8 mars: Être féministe en 2016

Mon coup de gueule de féministe !

Elles n’aiment pas le terme. Les ministres actuelle et précédente de la condition féminine sous le gouvernement Couillard, Lise Thériault et Stéphanie Vallée, lui trouvent un relent de souffre. C’est un mot qui finit par « isme », féminisme. Ça sonne syndicalisme ou indépendantisme.

feminCe serait trop simple de leur dire que le Petit Robert le définit ainsi : « Attitude de ceux qui souhaitent que les droits des femmes soient les mêmes que ceux des hommes.»

Trop simple car il est vrai qu’il y a une charge revendicatrice, dérangeante, dans le féminisme. Une force indispensable pour faire reculer le statu quo.

Pauline: Au moins, les femmes étaient avec toi !

Chère Pauline,

Je t’ai écrit au lendemain de l’élection. En 36 heures, 90 000 Québécois sont venu lire l’hommage rendu, des centaines ont ajouté en commentaire leur émotion à la mienne, plusieurs avouant leur peine, leur choc, leurs larmes.

Qu’y a-t-il à ajouter ? Ceci: j’ai reçu hier soir une information que je veux partager avec toi, avec toutes les lectrices et tous les lecteurs de ce blogue.

On a beaucoup dit, depuis que tu diriges le Parti Québécois, que les femmes étaient plus dures avec toi que les hommes. Que ta présence, qui a pourtant permis aux femmes de briser le plafond de verre du pouvoir, ne t’avait pas mérité leur reconnaissance. Que ton combat pour les garderies à bas coût — qui ont permis à 70 000 femmes d’entrer sur le marché du travail — que ton combat pour les congés parentaux — qui ont permis à des dizaines de milliers de couples de choisir d’avoir un enfant de plus — que tout ça n’avait pas suscité pour toi un regard approbateur de la part des femmes québécoises.

La guerre contre les femmes. La vraie.

Pendant l’été, quelques billets de blogue choisis, en rappel.

gop-war-on-womenJ’avoue avoir piqué une colère en 1991 quand la féministe Susan Faludi a publié son Backlash : La guerre froide contre les femmes. Elle y affirmait que la société masculine américaine agissait de mille manières pour faire reculer les droits des femmes chèrement acquis en 30 ans. Arrivant de quatre ans de correspondance aux États-Unis j’avais constaté qu’au contraire, les gains féminins se multipliaient et je trouvais contre-productif de tenter de culpabiliser les hommes qui, tant bien que mal, s’ajustaient à cette nouvelle réalité.

Vingt ans plus tard, j’avoue être sur le point de piquer une colère car les États-Unis de 2012 sont le lieu d’une guerre, véritable cette fois, contre les femmes, leur liberté de choix, le contrôle de leur corps.

La guerre contre les femmes. La vraie.

gop-war-on-womenJ’avoue avoir piqué une colère en 1991 quand la féministe Susan Faludi a publié son Backlash : La guerre froide contre les femmes. Elle y affirmait que la société masculine américaine agissait de mille manières pour faire reculer les droits des femmes chèrement acquis en 30 ans.  Arrivant de quatre ans de correspondance aux États-Unis j’avais constaté qu’au contraire, les gains féminins se multipliaient et je trouvais contre-productif de tenter de culpabiliser les hommes qui, tant bien que mal, s’ajustaient à cette nouvelle réalité.

Vingt ans plus tard, j’avoue être sur le point de piquer une colère car les États-Unis de 2012 sont le lieu d’une guerre, véritable cette fois, contre les femmes, leur liberté de choix, le contrôle de leur corps.

Regarde les hommes tomber

regardeleshomtomberToutes celles qui ont reçu Troisième millénaire, Bilan Final, comme cadeau de Fête des mères le savent, tous ceux qui le recevront pour la Fête des pères le sauront: nous sommes entrés dans le siècle des femmes.

Ceux qui ont dix ans aujourd’hui (comme mon fiston) et qui vivront cent ans, comme la moyenne des Occidentaux, assisteront à l’inexorable montée en puissance des femmes, entamée dans les universités, en cours dans les professions, bientôt à l’affiche dans un lieu de pouvoir près de chez vous.

Ce mouvement n’est cependant pas linéaire. La chute de l’empire du pouvoir masculin non plus, forcément. Il y a des accélérations, des plateaux, des régressions.

Il y a aussi des moment où se lézarde rapidement une colonne du pouvoir masculin. C’est ce que nous vivons en ce moment.