
Il y a plusieurs façons d’exprimer son point de vue, en démocratie.
Des prises de parole, des manifs, des pétitions, des candidatures. On peut même, si on croit vraiment à une cause, se placer en situation de désobéissance civile et accepter de risquer une arrestation pour faire entendre sa voix.
Dans toutes ces méthodes, il y a un dénominateur commun: avoir le courage de se présenter, à visage découvert, pour prendre sa place dans le débat. On persiste et on signe.
Dans la nuit de dimanche à lundi, des vandales ont fracassé des vitres des bureaux de mes collègues Pierre Duchesne, Léo Bureau-Blouin et du mien. Le geste est à la fois lâche et dérisoire.
Lâche, car les auteurs n’ont pas eu le cran d’assumer leur acte, leur position, leur conviction, si tant est qu’ils en aient.