Comment le pétrole albertain détruit les emplois québécois

Le projet de pipeline Transcanada, le passage de super-pétroliers sur le fleuve, l’augmentation du nombre de wagons de pétrole traversant notre territoire sur des rails, tout cela fait du Québec un des points de passage entre les sables bitumineux albertains et les marchés étrangers.

Le risque environnemental, pour nous, est énorme. Le débouché que nous offrons, en laissant passer ce pétrole, permet à l’Alberta d’augmenter sa production, donc d’augmenter les gaz à effets de serre.

Mais y a-t-il une autre conséquence négative, directement sur nos emplois ? C’est la démonstration qu’a faite mon collègue Nicolas Marceau, mercredi dernier, à l’Assemblée nationale. Cela vaut la peine de l’écouter:

J’avais abordé cette question dans une série d’articles sur le blogue depuis 2010. Comme le sujet est toujours d’actualité, je vais vous les présenter cette semaine, pour ceux qui sont en semaine de relâche.



30 réflexions au sujet de « Comment le pétrole albertain détruit les emplois québécois »

  1. Le Trans-canada Pipeline commence en Alberta et il termine aux raffineries situés à Montréal, à Lévis et à St. Jean en Nouveau Brunswick. Comment est-ce que ce pipeline va détruire des emploies au Québec ? c’est les materiaux bruts qui alimente nos raffineries Québecois avec leurs travailleurs petroliers Québecois. De plus, des entreprises Québecois en génie-conseil, métaux, construction, équipements pétroliers, entreitiens etc. etc. seront tous libre de soumissioner pour tous les contrats qui seront donné pour ce projet. Ne soit pas trop partisan, M. Lisée. Faut présenter tous les faits, non seulement ceux qui font la promotion de l’option souverainiste. Je ne pense pas que les employés à Montréal-Est et Lévis seront d’accord avec vous.

    • pour la même raison que depuis la Crise et la monté artificielle du PéroDollar Canadien, même l’ ONTARIO a reçu de la péréquation par la destruction de ses industries manufacturières par un favoritisme éhonté de l’Ouest Canadien par les politique de Harper

    • les détruire !!!
      IL N EN RESTE PRESQUE PLUS DANS LE DOMAINE MANUFACTURIER
      ils sont deja ou en train de partir malgré l’ EFFET LIBÉRAL.
      Meme effet en Ontario, on remplace des emplois industriels par des commis au Tim Horton

  2. OH! la fameuse taxe de transfert…Taxer le pétrole albertain parce qu’il passe sur le territoire Québécois! Je sens que les autres provinces vont répliquer en taxant les ressources québécoises qui passent sur leurs territoires..i.e. Électricité, produits de consommation, équipement, produits usinés etc… Qui est le nono qui a pensé à cela…À bas la libre circulation des biens entre les provinces au nom de la souveraineté!!!!

    • Nous avons déja une taxe de transfert payé en partie par l’Alberta…

      Le nom ? La peréquation…

      Vous avez oublié le vent…nous pourrions taxer le vent qui va de l’Ouest vers l’Est, la pluie, les orages, les avions, Marceau a surement de grandes idées à ce chapitre..

      Ces idées..une mentalité d’assiégés, tout le monde nous en veut, nous sommes méprisés, on nous vole, les litanies habituelles, relisez les commentaires.

  3. Antonis Labbé

    ‘C’est faux. La dégringolade comme vous dîtes date de l’an 2000 et toutes les provinces en ont été victimes. Aussi, le taux de change a une tendance à long terme à la hausse depuis l’an 2000’

    Regardez ici…

    http://www.antagoniste.net/2014/10/06/petrole-le-grand-mensonge/

    Ce que vous affirmez n’est pas vrai.

    ‘C’est la reprise qui est plus lente au Québec, ce qui peut être dû à une multitude de facteurs’

    Reprise plus lente…bien sûr…Expliquez-moi pourquoi depuis la fin de la récession, disons après le sauvetage des banques en 2009 toutes les provinces ont des taux de croissance annuelle de 5 % (Alberta) a 1 % (IPE) ?

