Mobilisation générale dans Rosemont pour le bien des écoliers !

J’ai adressé la semaine dernière au ministre de l’Éducation, François Blais, une lettre cosignée par 50 organismes de Rosemont afin qu’il autorise enfin l’agrandissement de l’École Saint-Albert-Le-Grand, entre autres.

Extrait:

« La surpopulation des écoles, la vétusté des bâtiments et le déplacement d’élèves dans d’autres quartiers ne favorisent pas la réussite et la persévérance scolaire de nos jeunes. Les enseignants et les professionnels du milieu de l’éducation font un travail formidable pour assurer un environnement propice à l’apprentissage malgré des situations difficiles. Un investissement important et soutenu est essentiel dans les écoles de Rosemont, des quartiers centraux et dans l’Est de Montréal.»

Voici l’intégrale de la lettre:

Monsieur le ministre,

Comme beaucoup de Rosemontois, j’ai été étonné et déçu d’apprendre votre récent refus d’autoriser l’agrandissement de l’école Saint-Albert-Le-Grand, un projet que nous jugeons indispensable, comme je vous l’avais signalé dans une lettre précédente.·

Comme le PQ, la Protectrice dit Non à une autre Taxe santé libérale

Ce matin, la Protectrice du citoyen fait entendre la voix de la raison en réclamant, comme on le fait au Parti québécois, l’interdiction des frais accessoires de santé,  imposés à des patients incrédules par certains (une minorité) de médecins spécialistes.

Pour l’instant, la décision de médecins de facturer quelques dizaines ou quelques centaines de dollars à des patients pour des services qui sont gratuits à l’hôpital (mais la plupart du temps qui demandent beaucoup d’attente) est réduite à un millier de médecins. La facture globale est estimée à au moins 50 millions de dollars par an.

En légalisant et normalisant la pratique, le gouvernement libéral donnerait le signal aux 19 000 autres médecins qu’ils ont eu tort de ne pas facturer leurs patients et qu’ils peuvent désormais ouvrir ce robinet, supplémentaire, de revenu. Alors que le rémunération des médecins a monté en flèche ces dernières années, notamment grâce aux efforts du Dr Barrette, alors président des spécialistes.

Soins à domicile: l’ère du ministre du rationnement

La Protectrice du citoyen a mené l’enquête. Elle est formelle. Le gouvernement Couillard ne donne pas suffisamment de ressources au système de santé pour couvrir les besoins en soins en domicile. En fait, c’est au point où les soins sont rationnés.

Elle n’utilise pas le terme, m’a rétorqué à l’Assemblée le ministre Barrette. En effet. Mais voici ce qu’elle dit en citant des cas qui, précise-t-elle, « illustre le problème de l’insuffisance des ressources »:

Dans le cas d’une dame de 84 ans prenant soin de son mari handicapé, le CSSS ne lui offrait que le tiers des heures nécessaires. Pourquoi ? « L’enquête du Protecteur du citoyen a démontré que le CSSS ne disposait pas des ressources nécessaires. » Qu’a-t-il fait ? « Il a choisi de partager les services disponibles entre tous loes usagers. »

Cela consiste à « donner un peu à chacun, tout en ne donnant assez à aucun. »

Officiel: Imperial Tobacco très fâchée contre moi !

D’abord un mot pour dire ma satisfaction d’être confirmé dans mes fonctions de porte-parole pour la Santé publique et les services sociaux et la métropole dans l’équipe remaniée du PQ. Je suis ces dossiers depuis à peine plus d’un an et je suis ravi de pouvoir défendre, face à l’austérité libérale, les causes des personnes handicapées ou autistes, des groupes d’intervention en itinérance, dénoncer les innommables coupes en Santé publique, défendre les Centres de protection de la jeunesse, aussi visées par la mesquinerie gouvernementale.

En plus, je commence à connaître le tabac, ses compagnies et ses lobbies. Et à vouloir les faire reculer dans nos vies. Nous avons terminé, la semaine dernière, d’entendre les groupes intéressés par la question et je tiens à mener ce dossier jusqu’au bout, en poussant le gouvernement Couillard à sortir de sa timidité face aux compagnies de tabac et à accepter les nombreux amendements que le Parti québécois propose.

Les petits secrets des grosses compagnies de tabac

On en apprend de belles, à la commission parlementaire sur le tabac. Les cigarettiers regorgent de techniques pour nous faire inhaler.

Voyez d’abord ce qui se passe chez les détaillants, selon le témoignage du directeur-général de L’Association des marchands dépanneurs et épiciers du Québec, Yves Servais:

J’ai eu le plaisir d’interroger sur ce sujet le représentant d’Imperial Tobacco. Notre échange:

Il y a plus. Les compagnies de tabac financent des lobbies pour venir s’opposer à la réglementation du tabac sous divers prétextes. Voyez la divertissante conversation que j’ai eu avec Michel Rouillard, le porte-parole d’un de ces lobbies, la Coalition nationale contre le tabac contrebande:

On pensait nos grandes institutions patronales à l’abri de ce genre d’influence. Quelle ne fut pas notre surprise de constater que le mémoire de la Fédération des Chambres de commerce du Québec semblait avoir été écrit, non seulement par un lobbyiste du tabac, mais par un mauvais lobbyiste du tabac:

La compassion à géométrie variable de Philippe Couillard

Voici ce qu’a dit hier le chef libéral en point de presse, au sujet des primes de départ que vont empocher ses deux derniers députés démissionnaires:

Journaliste : Vous aviez dit en février que les primes de départ, vous n’étiez pas à l’aise. Mais ça ne bouge toujours pas ce dossier.

Couillard : Oui. Là-dessus, 2 choses. Écartons les cas récents de Mme Blais et de M. Ouimet car dans toutes les propositions qu’on entend, tout le monde s’entend que dans des cas de difficultés personnelles ou familiales particulières, ce serait acceptable.

Voici ce qu’a dit en entrevue Sylvain Mallette, président de la Fédération Autonome de l’Enseignement:

Animatrice : Qu’est-ce que vous demandez au gouvernement Couillard?

Tabac: terrasses, liberté et air pur

C’est le sujet de l’heure. Doit-on interdire de fumer sur les terrasses ? De toutes les avancées proposées dans le projet de loi québécois actuellement à l’étude, c’est l’élément le plus controversé.

L’Union des tenanciers de Montréal menace de poursuivre, d’autres ont peur des faillites de bars ou de brasseries. Critique du PQ en matière de santé publique, j’interroge experts et propriétaires de bars, ces jours-ci, en commission parlementaire.

Mais d’abord, sachons de quoi on parle. le donc assez probant. Ajoutons cet extrait du mémoire présenté ce mercredi par la Fondation des maladies du cœur:

Chaque année, au pays, plus d’un millier de personnes n’ayant jamais fumé la cigarette meurent en raison de l’exposition à la fumée secondaire, et des milliers d’autres apprennent qu’elles sont atteintes d’une maladie attribuable au tabagisme. (…)