À voir (ou pas): Meurtriers sur mesure et des destins français

La série de Netflix Making a murderer, sur une accusation de meurtre hautement suspecte, a fait des petits au Québec.

En sept épisodes d’une heure, Meutres sur mesure, présenté sur Illico, revient en détail sur une erreur judiciaire qui aura coûté 12 ans de prison à deux innocents de Val d’Or.

Sortir: De l’importance de rêver, selon Cervantes et Jacques Brel

L'homme de la mancha

Jean Maheu en Don Quichotte, Sylvain Scott en Sancho Pança

J’avoue l’ampleur de mon inculture: je n’avais vu aucune version de L’homme de la Mancha, ni la pièce d’origine de Dale Wasserman montée sur Broadway (1965) et présentée des milliers de fois dans le monde, ni le film d’Arthur Hiller avec Peter O’Toole et Sophia Loren (1972), ni la version française écrite par Jacques Brel (1968), ni sa reprise québécoise montée par René Richard Cyr (2002-2009). Je devais avoir la tête ailleurs.

À voir (ou pas) : Oui: Extraordinaire portrait du Prince de l’Arabie Saoudite; NON: Une série Netflix sans intérêt

Je suis un accroc à l’émission documentaire de PBS Frontline et ce n’est pas la première fois que je vous en parle ici.

Mais la dernière enquête, sur le nouvel homme fort du régime Saoudien, le Prince Mohammed bin Salman (MBS pour faire court), est en tous points remarquable.

MBS le jeune réformiste qui permet aux jeunes de danser et aux femmes de conduire, MBS qui s’attaque à la corruption en séquestrant les grands du régime et MBS qui transforme son pays en État policier et qui va jusqu’à faire assassiner un journaliste à l’étranger.

À voir (ou pas): Deux navets, un bijou, un sourire

Vous me savez bon public. Lorsque je cherche un divertissement pur qui ne me fera ni pleurer, ni réfléchir, on peut généralement compter sur les super-productions américaines. Il y en a d’excellentes. Il y en a des passables. Mais compte tenu des équipes de scénaristes et de dialoguistes, des effets spéciaux maintenant complètement maîtrisés, de la qualité du montage puis des projections devant des groupes tests suivis souvent de modifications importantes, il est rare qu’on se retrouve devant quelque chose de complètement indigeste.

À Voir: « Appelez mon agent » contre « Les invisibles », qui gagne ?

10% Appelez mon agentJ’ai pris un gros risque. J’ai écouté d’abord la version française-de-France, donc d’origine, de 10% (ou « Appelez mon agent »). Puis j’ai écouté la version québécoise, « Les invisibles ».

Risqué parce que je pouvais m’attendre à des redites, à une version édulcorée ou mal adaptée ou simplement à l’ennui de voir l’original puis la copie.

Eh bien non. Ce fut un délice. Comme lorsqu’on reprend du dessert et que le deuxième est plus savoureux que le premier, parce que la comparaison en soi, le cumul, ravit vos papilles gustatives.