    Ils n’utilisent pas le dollar canadien ?

    Le Québec – 0.02 % avec une inflation de 1.5 % je vous laisse faire le calcul.

    ‘La multitudes de facteurs’ ? Quelques-uns.

    Une fiscalité qui n’est pas compétitive.
    Des législations protectionistes dans tous les secteurs (main d’oeuvre, normes, législations, etc.)
    Pas ou peu de recherches, nous ne déposons pas de brevets.
    Des PME dont l’automatisation, la robotisation est faible, voire nulle.
    Des subventions aux entreprises qui ne servent à rien (nous sommes les champions a ce titre…, la on est les premiers per capita).
    Nous n’avons pas les spécialistes, les ingénieurs, les techniciens dont nous avons besoin, par contre au Québec nous formons a peu près 4 ‘spécialistes’ en sciences molles (socio, géographie, histoire, etc..) pour 1 spécialiste en technologie ou ingénieur, le plus fort taux de toute les provinces, la nous sommes les premiers.

    Le résultat ?

    Nous allons chercher a l’extérieur (immigration) les gens dont nous avons besoin.

    Je n’en fais pas une affaire PQ versus PLQ, fédéraliste vs nationaliste, c’est la faillite du modèle québécois, un veau d’or devant lequel il faut se prosterner.

    Résultats;

    La province la plus taxée (nous sommes les premiers devant tous le monde, USA compris).
    270 milliards de $ de dettes.
    32 millions de $ par jour pour rembourser les intérêts de la dette.
    20 milliards de $ de plus par année en programme sociaux que l’Ontario qui a une population de 15 millions d’habitants (le Québec 8 millions).

    La faute du pétrole albertain ? Vraiment ?

    En passant puisque vous trouvez le dollar canadien trop fort et comme nous importons 16 milliards de $ par année de produits pétroliers (qui transitent par le St Laurent depuis 40 années, sans le moindre incident, dont des pétroles lourds du Vénézuela de même nature que ceux de l’Alberta) vous allez adorer la baisse actuelle.

    10 % de baisse du dollar canadien va faire monter notre facture de 16 milliards de $ par année, à 17.6 milliards et va augmenter le déficit, faire monter les prix a la pompe, etc..

    La faute du dollar canadien ? Encore ?

    Bientot Marceau va demander a l’AN….

    Que fait le ministre des finance pour protéger les consommateurs québécois de l’augmentation des prix a la pompe ?

    Au Québec on préfère acheter des produits pétrolier a l’Algérie, au Vénézuela, au Nigéria (le pire pollueur de la planète) plutot que d’exploiter ce que nous avons…

    • Comme bon nombre d’idéologues vous vous intéressez seulement aux données qui corroborent votre point de vue. Faites vos devoir plutôt que de citer une source biaisée et vous comprendrez mon point qui a trait à l’emploi.

      http://www.stat.gouv.qc.ca/statistiques/secteur-manufacturier/manuf-portrait.pdf

      http://www.oce.uqam.ca/les-bulletins/64-declindusecteurmanufacturierauquebec.html

      Quant à vos talking points:

      http://www.usherbrooke.ca/chaire-fiscalite/fileadmin/sites/chaire-fiscalite/documents/Cahiers-de-recherche/La-charge-fiscale-nette-2009.pdf

      http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/Economie/2012/10/18/010-provinces-canadiennes-risques-defaillance.shtml

      Soit dit en passant, le Québec aurait avantage à exploiter son propre potentiel prétrolier tout en réduisant sa dépendance aux hydrocarbures de façon générale.

    • Juste pour ajouter à votre thème de cooperation entre les provinces….j’aimerai que le Quebec commence à exporter, en masse, de l’électricité à l’Ontario, toute en encouragenat les quebecois de mieux conserver de l’électricité (en isolant mieux nos maisons, en changeant le type de luminaires, ou simplement en fermant les appareils qui ne sont pas utilisés). En réduisant notre propre usage et en dévleloppant encore plus nos ressources hydroliques nous permettons à nos voisins comme Ontario de réduire l’utilisation des centrales qui produisent beaucoup les gaz à l’effet de serre…surtout les centrales alimentés à charbon.

