La campagne du PQ pour la souveraineté se poursuit. Cette semaine: les avantages économiques.
Mais d’abord, un extrait du discours de Pauline Marois sur les finances d’un Québec souverain et sur… Québec Solidaire.
La campagne du PQ pour la souveraineté se poursuit. Cette semaine: les avantages économiques.
Mais d’abord, un extrait du discours de Pauline Marois sur les finances d’un Québec souverain et sur… Québec Solidaire.
Jean Chrétien fut invité à Londres pour donner quelques conseils au camp du Non, pour le référendum à venir sur l’indépendance de l’Écosse.
Il a donné de forts mauvais conseils. Il vaut la peine, pour nos lecteurs britanniques, d’en prendre note.
1) Ne pas respecter la règle démocratique
L’ex premier-ministre canadien a invité les britanniques à rejeter la règle du 50% +1, qu’ils ont pourtant accepté. M. Chrétien a invoqué le problème qui serait posé si ce +1 était constitué d’un électeur ayant oublié ses lunettes et qui aurait voté Oui par erreur. N’ayant pas indiqué quel était son estimation du pourcentage de malvoyants, il n’a pu fixer un seuil raisonnable. (Il n’explique pas non plus pourquoi la proportion de malvoyants pour le Non ne serait pas égale à la proportion de malvoyants pour le Oui.)
La campagne de promotion de la souveraineté du PQ se poursuit. Cette semaine, un de mes thèmes favoris: le Québec souverain et son rôle international. C’est d’ailleurs le thème du Conseil national du PQ cette fin de semaine.





Mon ancien patron Jacques Parizeau a souvent le don de revenir aux choses essentielles. Il aime dire, par exemple, que lorsqu’on veut faire progresser une idée, comme l’indépendance, il est bon de la mettre en vitrine.
C’est ce que le Parti québécois fait à compter de cette semaine, dans la plus grande et soutenue campagne de promotion de la souveraineté jamais tenue à l’extérieur d’une campagne référendaire.
Des clips vidéo thématiques, de Mme Marois, des vidéos de militants, des fiches argumentaires, des débats, seront diffusés à compter de cette semaine et déclinés pendant plusieurs mois à venir.
Voici la moisson de cette semaine :
Le grand intellectuel Justin Trudeau a bien voulu nous éclairer cette semaine, sur l’ampleur de sa réflexion démocratique. Devant des étudiants Montréalais, il a fixé la barre que devraient franchir les Québécois pour accéder à la souveraineté:
« Si on est pour changer la Constitution canadienne et l’état de notre pays de façon aussi profonde, on devrait au moins exiger le même seuil que celui qui est nécessaire pour changer la constitution du parti néo-démocrate, qui est des deux tiers. »
L’enthousiasme démocratique de Trudeau No 2 est proprement époustouflant. Il nous entraîne cependant vers une question fâcheuse.
Lors du référendum historique qui a permis de « changer la constitution canadienne et l’état de notre pays », en 1982, de combien la majorité favorable a-t-elle excédé 66% ?
Chaque année, mes amis du groupe l’Idée fédérale publient un sondage CROP pour tenter de démontrer que tout est, comme disait Shakespeare, honky-dory, dans le merveilleux monde du fédéralisme.
Chaque année, je me fais un malin plaisir de donner ma propre lecture de leur sondage. Devenu ministre, c’est un plaisir auquel je refuse de renoncer.
Les copains de l’idée fédérale veulent faire croire que leur sondage démontre que la souveraineté est en chute. Ils ont travaillé fort, dans le libellé des questions, pour y arriver.
Pourtant, à la question #3, ils demandent aux sondés quelle priorité leur gouvernement devrait donner à neuf thèmes, dont la croissance, l’éducation, la santé. 0% d’entre eux répondent que le gouvernement devrait promouvoir ‘l’unité nationale ». 0%. C’est peu.
Le sondage confirme aussi une tendance essentielle pour l’avenir: l’éloignement constant entre le Canada et le Québec. 39% des Québécois constatent cet éloignement et seulement 9% croient qu’il y a rapprochement. À force de s’éloigner, ne va-t-on pas finir par ne plus être dans le même État?
Légère montée de la souveraineté
Au sujet de l’appui à la souveraineté, et contrairement à ce qu’y ont vu des lecteurs rapides, le sondage note une légère inflexion à la hausse depuis l’élection. Il a monté de 4 points de pourcentage.