Mon cours à StarAc: Mes impressions

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Photo: Le logo de la version française. Normal, Academy est orthographié à l’anglaise. Ici, Julie a rétabli le français!

« Qu’est-ce que tu es allé faire là ? » m’a demandé une amie néo-démocrate, parlant du cours de discours que j’ai donné à Star Académie, à l’invitation de Biz, cette semaine.

Ma position sur StarAc n’a pas varié depuis que j’en ai vu la première mouture, en France en 2001. Voici une formule qui apprend à des millions de personnes — notamment des enfants et des jeunes — que le succès n’est pas instantané. Qu’il est fondé sur le travail et la passion, sur la capacité d’écouter ce que nous disent des gens d’expérience, d’accepter la critique, de l’intégrer, pour se dépasser.

StarAc est donc, contrairement à des dizaines de rebuts de la téléréalité, une véritable école de l’effort, du travail d’équipe, de la réalité de la compétition dans le monde qu’ils ont choisi, celui de la chanson.

Soirée télé: Event, Enquêtes et Karma

41784_112860395403954_5256_n-150x150Friand de science-fiction, j’étais bien calé devant mon écran pour voir la première hier de The Event, la nouvelle série de NBC dont on ne sait trop encore s’il s’agit de politique ou d’extraterrestres (probablement les deux).

(Attention: je vais révéler le scénario du premier épisode:) Alors que le président noir/latino s’apprête à annoncer au monde qu’un groupe de prisonniers sont incarcérés secrètement par la CIA en Alaska, les forces de l’ombre complotent pour qu’un avion de ligne vienne s’écraser sur sa villa. Puis, pouf !, l’avion disparaît.

J’ai mes doutes. Déjà l’an dernier, Flash Forward était parti plus fort que The Event, et pourtant on nous l’a retiré de l’horaire après une saison, sans jamais savoir la suite. Donc, je mets The Event en probation pour un ou deux épisodes.

C- pour les Rescapés

RESCAPES-E1-_326-150x150À quel personnage des Rescapés vous êtes vous attaché, ce mardi soir ? Aucun ? Alors vous êtes comme moi. Certes, après une mise en place qui parut interminable, le bond de la famille de 1964 à 2010 a donné le cadre de  quelques bonnes blagues, induisant quelques sourires.

Le contraire eut été étonnant, compte tenu du décalage. La barre était basse et à la portée du moindre des finissants de l’école de l’humour. Rescapés n’en livre guère plus.

On sort de cette heure avec un intérêt très faible à en connaître la suite. Le scénariste Frédéric Ouellet nous avait beaucoup mieux accrochés avec la première heure de sa Grande Ourse.

Les acteurs, notamment Roy Dupuis et Guylaine Tremblay, font le maximum avec les rôles dont ils ont hérités. La caméra, les décors sont léchés, mais on se serait cru en droit de ne pas repérer des anachronismes.

Ce soir: avant les Rescapés, retournez voir Jack Bauer

jack-et-renée-150x150Je sais, je sais, nous voudrons savoir ce soir si les Rescapés sont au diapason du tapage publicitaire qui les entourent. Nous avons soif d’une nouvelle série québécoise originale et de grande qualité. Mes commentaires là-dessus demain.

Mais juste avant de découvrir le beau Roy dans un rôle de papa de la vieille école projeté dans l’enfer moderne de la permissivité, ceux qui ont, au cours des sept dernières années, fréquenté puis délaissé Jack Bauer devraient retourner lui dire adieu, pour un petit 24 heures.

Télé-Québec présente en effet ce soir à 20h le début de l’ultime saison de la maintenant mythologique série 24h Chrono. Moi qui me suis tapé l’intégrale puis vous dire que le dernier cru mérite d’être vu.

Il reprend la même facture de l’attentat-sur-le-point-d’avoir-lieu-et-qu’il-faut-arrêter-à-tout-prix, mais avec quelques ajouts bienvenus. D’abord le personnage de Renée, l’agente du FBI qui devient plus déjantée encore que Bauer. Puis le fait que Bauer perd lui-même les pédales.

De Napoléon à « V »: le doublé de Simoneau

vDepuis quelques mois, le réalisateur québécois Yves Simoneau a réalisé un tour de force. Les mardis soirs, sur la chaîne américaine ABC, la reprise de la série de science-fiction V (pour « Visiteurs ») est réalisée par le Québécois.

Percer le marché hyper-compétitif des trois grandes chaînes généralistes américaines, en heure de grande écoute, est en soi un exploit. Mais Simoneau avait déjà attiré l’attention en réalisant une autre série, toujours en heure de grande écoute, dans un autre marché compétitif : le marché français.

En 2002, il y a réalisé pour la chaîne France 2 la série Napoléon, fondée sur les ouvrages de Max Gallo. Une superproduction, avec les Depardieu, Malkovitch et Christian Clavier dans le rôle de l’Empereur.

Mirador: pas excellent, pas inutile

pascale-150x150J’aurais dont voulu vous dire que Mirador était excellent. Vérité, mensonge, scandale, stars, politique, que de bons matériaux pour une intrigue riche, nuancée. Un Wire québécois.

Sans rire, on sait faire l’excellence. Omerta. La première saison de Lance et compte. Temps dur — de la grande télé. J’aurais réglé pour un Scoop. Mais non.

Mirador n’est qu’un feuilleton, avec un scénario en noir et blanc peint en HD par-dessus. Une chose, une, la rend regardable: le regard hypnotique de Pascale Bussières. Mais c’est une opinion personnelle.  Ma copine, par exemple, est moins impressionnée.

Donc, pas excellent. Mais utile. Tout ce qui peut enseigner aux citoyens quelques ficelles du métier de la communication, tout ce qui peut leur donner quelques outils pour décoder l’univers médiatique est bon à prendre.  Alors, pour les yeux de Pascale et pour la relative utilité pédagogique, je vais donner à Mirador encore une ou deux chances, surtout qu’on annonce une incursion en politique la semaine prochaine.