    • Vous avez raison de rappeler a nos verdatres locaux, les gentils ecolos, que le problème mondial numéro 1 c’est le charbon…et les 11 milliards d’habitants en l’an 2100…

      Il va y avoir 1000 centrales nouvelles dans les 30 prochaines années…il y a plus de 600 centrales en activité en Amérique du Nord..le projet Endbrige représente pour sa totalité, une centrale a charbon, pendant un an (phase de construction…). Après c’est fini…mais on préfère des pétroliers qui traversent l’Atlantique, retournent ensuite, fond du dégazage en mer, etc..

      Les plus gros pollueurs. Les USA, l’Inde, la Chine, la Russie. Aucun de ces pays n ‘accepte de ralentir son utilisation du charbon.

      Le Canada c’est 3 % des GES, le Québec 20 % de ca…

      Nos verdatres sont persuadés qu’ils vont faire la différence avec leurs vélos, leurs bacs a recyclage, et le reste…

      Totalement pathétique…le but de toute cette agitation est uniquement pour empêcher la mise en place d’un système au niveau du Canada, les bélugas c’est pour les naifs…

    • Expliquez-moi pourquoi depuis la Crise et la monté artificielle du PéroDollar Canadien, même l’ ONTARIO a reçu de la péréquation a cause de la destruction de ses industries manufacturières par un favoritisme éhonté de l’Ouest Canadien par les politiques de Harper.
      Qui sont le plus touchés?
      Les 2 provinces les plus industrialisés et 2 peuples fondateurs de votre beau Pays c.a.d le BAS et HAUT Canada.
      Sans parler des Amérindiens que le Haut Canada a neutralisés en les placant dans la misère perpétuelle …

  4. Désolée, mais Nicolas Marceau parle trop rapidement… Il n’arrive pas à capter notre attention… Et je ne suis pas si lente, j’ai réussi à atteindre un niveau de Maîtrise. Je veux seulement dire qu’il faut qu’un politicien puisse rejoindre tout le monde.. Je me mets tout simplement en mode «Communication»… Peut-être est-il mal à l’aise? Je sais qu’il a de bonnes idées et de bons questionnements. Je vois l’expression de PKP derrrière et je me dis que je ne suis pas la seule!….

  5. Le quebec n’a qu’à developper ses ressources naturelles au lieu de chialer sur tout ce qui se passe dans le monde. Ils ont un des plus gros fond avec la caisse de dépôt, c’est à peut prêt temps de faire des projets qui rapportent, à moins qu’elle ne serve déjà à enrichir les Amis du parti.

  6. La vrai source du problème c’est le traité que le Canada à signé avec les Etats-Unis et avec le Mexique. Le Canada ne peut pas ce permettre de ne pas livrer la marchandise parce dans ce cas on lui facture les coûts relies au déficit que ça cause aux multinationales américaines concernées. Un exemple : les 250 000 000$ que le Canada doit débourser concernant l’histoire des sables bitumineux. On ne parle jamais ici au Québec de ces choses là. On ne dit pas clairement que ce traité est la cause de tous les problèmes qu’on connaît. En Europe il y a présentement des 10è de milliers de personnes dans la rue pour que l’UE ne signe pas le traité de l’Union transatlantique parce que cela donne aux Etats-Unis le pouvoir total sur l’Europe-Unis.Le contenu de ce traité a des effets horribles sur tous les plans des gouvernements européens. (voir article «Union transatlantique, la grande menace d’Alain de Benoist) Dans notre traité avec les Etats-Unis et le Mexique nous sommes soumis au mêmes règles. C’est horrible que le gouvernement Canadien aille signé une tel affaire sans que la population soit mise au courant des conséquences que cela implique. – Alors, la vrai source du problème est dans les traités qui sont signés et dans la conséquence que le Canada et donc aussi le Québec doit assumer. – Mais quel politicien aura le courage d’aller vérifier les paragraphes de ce traité et d’en informer la population? – Ah…je connais la réponse…

