Lire: L’enfance brisée et comment la réparer

J’ai choisi il y a deux ans d’être porte-parole de l’opposition pour, entre autres, la Protection de la jeunesse. Une réalité — les fugueuses, les enfants placés — qui m’était étrangère. Voici deux livres qui aident mon apprentissage.

L’enfance meurtrie, et comment y survivre

gagnéDifficile de lire À quoi ça sert de grandir ? d’un seul tenant. La charge émotive est trop forte. Gagné fait vivre au bout de sa plume, avec trop d’empathie et de talent, les vies brisées d’enfants qui méritaient mieux que des pères abuseurs, des mères ivrognes, une pauvreté abjecte pour qu’on puisse en avaler plus d’un ou deux chapitres à la fois.

Pourtant il le faut. Et on y retourne. Jusqu’au bout. Comme hanté par des destins qui auraient pu nous happer, nous, mais qui se sont acharnés sur d’autres, les malchanceux de la vie.

Voir: Super-héros, attention à la surdose

Comme chaque vendredi, mes suggestions de sortie et de choses à voir.

Quand la super-héroine vole le show

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Gal Gadot, la très attendue Wonder Woman. Excellent choix.

Oui, je suis allé voir Batman v Superman.  Mes attentes étant très basses, j’ai donc passé une assez bonne soirée. (Attention: je suis bon public). J’ai surtout été agréablement surpris par le choix de l’actrice pour Wonder Woman, l’israélienne Gal Gadot. Elle a de la classe et de la force, on a évité la bimbo, c’est parfait et, évidemment, on en redemande et on sera servi bientôt.

Oui, je suis un consommateur de films de super-héros. Je n’ai jamais trouvées inoubliables les films de Superman (ou les trilogies de Spiderman, répétitives). Les revisites successives de Batman, par contre, ont toujours innové. C’est d’ailleurs l’esprit, noir et caustique, de Batman qui imbibe ce nouveau chapitre Batman v Superman, premier d’une nouvelle saga.

Lire, voir: Jésus, la vraie histoire?

Pour le congé de Pâques, quoi de mieux que d’examiner une des histoires les plus fascinantes des deux derniers millénaires, celle de Jésus ?

Il y a principalement trois thèses. Celle qui veut que les évangiles doivent être crus sur paroles, une idée assez répandue dans le Bible Belt américain, et selon laquelle les humains ont cohabité avec les dinosaures à la création, il y a 5 000 ans. Celle, qui fait consensus, voulant que sous les très nombreuses enjolivures des évangiles, se cache une vérité historique, qu’on peut identifier, celle de la véritable vie d’un homme nommé Jésus. (Je parle de la troisième plus loin.)

Jésus, un homme remarquable, remis dans un contexte fascinant

ZéloteÉpoustouflant. Si vous n’avez qu’un livre à lire sur ce que l’on croit savoir, historiquement, de Jésus, puis sur le processus de transformation de son récit par ses fans pour s’adapter au contexte historique changeant et aux auditoires visés, il FAUT lire Le Zélote.

Lire: Tous médiocres !

Comme chaque samedi, quelques mots sur des lectures récentes. Cette semaine, deux intellos se penchent sur notre triste cas.

Sous le chapeau d’un dandy qui s’assume

bergeronD’abord, c’est qui lui, Carl Bergeron ? Pourquoi devrait-on se taper son « journal » ? D’ordinaire, un auteur qui a établi une œuvre, donc livré au lecteur une somme suffisante de sagesse et de folie, peut ensuite l’inviter à le suivre dans ses divagations quotidiennes.

Bergeron, lui, n’a livré en ouvrage que son excellent Arcand: un cynique chez les lyriques (2012) et pourtant il juge opportun de nous faire entrer dans sa tête, sa famille, ses dragues, ses visites chez le médecin, ses parcs. Avec assez de talent pour faire écrire à Christian Rioux qu’il a pondu là « le livre d’une génération ».

Sortir/Voir: Délicieuses Mauvaises herbes, un Steve Jobs théâtral, les Underwood comme on les aime !

Chaque vendredi je vous offre mes recommandations sorties/ciné/vidéo

Sortie cinéma: Prendre une grande puff de mauvaises herbes !

herbesMauvaises herbes nous accroche un sourire aux lèvres dès la première scène et ne nous l’enlève jamais que pour nous émouvoir.

Le film de Louis Bélanger (Gazbar, Route 132), coscénarisé avec Alexis Martin, est son meilleur. Martin est un acteur fuyant son shylock (un Luc Picard psychopathe) dans l’hiver abitibien.

Recueilli/kidnappé par Gilles Renaud, cultivant ses mauvaises herbes, Martin est un peu le Fabrice Luchini québécois perdu dans une situation qui semble au départ insensée, mais qui lui devient salutaire. On ne s’ennuie jamais. L’arc dramatique se clôt superbement à la fin. On est envouté par l’effluve de ces mauvaises herbes. On a hâte au prochain Bélanger/Martin.

En salle à partir d’ajourd’hui.

 

Enfin une sacré bonne job sur Steve Jobs

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L’inventeur