L’été du déclin, de la culpabilisation et du déni

Il y a des étés où il ne se passe rien. Il y a des étés qui nous envoient des messages forts. L’été 2017 est parmi les plus bavards. Il nous dit que la nation québécoise vit de plus en plus dangereusement, dans ce qu’elle a de plus profond : l’avenir de sa langue et de sa culture, de ses choix.

Il nous dit surtout qu’il faut riposter avec force aux courants qui affaiblissent le Québec, puis opérer un redressement qui nécessite le retour d’une volonté nationale réelle et structurante aux commandes à Québec, à l’élection de 2018. Le Parti Québécois va incarner cette riposte et cette volonté au pouvoir.

Un printemps inquiétant

Et si de Gaulle revenait ?

Il nous a tiré vers le haut. Alors que tant de forces, dans notre histoire, ont voulu nous tirer vers le bas. À 50 ans de distance, son appel est aussi actuel qu’au moment où il l’a lancé. Le Québec est, en 2017 comme en 1967, l’enjeu d’un souque-à-la-corde vertical où des forces veulent qu’il se dépasse, d’autres veulent qu’il se marginalise.

C’était vrai à l’époque. Le geste du grand général était prémédité. Il voulait peser sur le cours de l’histoire et accompagner à très brève échéance le Québec à la table des nations. Le Premier ministre Daniel Johnson, qui l’avait invité, ne venait-il pas d’être élu, un an auparavant, sous le slogan ’’égalité ou indépendance’’ ? Johnson allait-il répondre à l’appel gaullien ? Ses biographes croient que non. Mais si le général le tirait vers le haut, d’autres forces tiraient très fort dans l’autre sens.

Faire du Québec une nation verte

Allocution du chef du Parti Québécois, Jean-François Lisée
Conseil national extraordinaire
Dimanche 11 juin 2017, Drummondville
La version lue fait foi

Chaque année, aux États-Unis, les présidents américains font le discours sur l’état de l’Union. Et j’ai toujours pensé qu’un premier ministre québécois devrait, chaque année, faire aussi un discours sur l’état de la nation.

Mais je me suis dit que, pour nous faire la main, on pourrait commencer par un discours sur l’état du Parti Québécois, à un peu plus d’un an d’une élection générale cruciale pour le Québec.

Commençons par ce qui fait la force de l’enracinement d’un parti politique. Ses membres. Et comparons avec ceux des autres partis.

19141725_1768724166471136_164631720_nIl y a des gens qui entrent et qui sortent, c’est normal. Mais, alors que les autres partis se plaignent de la désertion massive de leurs membres, au Parti Québécois, depuis un an, 12 500 nouvelles personnes se sont jointes à nous. On leur souhaite la bienvenue.