Pour une culture de l’intégrité

J’ai prononcé ce jeudi mon premier discours à l’Assemblée nationale. (En plus j’ai fait court: 15 minutes !)

Vous pouvez le voir ici ou plus bas, le lire:

M. Lisée: Mme la Présidente. Il me fait grand plaisir de m’adresser à cette Assemblée pour discuter de la motion proposée par la première ministre à la suite de sa déclaration d’ouverture, et chacun aura remarqué que l’essentiel… du moins, la première partie de son intervention portait sur l’éthique.

Et je crois que cette Assemblée, la 40e législature, les 40e rugissants sont investis d’une mission importante, un peu comme celle dont était investi René Lévesque lorsqu’il s’est présenté en 1976 ici avec un groupe de jeunes collègues qui avaient donné au Québec une réputation qui lui manquait à l’époque, une réputation d’intégrité et d’innovation dans l’intégrité.

Il faut se souvenir que, lorsque le premier ministre Lévesque a déposé la loi sur le

Mon premier discours de ministre

Version du 21 septembre 2012, 10h

PROJET D’ALLOCUTION

DU MINISTRE DES RELATIONS INTERNATIONALES,

DE LA FRANCOPHONIE ET DU COMMERCE EXTÉRIEUR,

M. JEAN-FRANÇOIS LISÉE

À L’OCCASION DE LA

JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA PAIX

 Hôtel de ville

Montréal, le 21 septembre 2012

 

Monsieur le maire de Montréal, Gérald Tremblay,

Monsieur Taminik  Rankin, Chef héréditaire Algonquin

M. Patrice Marier, représentant de Cercle de Paix

M. Richard Filion, directeur général du collège Dawson,

Distingués invités, Chers amis, amants de la paix

Une Journée internationale de la paix, donc.

N’est-ce pas là une occasion en or – une de plus – de se donner bonne conscience?

De rentrer ensuite chez soi le cœur léger, sans avoir changé les choses d’un iota, mais en se donnant rendez-vous pour l’an prochain.

De se dire qu’après tout, on fait ce qu’on peut. Et qu’à l’impossible nul n’est tenu.

Beaucoup d’entre nous, au fond d’eux-mêmes, n’ont-ils pas discrètement démissionné?

N’avons-nous pas intériorisé le fait que la guerre sera toujours parmi nous?

Beaucoup d’entre nous n’ont-ils pas été progressivement vaincus par un fatalisme qui ne dit pas son nom?

Charest (et Legault) en flagrant délit de cynisme

Tenez vous bien, pour ce premier billet de campagne, j’innove. Je vais remercier deux fois le chef du camp adverse: Jean Charest. Puis, je vais prendre un engagement, en exclusivité pour vous, chers internautes.

D’abord Charest. Vous avez peut-être lu dans les gazettes et sur les internets que je suis très monté contre le cynisme ambiant. J’estime qu’une réélection de Jean Charest serait le comble du cynisme et plongerait le Québec encore davantage dans le cynisme pour quatre longues années.

Quelques quarts d’heures à peine après que j’ai terminé mon discours de lancement de campagne sur ce thème ce samedi, Jean Charest est vaillamment venu illustrer la justesse de ma démonstration en s’adonnant, en flagrant délit, au cynisme dont je l’accuse.

Il a affirmé:

J’ai de la difficulté à m’expliquer pourquoi une personne comme M. Lisée ou toute autre personne aborderait un exercice démocratique en disant aux gens de désobéir et de prendre la rue.