  7. *** lire mon commentaire complètement car je ne suivraibpaa de ligne de parti.***

    Ayant laisser le Canada (ville de Québec) il y a plus de 13 ans je regarde l’évolution de l’économie du Québec et je dois dire que c’est vrai qu’un dolls canadien fort n’est pas on pour les emplois manufacturier, mais des programmes goivernementaux qui augmente les couts de la main d’oeuvre ne le sont pas plus. Pourquoi les politiques du PQ ne s’aligne pas avec cette force du dollar. peut-être que leur but est de s’assurer de tirer l’économie vers le bas pour essayer de démontrer leur objectif ultime. merci encore d’avoir briser mon pays entêté rêveurs

  8. Comme si les Québécois, qualifiés autrefois de « porteurs d’eau », n’étaient maintenant devenus que des « porteurs de pétrole » sans compensation pour les risques encourus sur l’emploi ou sur l’environnement et au pur bénéfice des économies étrangères. Vive l’indépendance politique et pétrolière du Québec!

  9. C’est l’histoire de la voie maritime qui se répète. Il faut des vendus à Ottawa comme à Québec pour laisser passer.

    J’ai jamais compris cette déclaration de René Lévesque comme quoi nous étions « comme un grand peuple » … En quoi un peuple de colonisés peut-il être grand ? Il suffit d’amadouer quelques rois nègres et quelques tontons macoutes et le tour est joué !

    Les chiens aboient mais la caravane passe.

  10. Monsieur LIZÉE,

    Je suis tellement d’accord avec vous et l’analyse de monsieur MARCEAU.
    Si l’économie de l’Albera est enclavée, ce n’est certes pas le problème du Québec.

    Nous n’avons pas à leur servir de tremplin pour sortir à l’extérieur de leur province leur pétrole très fortement contaminé.

    Ce n’est pas drôle de voir notre développement économique entre les main d’ex-directeurs de compte de quelques grandes banques ayant maintenant gradués en politique provinciale! C’est d’une grande tristesse!

    Qu’est-ce qu’on attend pour quantifier le pétrole sous nos pieds, principalement à l’île d’Anticosti? On ne sait jamais! Peut-être que son exploitation pourrait en valoir la chandelle! …sur la terre ferme, ….risques environnementaux minimals, …. Etc.

    Tant qu’à y être, aussi bien se l’avouer nous aussi. J’ai une aussi grande expérience pratique en développement économique que n’importe qui; si celà semble la mode pour certains de s’y référer pour eux-même.

    Ne lâchez pas monsieur LIZÉE. La souveraineté passe par des IDÉES CLAIRES du développement économique que le Québec doit viser à moyen terme; bien avant que de retrouver un pseudo-équilibre comptable qui ne peut qu’empirer à court terme le déclin du Québec et sa dépendance de la péréquation canadienne.

  11. JJe suis tout à fait d’acoord avec vous M. Lagacé…Très bel
    exposée………………….

  12. Si le pétrole doit passer par le Québec en venant de l’Alberta, il doit aussi passer par les autres provinces en chemin! Ces provinces
    sont elles aussi en train de faire peur à leurs citoyens, comme vous le faites M. Lizé??

  13. C’est en tant qu’économiste-consultant en développement international que je réponds aux propos farfelus pour ne pas dire risibles de Nicholas Marceau.

    Un graphique de Desjardins Économique que vous pouvez voir ici http://www.desjardins.com/fr/a_propos/etudes_economiques/actualites/point_vue_economique/pv130710.pdf démontre bel et bien que la valeur du dollar Canadien fluctue autour de la parité avec le dollar US depuis 2007, ce qui est normal dans une économie Canadienne aussi fortement intégrée à l’économie Américaine.

