À voir (ou pas): The Irishman de Scorcese et le docu Pour Sama

Peut-être mes attentes étaient-elles trop élevées. Il y avait Scorcese à la barre. Il y avait de Niro, un géant. Surtout Pacino, que j’ai toujours adoré. On allait nous raconter une histoire qui balaierait plusieurs décennies et s’étalerait sur 3h30 de cinéma. Pour moi, c’était très attractif.

Mon point de repère était à l’avenant. Le Parrain et ses suites, oui. Aussi Il était une fois en Amérique, de Leone, également de 221 minutes. J’ai écouté The Irishman jusqu’au bout. Ce n’est pas inintéressant. Grâce aux efforts de la technologie, de Niro est rajeuni pendant une partie du film. Ça marche.

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C’est ce qu’on appelle une valeur sûre. Qu’on soit, comme moi, un fidèle ou, comme vous peut-être, un novice, entamer un Le Carré c’est se laisser guider par un conteur d’une redoutable efficacité.

L’intrigue, bien sûr. Une horlogerie sans faille. Mais on s’étonne de constater comment, depuis maintenant un demi-siècle, Le Carré colle au présent. Bientôt nonagénaire,  l’auteur brille par sa capacité à traduire l’air du temps.

À voir: Voyage dans le gâchis brésilien / La valeur de l’excès

Brésil, LulaSi vous êtes comme moi, vous n’avez suivi que d’un oeil, mais d’un oeil attristé, les péripéties politiques brésiliennes des dernières années.

La destitution de la présidente Dilma Rousseff, l’emprisonnement de Lula. L’arrivée au pouvoir d’un Donald Trump local.

Comment le parti des travailleurs de Lula a-t-il pu sombrer dans la corruption au point de perdre la présidence et d’ouvrir la voie à la droite ?

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Ça vous tente, faire une promenade à dos d’âne sur la lune, pendant une averse de diamants ?

C’est parfaitement possible, jusqu’au 16 janvier, au Centre Phi dans le Vieux-Montréal. Le Centre nous propose neuf oeuvres d’immersion virtuelle. On en fait le tour en deux heures et celle qui m’a le plus enchantée fut ce voyage sur une lune habitée de symboles mythiques. Vous penserez vraiment vous déplacer dans l’espace (sujets au vertige s’abstenir), la sensation est, disons, sensationnelle.

A voir: Baby it’s cold outside 2019, version politiquement correcte

L’an dernier, en plein mouvement #metoo, plusieurs stations de radio aux États-Unis et au Canada (dont la CBC) ont retiré de leurs ondes la chanson de 1944 Baby it’s cold outside, certains y voyant l’expression d’un harcèlement, dans ce duo, du personnage masculin face au féminin.

La réponse du public fut cependant sans équivoque: ils réclamaient le retour de la chanson et ce vieux classique est même réapparu dans la liste des chansons les plus demandées selon le classement du téléchargement de chansons du Billboard américain au dernier Noël.