Lire, voir: Jésus, la vraie histoire?

 

Pour le congé de Pâques, quoi de mieux que d’examiner (en rappel) une des histoires les plus fascinantes des deux derniers millénaires, celle de Jésus ?

Il y a principalement trois thèses. Celle qui veut que les évangiles doivent être crus sur paroles, une idée assez répandue dans le Bible Belt américain, et selon laquelle les humains ont cohabité avec les dinosaures à la création, il y a 5 000 ans. Celle, qui fait consensus, voulant que sous les très nombreuses enjolivures des évangiles, se cache une vérité historique, qu’on peut identifier, celle de la véritable vie d’un homme nommé Jésus. (Je parle de la troisième plus loin.)

Jésus, un homme remarquable, remis dans un contexte fascinant

ZéloteÉpoustouflant. Si vous n’avez qu’un livre à lire sur ce que l’on croit savoir, historiquement, de Jésus, puis sur le processus de transformation de son récit par ses fans pour s’adapter au contexte historique changeant et aux auditoires visés, il FAUT lire Le Zélote.

Sortir, Voir: Un Mike Ward pas si noir que ça / Mélancolies référendaires

Rire noir avec Mike Ward

Je n’étais jamais allé à un spectacle de Mike Ward. Je savais que son fond de commerce était, ben, le fond de culotte. Je ne voyais pas pourquoi je passerais deux heures à me faire parler d’organes génitaux en vadrouille.

Les démêlés de Ward avec la liberté d’expression ont donné de l’épaisseur au personnage et j’ai été frappé par les bonnes critiques entourant son dernier spectacle. Un spectacle post-traumatique, il faut le dire. Ward mène d’un tribunal à l’autre un combat controversé pour le principe de pouvoir rire nommément d’un jeune handicapé. Il a encaissé le choc en plongeant dans une dépression qui lui a donné des idées suicidaires.

Un hilarant tour de force

Voir: Les oscarisés dans son salon

Quels oscarisés voir dans votre salon ?

Si vous êtes comme moi vous n’avez jamais réussi à voir, avant la cérémonie des Oscars, tous les films en compétition. Et si vous êtes comme moi vous avez tendance à regarder les oscarisés lorsqu’ils vous sont offerts à la carte par votre télédistributeur.

Depuis quelques jours, tous, alors quoi retenir ? Voici, par ordre croissant de satisfaction (donc celui que j’aime le mieux est à la fin), les recommandations qui n’engagent que moi:

# 8. Roma (meilleur réalisateur)

Ils ont tous dit que c’était un chef d’oeuvre. Je comprends les spécialistes et les étudiants en cinéma d’avoir été soufflé par la composition des images, le montage, les nuances de gris.

Mais pour les cinéphiles ordinaires comme vous et moi, Roma ne vous marquera pas.

Agréable, mais pas mémorable. (Sur Netflix.)


Sortir, Voir: Regarder en rafale « Les Pays d’en haut » / Attendre « Le projet Hummingbird » sur le petit écran / Craindre Néron dans Britannicus

Exceptionnel: Les quatre saisons des Pays d’en haut !

Je m’en confesse au fantôme du Curé Labelle. J’avais savouré la première saison des Pays d’en haut au moment de sa sortie, mais mon activité politique ne m’avait pas permis de suivre attentivement la suite.

Maintenant que la série a connu sa finale (excellente) de fin de quatrième saison, ma conjointe et moi avons fait notre devoir de téléspectateurs québécois en regardant en rafale les trois saisons restantes. Notre verdict: un régal, un must.

La première saison était exceptionnelle. Le reboot de ce classique par le scénariste Gilles Desjardins lui donne une profondeur et une saveur nouvelles, des dialogues pétillants et efficaces. Le défi de la première saison était, sur fond de triangle amoureux, de rendre vraisemblable le consentement de Donalda à marier Séraphin et non le bel Alexis. Le défi fut remarquablement relevé. Il ferme les dernières minutes de la première saison comme un nœud savamment préparé depuis la toute première scène.

Sortir, voir: Fiori immortel, une super-héros féministe !

Les fidèles du blogue retrouveront ici la série « Sortir, voir » habituellement publiée le jeudi soir ou vendredi matin, puis les recensions de livres habituellement publiés le samedi ou le dimanche.

Fiori immortel

La musique de Fiori traverse le temps. Les arrangements de Louis-Jean Cormier sont subtils, respectueux.

Disons la vérité: on aurait pu nous faire asseoir dans une salle obscure et simplement nous faire entendre les classiques de Fiori et d’Harmonium, et on aurait passé une bonne soirée.

Ces pièces sont si fortes, si riches, qu’elles portent elles-mêmes toute une imagerie.

C’est dire combien le Cirque Éloize avait une tâche ardue de mettre des danses, des poses, des gestes, des acrobaties sur cette trame. Dans les premiers tableaux, les athlètes du cirque illustrent la musique. Il faut attendre un peu avant que ce qu’on nous montre égale en intérêt ce qu’on entend puis qu’à quelque reprises, l’œil soit plus frappé encore que l’oreille.