Islam: le T-Shirt qu’il ne faut pas porter ce week-end

Brûlera, brûlera pas ses 200 corans ce samedi soir, le révérend Jones ? Il attire l’attention sur ce qu’un milliard et demi d’habitants de cette planète considèrent sacré. Le livre et l’image du prophète.

C’est pourquoi seuls les plus courageux, téméraires, suicidaires d’entre nous oserions porter dans les rues de Bagdad, Téhéran ou de La Mecque ce week-end le T-shirt vu ici:

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Au recto: « J’ai une photo du prophète Mohammed sur le dos de mon T-Shirt » / Verso: « C’est une blague. Prions Allah! – Merci de ne pas me tuer ! »

Jésus aurait-il brulé le Coran ? Yes sir ! répond le révérend Jones

Plus de 200 Corans attendent le sacrifice du feu, qui aura lieu ce samedi, jour anniversaire des attentats du 11 septembre, entre 18h00 et 21h00, dans un champ de Floride. Le pasteur Terry Jones est certain que « Jésus n’aurait pas régulièrement brulé des livres, mais il aurait certainement brulé celui-là ». La question est rhétorique, le Coran n’étant apparu que 600 ans après l’ascension du Christ. Jésus y est d’ailleurs présenté très positivement.

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Photo : John Raoux / PC/AP

Le tollé est général aux États-Unis contre l’initiative du pasteur Jones, à la microscopique congrégation. Une rare conférence conjointe à Washington de leaders religieux juifs, catholiques, musulmans et évangélistes modérés lui ont lancé un appel. Ce qui est suprêmement contre-productifs car Jones les considèrent tous comme des suppots de Satan. Mais des évangélistes de sa mouvance religieuse ont également dénoncé son initiative.

La France : le voile, le niqab et l’identité

christian_rioux-3c64f-35524J’ai un cadeau pour vous. Toute une émission de Planète Terre consacrée aux débats français au sujet du voile, du niqab et de l’identité.

Trois invités en font l’analyse : Christian Rioux, auteur et correspondant à Paris du Devoir, Valérie Amiraux, sociologue et spécialiste des questions religieuses et Laurence McFalls, politologue et directeur du Centre canadien d’études allemandes et européennes. On y apprend beaucoup. (Moi, en tout cas !)

L’affaire du niqab, à travers le miroir canadien

J’écoutais tranquillement The National, le Téléjournal de CBC, hier soir, lorsqu’on a décidé de m’expliquer l’affaire du niqab et de l’étudiante égyptienne qui avait refusé de l’enlever pendant son cours de français.  Je vous invite à l’écouter d’abord, on en discutera ensuite :

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D’abord un détail. Vous avez remarqué que la journaliste de la CBC a obtenu une « entrevue exclusive » avec Naïma Atef Amed — qui avait la semaine dernière donné des entrevues à TVA, à La Presse et à Radio-Canada ? Passons. L’essentiel est que la controverse est présentée de façon nettement prédominante du point de vue de Mme Amed. Aucune mention n’est faite de la version du Cégep, selon laquelle la musulmane voilée avait réclamé que les hommes aient le dos tourné ou ne lui fassent pas face. Aucune mention des nombreuses tentatives d’accommodements. Aucune mention du fait que les plus grands défenseurs des accommodements — Bouchard, Taylor, Weinstock — soient eux-mêmes d’accord avec la mesure prise par la ministre. (Heureusement que la ministre James est noire, cela nous a un peu sauvés.)  La controverse au Québec est illustrée par le désaccord entre le caricaturiste de la Gazette et l’éditorial de la Gazette.