9/11: CBC à la rescousse de Richard Bergeron

the_unofficial_story_sidebarVoilà une émission qui arrive un peu tard dans la vie de Richard Bergeron. Le chef de Projet Montréal, vous le savez, fut figurativement lapidé pour avoir écrit en 2005 qu’il se pourrait que la version officielle des attentats du 11 septembre soient un jour démenties. Vendredi dernier, les journalistes d’enquête de l’émission phare de la CBC, The Fifth Estate, ont consacré une heure aux théories chères à M. Bergeron et, tenez-vous bien, sans dire qu’elles sont folles !

Le journaliste, Bob McKeown (gagnant de deux prix Emmy et de trois Gemini) a été très prudent. Il ne sait sans doute pas, vivant à Toronto, les problèmes de crédibilité qui ont assailli Richard Bergeron, mais il doit savoir qu’un candidat libéral fut largué illico aux dernières élections et qu’un conseiller du président Obama a perdu son emploi pour avoir émis des doutes sur la version officielle.

Les blues du fan de sci-fi

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Je me faisais une joie, mardi dernier, d’écouter la première du remake de la série V, sur une invasion extraterrestre. Je n’avais pas aimé la série originale, un peu trop basse-technologie et écriture mollassonne à mon goût, mais les bandes-annonces de la nouvelle série semblaient prometteuses. D’autant que le québécois Yves Simoneau, lui qui avait donné à la télé française en 2002 son excellente mini-série Napoléon, signe la réalisation de V.

La déception ne fut pas foudroyante. Ce n’était qu’une émission de télé. A peine meilleure que la série originale, si on en juge par le premier épisode. Le problème aujourd’hui, c’est qu’il arrive que les émissions sci-fi télé soient excellentes. Les deux premières saisons de Heroes, par exemple. Frais, inventif. Mais la saison en cours de Heroes nous traîne dans des méandres peu convaincants. Ce qui arrive souvent lorsque les séries n’ont pas de fin préprogrammées. Les auteurs étirent la sauce jusqu’à érosion de l’auditoire. Une recette pour l’écoeurement collectif. Je leur donne encore deux ou trois épisodes et puis… basta !