La Claque: Lisée avait vu juste

Élections fédérales:

LA CLAQUE
« Lisée avait vu juste »

Richard Martineau

Voir, 30 novembre 2000


Ainsi, le peuple a parlé. Et il a décidé de reporter Jean Chrétien au pouvoir. Cela, malgré la loi sur la clarté, les accusations de patronage, le scandale de Cinar, le poivre de Cayenne à l’APEC, le cafouillage des Ressources humaines, la réforme de l’assurance-chômage, les Bourses du Millénaire, sa méconnaissance totale des grands enjeux internationaux, son entêtement à empiéter sur les champs de compétence du Québec, et la vingtaine d’enquêtes actuellement en cours sur les agissements de son gouvernement.

Ben coudon. Et l’on continue de parler de l’intelligence de l’électorat… Finalement, Chrétien aura eu raison sur toute la ligne. Raison de distribuer des cadeaux à droite et à gauche, de s’accrocher au pouvoir, de déclencher des élections avant le temps, de fermer la gueule du Québec et de diriger le Canada comme si c’était son jouet, sa petite chose. On a beau se moquer de sa bouche croche et entarter chacun de ses ministres, le bonhomme est mort de rire.

La honte au pouvoir

La honte au pouvoir

Franco Nuovo

Journal de Montréal 29.11.00


Des fois, j’aimerais comprendre et qu’on me donne les clés nécessaires au décryptage de notre logique collective.

Après l’avoir haï, critiqué sans répit et traîné dans la boue, après lui avoir reproché son obsession des pouvoirs centralisés autour de sa petite personne, condamné son arrogance tout particulièrement envers le Québec, dénoncé son manque de transparence et sa mauvaise gestion des fonds publics – même les libéraux l’ont fait -, voici que nous tombons pour la troisième fois en réélisant Jean Chrétien. Et plus fort que jamais. Allez y comprendre quelque chose.

De l’utilité des lunettes roses

De l’utilité des lunettes roses

Quelques réflexions sur « le grand brassage d’idées » et sur les « déclins conjoncturels » successifs de l’option souverainiste

Jean-François Lisée
Auteur de Sortie de secours

(Version intégrale du texte publié dans LeDevoir du 23.3.00)


« Nous vivons maintenant dans ‘’l’après patente’’ », apprenait-on en lisant Le Devoir du samedi 18 mars. Le quotidien reprenait ainsi l’élégant vocable utilisé par le premier ministre pour désigner la stratégie de Sortie de secours qui, selon un sondage Léger & Léger de mars, recueille pourtant l’aval de 68% de l’électorat souverainiste. Une proportion qui monterait, dans l’urne, à 88%, si on tenait effectivement le référendum que je propose.

« La grande porte »

« La grande porte »

Comment précipiter le déclin politique du Québec

Jean-François Lisée
Auteur de Sortie de secours

Le Devoir, mars 2000

 


Des militants péquistes, des députés du Bloc québécois, des membres de la société civile comme Gérald Larose ont, avant et après la publication de Sortie de secours, plaidé pour la nécessité de préserver le rapport de forces du Québec en attendant la réalisation de la souveraineté. Pourquoi ? Parce qu ‘ils comprennent le message transmis avec force par l’électorat: une majorité souverainiste n’est pas à portée de main. La situation du Québec se dégradant à grande vitesse, ces militants trouvent urgent de préserver notre rapport de forces collectif dans l’intervalle.

La bombe Lisée

Magazine L’actualité Vol: 25 No: 3 1 mars 2000

En couverture : La bombe Lisée Par Pierre Cayouette


Un souverainiste, et non le moindre, vient de craquer. Dans ce qu’il appelle lui-même un « douloureux exercice de lucidité », Jean-François Lisée, ex-conseiller politique des premiers ministres Jacques Parizeau et Lucien Bouchard, affirme que le gouvernement québécois et les souverainistes font fausse route. Dans un livre-choc intitulé Sortie de secours, il constate que la stratégie référendaire actuelle ne mène à rien. Et qu’il est illusoire de penser retrouver la ferveur souverainiste qui avait suivi l’échec des négociations du lac Meech, en juin 1990. Le Québec n’a plus de cartes dans son jeu. Ottawa a gagné la bataille amorcée il y a plus de 30 ans par Pierre Trudeau et le French Power.