernier ouvrage Utopies provisoires, beaucoup de matière à réflexion.