Sortir/Voir: Délicieuses Mauvaises herbes, un Steve Jobs théâtral, les Underwood comme on les aime !

Chaque vendredi je vous offre mes recommandations sorties/ciné/vidéo

Sortie cinéma: Prendre une grande puff de mauvaises herbes !

herbesMauvaises herbes nous accroche un sourire aux lèvres dès la première scène et ne nous l’enlève jamais que pour nous émouvoir.

Le film de Louis Bélanger (Gazbar, Route 132), coscénarisé avec Alexis Martin, est son meilleur. Martin est un acteur fuyant son shylock (un Luc Picard psychopathe) dans l’hiver abitibien.

Recueilli/kidnappé par Gilles Renaud, cultivant ses mauvaises herbes, Martin est un peu le Fabrice Luchini québécois perdu dans une situation qui semble au départ insensée, mais qui lui devient salutaire. On ne s’ennuie jamais. L’arc dramatique se clôt superbement à la fin. On est envouté par l’effluve de ces mauvaises herbes. On a hâte au prochain Bélanger/Martin.

En salle à partir d’ajourd’hui.

 

Enfin une sacré bonne job sur Steve Jobs

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L’inventeur

Sortir, Voir: Partir à la Chasse-Galerie et les Séries politiques, suite

Comme chaque vendredi, je vous présente mes choix culturels à voir.

Ah ben, bouleau noir !, un canot qui vole !

chasseJ’avais peur qu’on me raconte la légende de la Chasse-Galerie. C’est un peu mince pour un long métrage. Le scénariste/auteur Guillaume Vigneault a mis de la chair sur cet os. J’en aurais pris encore un peu. Mais l’effort est louable. Le réalisateur, Jean-Philippe Duval, nous avais ébloui avec son Dédé à travers les brumes (à voir absolument). Il maîtrise cette Chasse-Galerie. C’est compétent, bien filmé, correctement joué.

En salle depuis vendredi. Dédé est disponible sur Éléphant/Illico.

Les séries politiques (suite)

Pour la semaine de relâche et à la veille de la sortie de la 4e saison de House of Cards, je vous ai parlé la semaine dernière des mes séries politiques préférées. Vous avez été quelques-uns à réagir.

Borgen: la sauce danoise

Voir/Spécial semaine de relâche : les séries politiques

Pour la semaine de lecture, et alors que la campagne présidentielle américaine bat son plein, j’ai pensé vous offrir les séries politiques que j’ai préférées. Par catégories.

Pour apprendre

Aux étudiants en science po et à ceux qui veulent savoir comment fonctionne réellement le pouvoir, je suggère deux séries:

Yes Minister, Yes Prime Minister, politique 101

Yes_Minister_opening_titlesDans cette série d’épisodes de 30 minutes remarquablement écrits, et drôles à souhait, un ministre (devenu premier ministre) réformiste et son sous-ministre défenseur du statu quo rivalisent d’astuces pour l’emporter l’un sur l’autre. Tout y est: le pouvoir de nomination comme outil d’orientation d’une décision, l’utilisation des délais, la gestion (et la rétention) de l’information, les rapports avec les médias. La série de 39 épisodes, diffusée de 1980 à 1988, fut accusée d’avoir été trop proche de Thatcher (qui en raffolait) et de dénigrer le travail des fonctionnaires. Peut-être. Mais rien n’est plus chargé d’enseignements que Yes.

Sortir, voir: Sur la race et les femmes fortes à la télé

Je vous offre chaque semaine, le vendredi, mes choix culturels. Petit changement, je vais reporter au samedi mes critiques de livres.

Théâtre: David Mamet en noir et blanc

David Mamet. B- pour Race. A+ pour Glengarry.

David Mamet. B- pour Race. A+ pour Glengarry.

Je réponds chaque fois présent à une œuvre de David Mamet (Postman, Verdict, Wag the dog, Spanish Prisonner, etc). C’est donc avec des attentes élevées, et déçues, que j’ai vu sa pièce de 2009 « Race », reprise ces jours-ci au Théâtre Jean-Duceppe. Ceux qui ne sont pas familiers avec une dissection un peu crue des rapports raciaux américains aujourd’hui y trouveront à boire et à manger. Les autres estimeront que cela est un peu court (au propre et au figuré). Au moment de la création de la pièce à Broadway, avec l’inimitable James Spader et la formidable Kerry Washington, Ben Brantley du New York Times en est sorti avec cette impression: « Je ne pouvais m’empêcher de m’ennuyer des jours où une nouvelle pièce de Mamet nous rendait à ce point à bout de souffle que nous ne pouvions nous lever debout immédiatement quand ça se terminait. » Mon sentiment précisément.

Sortir, voir, lire : Agatha, Monsieur par VLB, une bonne série SF et Bond en DVD

Comme chaque semaine je vous fait part de mes suggestions culturelles.

Sortir: Suivre les traces de la dame du suspense

AgathaChristieJe n’étais pas porté sur Agatha Christie jusqu’à ce que Pierre Vallières (oui, le Pierre Vallières de Nègres blancs d’Amérique) me conseille de lire le « génial », disait-il, Meurtre de Roger Akroyd. C’est effectivement assez songé. L’expo présentée en première mondiale par le Musée Pointe-à-Callière ravira les fans de la grande dame du roman policier et amusera les autres.
Parmi les curiosités: la réplique d’un wagon de l’Orient Express, les règles que doivent suivre les auteurs qui respectent leurs lecteurs. Notamment: TOUS les indices menant au meurtrier doivent être présents dans le livre. (Avis à Gaston Leroux dont la clé du Mystère de la chambre jaune réside sur un autre continent, à l’insu du lecteur berné.)
On y passe une heure agréable, baignant dans des atmosphères tantôt britanniques, tantôt moyen-orientales.