Dossier Saint-Pierre: soulagement et remerciements

Je suis évidemment soulagé par la tournure des événements et par la décision de Mme Saint-Pierre de retirer promptement les paroles qui pouvaient jeter un doute sur mon intégrité et de s’excuser auprès de ma famille. C’était difficile de sa part, je salue sa décision.

Il faut savoir se battre pour sa réputation, son intégrité, sa famille. Il faut savoir accepter les excuses lorsqu’elles sont offertes, comme je l’ai expliqué ici:


 

Et je remercie les centaines de personnes, amis, parents, internautes, signataires d’une pétition spontanée, qui m’on manifesté leur appui et prodigué leurs conseils pendant cette semaine difficile.

Merci aussi à Stéphane Bédard et à toute l’équipe de soutien de l’aile parlementaire, à mes anciens conseillers aussi, notamment Christophe Fortier-Guay, qui m’ont aidé à reconstitué les agendas pour déposer le document synthèse de mardi retraçant toutes les dates et les résultats de chacune des missions.

Affaire Saint-Pierre: la ministre toujours fâchée avec la vérité

Christine Saint-Pierre a fait émettre un communiqué en fin d’après-midi ce mardi pour réagir à ma conférence de presse du matin. Je lui demandais de se rétracter sur les allégations mensongères qu’elle a répétées à mon sujet et de s’excuser auprès de ma famille. Elle n’a fait ni l’un, ni l’autre.

Elle affirme d’abord avoir « la responsabilité d’agir avec rigueur et transparence ». Elle a en effet cette responsabilité. Mais en portant des accusations sans preuve, en posant des questions tendancieuses, elle n’a pas agi avec rigueur.

Elle continue en affirmant que « le respect de la vie personnelle des élus est pour moi un principe primordial. » Alors pourquoi a-t-elle dit à Radio X: « Est-ce que M. Lisée utilisait le prétexte de sa vie privée pour faire des missions en France? »

Ma lutte contre l’intimidation – pardon ! – contre la diffamation

Vous m’avez massivement, chers internautes, conseillé de poursuivre Christine Saint-Pierre pour les propos mensongers qu’elle a tenus sur moi, en impliquant ma vie familiale.

Je l’ai fait ce mardi, à Québec, en compagnie de ma conjointe Sandrine et de Stéphane Bédard, chef intérimaire du parti.

Voici la vidéo:


 

Voici la transcription du point de presse:

M. Bédard : (…) on est ici parce qu’il y a quelqu’un dont l’intégrité a été attaquée de façon purement malhonnête. Jean-François Lisée, que je connais personnellement depuis des années, qui est quelqu’un qui est dédié, qui est un homme honnête, intègre qui a toujours réalisé, peu importe les fonctions qu’il a faites, pour le bien commun, pour l’intérêt public. Dans les derniers jours, une ministre du gouvernement a tenté de détourner l’attention médiatique en attaquant de façon injuste et malhonnête le comportement de M. Lisée à l’époque où il était ministre en attaquant même sa vie familiale, et nous trouvons ces accusations totalement irresponsables. Donc, aujourd’hui, notre objectif, c’est de rétablir les faits et de souhaiter que Mme St-Pierre s’excuse le plus rapidement possible et rétablisse la réputation de M. Lisée.

Christine Saint-Pierre et la pratique de la diffamation

Dois-je poursuivre Christine Saint-Pierre en diffamation ?

C’est la question qui s’impose, après m’être tapé l’écoute des deux entrevues qu’elle a choisi de donner ce vendredi, à LCN et à Radio X Montréal.

D’abord qu’est-ce que la diffamation, en droit québécois ?

Selon les professeurs J. Pineau et M. Ouellette-Lauzon il existe trois types de diffamations:
– Lorsque vous dites ou écrivez des choses désagréables ou défavorables sur une autre personne en sachant que c’est faux.
– Lorsque vous dites ou écrivez des choses désagréables ou défavorables sur une autre personne quand vous devriez savoir qu’elles sont fausses.
– Lorsque vous dites ou écrivez des choses désagréables ou défavorables sur une autre personne sans un motif valable, peu importe que ce soit vrai ou pas.

Les actions et paroles de la ministre Saint-Pierre ces jours derniers répondent en tous points à cette définition:

La partisanerie extrême de Christine Saint-Pierre

Christine Saint-Pierre s’est illustrée, ces dernières années à l’Assemblée nationale, par ses propos à la fois partisans et outranciers. Je n’ose citer les mots orduriers qu’elle y a un jour tenus à l’endroit de Pauline Marois, mais je rappellerai qu’elle a aussi associé Fred Pellerin à « la violence et à l’intimidation » parce que notre poète national avait eu le tort de porter le carré rouge.

Je suis donc en bonne compagnie, étant maintenant la nouvelle cible de sa hargne. Elle souhaite salir ma réputation, sans présenter la moindre preuve de comportements répréhensibles, en posant sur le mode interrogatif des « questions éthiques » à mon sujet.

De quoi s’agit-il ? Il se trouve que pendant les 18 mois où j’étais ministre des Relations internationales et du commerce extérieur, ma conjointe résidait temporairement à une heure de Paris, pour des raisons professionnelles, avec mes deux plus jeunes enfants.