    « En 2010, nos échanges bilatéraux ont atteint 645,7 milliards de dollars, ce qui représente quelque 1,8 milliard de dollars en produits et services qui traversent la frontière chaque jour (soit environ 1,2 million de dollars à la minute). Un emploi sur sept au Canada dépend du commerce avec les États-Unis. Plus de 8 millions d’emplois aux États-Unis dépendent du commerce avec le Canada. » Source – Plan d’action économique du Canada: http://plandaction.gc.ca/fr/page/bbg-tpf/relations-bilaterales-commerce-et-investissement

    En fait, les données que vous trouverez ici (que Marceau n’oserait vous montrer puisqu’elles contredisent ses dires) : http://www.banqueducanada.ca/taux/taux-de-change/moyennes-mensuelles-dix-dernieres-annees/ démontrent que le dollar Canadien valait 0.84 $ en octobre 2008 pour grimper lentement à parité en janvier 2011, s’y maintenir jusqu’en janvier 2013 pour ensuite retomber graduellement à 0.91 $ aujourd’hui.

    Marceau ne semble pas comprendre que l’instabilité politique et par conséquent économique du Québec depuis l’apparition des indépendantistes au Québec il y a 50 ans est la cause principale de l’affaiblissement de cette province au sein du Canada. L’arrivée au pouvoir du Gouvernement Péquiste en 1976 a fait fuir les investisseurs qui ne sont pas revenus avec le retour d’un gouvernement plus ouvert à l’investissement et à la création d’emplois productifs.

    L’incertitude créée par les indépendantistes sur l’orientation d’un gouvernement séparatiste, le manque d’adaptation de l’industrie québécoise aux technologies du 21e siècle, le manque de recherche et de développement adaptés à un environnement de mondialisation et la rigidité des règlements concernant les investissements privés sont les raisons de la dégringolade économique du Québec.

    Cela n’a rien à voir avec la traversée ou non du pétrole Albertain sur le territoire Québécois. Je conseille à cet économiste périmé qu’est Nicholas Marceau et le soi-disant « penseur » Lisée de retourner sur les bancs des très compétentes universités du Québec (en particulier l’Université McGill) et d’apprendre les réalités ce qu’est l’économie au 21e siècle.

    • J’allais commenter, découragé devant ces affirmations sans chiffres, quand j’ai lu votre commentaire.

      Rien a ajouter sinon que toutes les provinces, sans exception ont vu leur activité manufacturière augmenter, peu importe la valeur du dollard canadien..a l’exception du Québec ou la production manufacturière est en recul…

      Voir ici

      http://www.antagoniste.net/2014/10/06/petrole-le-grand-mensonge/

      J’ajouterais a votre diagnostic que le Québec est aussi la province ou le taux de dépôt de brevets per capita est le plus faible au Canada (une grande partie des brevets sont déposés par McGill, une université que certains veulent fermer…des gens qui parlent anglais…).

      En passant ni Marceau, ni Aussant n’ont été proposé pour le prix Nobel…

    • Je ne suis pas économiste, alors dîtes moi où je fais erreur dans mon analyse.

      Selon le premier lien que vous nous proposez, il est clair que la hausse du taux de change avec les É-U est due à la hausse du prix du baril de pétrole. Or, comme le dollar canadien s’est apprécié, alors que l’économie américaine a été particulièrement touchée par la récession de 2008, les exportations nettes globales en souffrent, d’autant plus considérant l’intégration économique forte entre les deux pays que vous avez d’ailleurs soulignée. Aussi, la hausse du prix du pétrole a pour effet d’augmenter les coûts de production de façon générale dans l’économie. Ce double effet fait diminuer à la fois l’offre et la demande agrégée, ce qui a pour effet de créer un écart récessionniste, comme on peut le constater dans votre premier lien, et alors provoquer une pression à la baisse sur les salaires. Comme l’économie du Québec est particulièrement moins flexible en termes de salaires, le taux de chômage conjoncturel a tendance à augmenter. Bref, il faudrait choisir entre notre niveau de vie ou le pétrole albertain. Et honnêtement je peux très bien me passer du pétrole s’il n’est pas québécois.

      Cette hypothèse semble avoir plus de sens que de blâmer les méchants séparatistes.

