Leadership: Santé – Stopper l’hémorragie financière, atteindre un sain équilibre

« Les gouvernements essaient de ne pas affronter la médecine, ou de ne pas trop l’indisposer. On l’a vu lorsqu’on a accepté le principe du rattrapage par rapport à l’Ontario. On sait que c’est un non-sens. 

Si on essayait de rehausser la rémunération de toutes les professions et tous les métiers au niveau de l’Ontario, ce serait la faillite parce qu’on n’a pas le même niveau de richesse. On reconnaît aujourd’hui que dans un cadre normal, où les relations auraient été plus équilibrées, on n’aurait jamais consenti à une entente comme celle-là.[…] » 

«Notre système de santé n’est pas la propriété des médecins, mais des Québécois. Il devrait être vu, analysé et géré en fonction des besoins des Québécois et des patients. C’est un aspect qui m’apparaît fondamental.
Et on ne progresse pas dans ce sens-là parce que tout ce qui touche le moindrement aux médecins doit toujours être négocié avec les deux fédérations médicales. »

L’année noire des Québécois les plus vulnérables, les lunettes roses de la ministre Charlebois

Pendant plusieurs heures jeudi et vendredi derniers, j’ai eu l’occasion d’interroger la ministre responsable des services sociaux, Lucie Charlebois, sur l’état désolant de l’action gouvernementale envers les Québécois les plus vulnérables.

La ministre porte d’énormes lunettes roses. Pour elle tout va bien. Pourtant, la réalité terrain dit autre chose. Voici l’essentiel des échanges:

Un bilan global, couleur glauque

Centres jeunesse: des coupures de 14 à 20 millions qui n’ont « aucune conséquence » (insérer rires ici)

Pendant que je posais les questions, ses fonctionnaires ont trouvé en catastrophe la fiche sur les coupes au Centre jeunesse de Chaudière-Appalaches. Cela prouve donc qu’ils détenaient ces informations alors que le ministère avait répondu le contraire à notre demande d’accès à l’information. Autre remarque: sur le document que nous a transmis le centre, on ne trouve aucune indication que ces coupes n’ont pas eu d’impact sur les services (car ce serait absurde de le prétendre). Sur le document du ministère, quelqu’un a inséré cette absurdité.

Lire, voir: Jésus, la vraie histoire?

Pour le congé de Pâques, quoi de mieux que d’examiner une des histoires les plus fascinantes des deux derniers millénaires, celle de Jésus ?

Il y a principalement trois thèses. Celle qui veut que les évangiles doivent être crus sur paroles, une idée assez répandue dans le Bible Belt américain, et selon laquelle les humains ont cohabité avec les dinosaures à la création, il y a 5 000 ans. Celle, qui fait consensus, voulant que sous les très nombreuses enjolivures des évangiles, se cache une vérité historique, qu’on peut identifier, celle de la véritable vie d’un homme nommé Jésus. (Je parle de la troisième plus loin.)

Jésus, un homme remarquable, remis dans un contexte fascinant

ZéloteÉpoustouflant. Si vous n’avez qu’un livre à lire sur ce que l’on croit savoir, historiquement, de Jésus, puis sur le processus de transformation de son récit par ses fans pour s’adapter au contexte historique changeant et aux auditoires visés, il FAUT lire Le Zélote.

8 mars: Être féministe en 2016

Mon coup de gueule de féministe !

Elles n’aiment pas le terme. Les ministres actuelle et précédente de la condition féminine sous le gouvernement Couillard, Lise Thériault et Stéphanie Vallée, lui trouvent un relent de souffre. C’est un mot qui finit par « isme », féminisme. Ça sonne syndicalisme ou indépendantisme.

feminCe serait trop simple de leur dire que le Petit Robert le définit ainsi : « Attitude de ceux qui souhaitent que les droits des femmes soient les mêmes que ceux des hommes.»

Trop simple car il est vrai qu’il y a une charge revendicatrice, dérangeante, dans le féminisme. Une force indispensable pour faire reculer le statu quo.

Mobilisation générale dans Rosemont pour le bien des écoliers !

J’ai adressé la semaine dernière au ministre de l’Éducation, François Blais, une lettre cosignée par 50 organismes de Rosemont afin qu’il autorise enfin l’agrandissement de l’École Saint-Albert-Le-Grand, entre autres.

Extrait:

« La surpopulation des écoles, la vétusté des bâtiments et le déplacement d’élèves dans d’autres quartiers ne favorisent pas la réussite et la persévérance scolaire de nos jeunes. Les enseignants et les professionnels du milieu de l’éducation font un travail formidable pour assurer un environnement propice à l’apprentissage malgré des situations difficiles. Un investissement important et soutenu est essentiel dans les écoles de Rosemont, des quartiers centraux et dans l’Est de Montréal.»

Voici l’intégrale de la lettre:

Monsieur le ministre,

Comme beaucoup de Rosemontois, j’ai été étonné et déçu d’apprendre votre récent refus d’autoriser l’agrandissement de l’école Saint-Albert-Le-Grand, un projet que nous jugeons indispensable, comme je vous l’avais signalé dans une lettre précédente.·

Comme le PQ, la Protectrice dit Non à une autre Taxe santé libérale

Ce matin, la Protectrice du citoyen fait entendre la voix de la raison en réclamant, comme on le fait au Parti québécois, l’interdiction des frais accessoires de santé,  imposés à des patients incrédules par certains (une minorité) de médecins spécialistes.

Pour l’instant, la décision de médecins de facturer quelques dizaines ou quelques centaines de dollars à des patients pour des services qui sont gratuits à l’hôpital (mais la plupart du temps qui demandent beaucoup d’attente) est réduite à un millier de médecins. La facture globale est estimée à au moins 50 millions de dollars par an.

En légalisant et normalisant la pratique, le gouvernement libéral donnerait le signal aux 19 000 autres médecins qu’ils ont eu tort de ne pas facturer leurs patients et qu’ils peuvent désormais ouvrir ce robinet, supplémentaire, de revenu. Alors que le rémunération des médecins a monté en flèche ces dernières années, notamment grâce aux efforts du Dr Barrette, alors président des spécialistes.

Soins à domicile: l’ère du ministre du rationnement

La Protectrice du citoyen a mené l’enquête. Elle est formelle. Le gouvernement Couillard ne donne pas suffisamment de ressources au système de santé pour couvrir les besoins en soins en domicile. En fait, c’est au point où les soins sont rationnés.

Elle n’utilise pas le terme, m’a rétorqué à l’Assemblée le ministre Barrette. En effet. Mais voici ce qu’elle dit en citant des cas qui, précise-t-elle, « illustre le problème de l’insuffisance des ressources »:

Dans le cas d’une dame de 84 ans prenant soin de son mari handicapé, le CSSS ne lui offrait que le tiers des heures nécessaires. Pourquoi ? « L’enquête du Protecteur du citoyen a démontré que le CSSS ne disposait pas des ressources nécessaires. » Qu’a-t-il fait ? « Il a choisi de partager les services disponibles entre tous loes usagers. »

Cela consiste à « donner un peu à chacun, tout en ne donnant assez à aucun. »