Vérités et mensonges de Vincent Marissal

Je pense connaître assez bien les Québécois. Ceux de Rosemont et ceux d’ailleurs. Ils sont tolérants. Ils acceptent que leurs élus soient imparfaits. Qu’ils se trompent parfois. Qu’ils changent d’avis – mais pas trop souvent. Je sais aussi qu’ils ont soif d’une chose : d’authenticité. C’est ce qu’ils aimaient chez René Lévesque, Jacques Parizeau, Lucien Bouchard. On n’était pas toujours d’accord avec eux mais, au moins, ils pensaient ce qu’ils disaient. On savait où ils logeaient.

Lorsqu’un nouvel arrivant se présente au seuil de la vie politique, les médias québécois savent ce que les citoyens veulent savoir. Cette personne est-elle sincère? Authentique? Digne de confiance? On ne lui reprochera aucune de ses convictions. Elles seront bienvenues dans le débat. Mais on veut de la vérité.

Femmes en lumière! 💫

Femmes en lumière!💫
 
En ce 8 mars, célébrons les femmes, ces réelles forces de changement qui nous inspirent et façonnent le monde, un geste à la fois.
 
Je souligne aujourd’hui le travail remarquable de deux #FemmesEnLumière qui améliorent concrètement la vie des gens dans Rosemont et dans tout Montréal. Chaque jour, elles redonnent dignité et estime de soi, et comblent des besoins essentiels que sont le travail et le logement:

Agnes Beaulieu

Directrice générale d’Insertech
Angus
Diplômée en sciences de l’éducation, Agnes Beaulieu possède plus de 25 ans d’expérience en développement économique et social à Montréal. De 1992 à 1998, elle a travaillé à la CDEC Rosemont—Petite-Patrie et à la Société de développement Angus. En collaboration avec les partenaires du Comité de relance Angus, elle a créé en 1998 Insertech Angus, qu’elle dirige depuis. Insertech est une entreprise d’insertion dans le réemploi écologique des appareils informatiques qui aide les jeunes à raccrocher. Elle est active au sein de plusieurs regroupements en économie sociale et en développement durable, aide des jeunes à raccrocher.

Lettre ouverte à François Legault : Agir vraiment pour l’achat local

Cher François,

J’ai été très heureux des déclarations que tu as faites devant les travailleurs de l’usine Bombardier à La Pocatière. Tu semblais vraiment déterminé à faire en sorte que les constructeurs québécois de matériel roulant puissent bénéficier d’une politique d’achat local, comme il en existe dans plusieurs pays.

Il y avait pourtant une façon simple de s’en assurer : il suffisait d’insister pour introduire un seuil de contenu local (25 % suffit) dans la loi qui créait, en 2015, la filiale CDPQ Infra, spécifiquement conçue pour le Réseau express métropolitain (REM).

Mes collègues péquistes Nicolas Marceau et Alain Therrien ont tenté, à maintes reprises, de pousser le gouvernement à inscrire cette disposition dans la loi. Quant à tes députés, cher François, ils n’en ont jamais parlé. Principalement à cause de l’absence d’assurance de contenu québécois, tous les députés du Parti Québécois ont voté contre cette loi. Toi, François, et tous tes députés avez voté en faveur.

#PolyJeMeSouviens

Allocution en hommage aux victimes de la tuerie de Polytechnique Montréal
Le 6 décembre 2017
Québec

Monsieur le Président,

Depuis Polytechnique, depuis ce 6 décembre fatidique où 14 jeunes femmes pleines de rêves et d’ambition ont été tuées parce qu’elles étaient des femmes, le Québec n’a plus jamais été le même.

Dès lors, nous savions que l’horreur pouvait frapper, ici aussi.

Au cœur d’une société pacifique et égalitaire comme le Québec.

À partir de ce moment, nous avons pris la mesure de la distance séparant l’atteinte de l’égalité – entre les hommes et les femmes – et la réalité.

Depuis, nous avons tenté de comprendre, de guérir.

Par notre devoir de mémoire, de garder vivant le souvenir des 14 femmes de Polytechnique.

Par notre devoir de soutien, d’offrir notre solidarité, notre compassion aux survivantes, à leur famille et à leurs proches.

Rencontre conjointe du caucus du Parti Québécois et de l’exécutif national élargi

Rencontre conjointe du caucus et de l’exécutif national du Parti Québécois
Allocution du chef de l’opposition officielle, Jean-François Lisée
Dimanche 3 décembre 2017
La version prononcée fait foi

Qu’est-ce qu’on va faire, dans ces quatre ans, qui vont nous rapprocher de l’indépendance? D’abord, on va redonner de la confiance à une nation qui en a beaucoup perdu ces 15 dernières années. Quand c’est rendu qu’un chef de l’opposition est obligé de se lever en Chambre et de forcer le premier ministre à dire qu’il préfère dire «Bonjour» au lieu de «Bonjour/Hi», c’est qu’on est rendu bien loin dans la fragilisation du français. Quand on a une situation où, cette année même, 60% des nouveaux immigrants qui arrivent ici ne parlent pas français au point d’entrée, et où les 2/3 d’entre eux ne prennent pas de cours de français (ceux qui prennent les échouent à 90%), on est dans la fragilisation.