    • Depuis cinquante années, les bateaux remontent le St-Laurent jusqu’à Toronto et Hamilton chargés du minerai qui provient de la Côte nord.
      Maintenant nous aurons un oléoduc qui transportera le pétrole de l’Alberta jusqu’au marché américain.
      Et comme pour la voie maritime nous ne recuiellerons que des miettes.
      Pas besoin d’aller à McGill pour comprendre cela.

    • M.Lagacé ce n’est pas l’indépendance d’un pays qui crée qui crée le climat d’incertitude économique. C’est plutôt la recherche de cette indépendance qui crée ces conditions précaires mais qui pourraient être temporaires dans la construction d’un pays si nous décidions vraiment à la faire justement cette fameuse indépendance. Nos fameux économistes consultants font parti aussi de ceux qui étirent cette sauce en faisant tergiverser les citoyens sur ces choix. Le climat de peur que l’on efforce de créer souvent en trompant les gens , les empêchent de faire des choix éclairés. N’eût été tout ce sapage des fédéralistes à outrance et cet argent déployé pour fausser le jeu de la démocratie ,nous serions indépendant depuis belle lurette et nous aurions créer les conditions propices à un climat serein au niveau politique et partant des conditions de stabilité favorable à une saine économie.

    • Antonis Labbé

      Ce n’est pas le Canada qui décide du prix du pétrole et retirer le pétrole albertain du marché ferait monter les prix mondiaux…

      Par contre il faut que les acheteurs de pétrole canadien trouvent plus ou moins 250 millions de $ canadien par jour pour acheter ce pétrole, ce qui fait monter son cours.

      Ceci n’explique pas la dégringolade du secteur manufacturier québécois, toutes les autres provinces ont vu des progressions de leur activité manufacturière sauf le Québec.

      Pour les pleurnichages sur le Québec traversé par les bateaux ou les oléoducs a qui vous le vendez le minerais de la Cote-Nord ?

      Les produits québécois livrés en Alberta ils ne traversent pas les frontières ? et les produits livrés en Ontario ? etc…

    • Je suis vraiment surprise de constater que la pensée fédéraliste peut mener à une perception aussi biaisée de la réalité! Pour ce qui est de l’effet du pétrole albertain sur le taux de change, pas besoin d’aller très loin, simplement faire une petite visite sur le site Web de Statistique Canada et cet effet est souligné dans toutes leurs analyses des variations des exportations et taux de change. Solution: négocier un droit de passage (ou autre genre de compensation) pour compenser les risques environnementaux et autres impacts.
      J’encourage M. Lisée à continuer à émettre ses opinions qui suscitent d’intéressantes discussions bien que cela puisse aussi lui attirer les insultes de certains envieux!

    • Sur le taux de change…consultez les tableaux de la banque du Canada…

      Ceci n’a pas empêché les autres provinces, consultez ma référence d’augmenter leur production industrielle et leurs exportations…au Québec c’est en baisse…

      Appelez cela de la pensée fédéraliste si vous voulez…

      Il ne s’agit pas d’insultes..ce sont des statistiques que vous ne voulez pas accepter, ce n’est pas la même chose…la doxa nationaliste, toujours la faute des autres, Ottawa, L’Alberta, etc..

      Il ne s’agit pas de mal hollandais, dont la quasi-totalité des gens ne savent pas de quoi il s’agit, mais de la faible compétitivité du Québec, du a des raisons bien plus complexes que la devise canadienne, qui a fortement baissé les 12 derniers mois…

    • «Ceci n’explique pas la dégringolade du secteur manufacturier québécois, toutes les autres provinces ont vu des progressions de leur activité manufacturière sauf le Québec.» – Alain Maronani

      C’est faux. La dégringolade comme vous dîtes date de l’an 2000 et toutes les provinces en ont été victimes. Aussi, le taux de change a une tendance à long terme à la hausse depuis l’an 2000.

      C’est la reprise qui est plus lente au Québec, ce qui peut être dû à une multitude de facteurs.

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