Commet faire sortir les PME du nid québécois ?

Expansion Quebec

En leur donnant un tremplin. Ou une base de lancement.

C’est ce que nous avons fait ce jeudi à New York, la première ministre et moi, en ouvrant le premier d’une série de bureaux appelés « Expansion Québec ».

Vous êtes une PME avec un super produit. Vous savez qu’il y a un marché, pour votre truc, ailleurs dans le monde. Mais venir, par exemple, à New York, tout seul, c’est un peu au-dessus de vos forces. Il faut se trouver un lieu d’affaires sans se faire avoir — donc payer 3000$ de loyer pour 12 mois. Se trouver une secrétaire, brancher tout ce qu’il y a à brancher, puis s’embaucher un conseiller pour la moindre des transactions.

Normal, vous hésitez.

Alors voici: Expansion Québec est votre base de lancement. Vous pouvez venir vous y établir pour trois mois, à 600$ par mois, avec secrétariat, salle de conférence et, pour un petit peu plus, accès à des conseils en tous genres, fixation d’objectifs, cibles de prospection, accompagnement.

De plus: c’est en français. De plus: vous êtes entourés de plusieurs autres PME du Québec, ou de France, qui, comme vous, démarchent les acheteurs locaux.

Si vous affaires roulent, vous pouvez rester 18 mois, puis voler de vos propres ailes. Si vous faites chou blanc, vous rentrez chez vous, sans avoir vidé votre trésorerie.

Expansion Québec est une formidable idée pour augmenter le bassin des entreprises québécoises mettant le pied à l’étranger. D’ici 4 ans, les PME québécoises disposeront de 40 de ces bureaux, sur toute la planète.

Cette fulgurante progression est rendue possible par l’entente réalisée entre le Québec et Entreprise Rhône-Alpes International (ERAI), qui a inventé le concept et dispose maintenant de 24 bureaux, mis à la disposition du Québec. Nous en ajouterons 14 en quatre ans, en commençant cette année par New York, ajoutant l’an prochain Sao Paolo au Brésil et une ville de Californie.

Pour le ministère que je dirige, et qui organise toute cette opération, il y a un élément encore plus intéressant: le réseau s’autofinance. Les services sont tarifés, bien qu’exceptionnellement compétitifs.

J’ai la conviction qu’il ne faudra pas attendre beaucoup d’années avant de recevoir des témoignages de succès d’entreprises québécoises ayant tenté l’aventure internationale parce que nous avons réduit, pour elles, le degré de difficulté.

Expansion Québec est un outil essentiel dans notre nouvelle stratégie de relance des exportations québécoises. Reste aux entreprises de se l’approprier et de prendre leur envol…

Pour plus de renseignements, visitez expansionquebec.com



9 réflexions au sujet de « Commet faire sortir les PME du nid québécois ? »

  1. C’est excellent cette collaboration avec la France. J’ai été déçu lorsqu’on a déménagé le bureau du Québec au Mexique. Mais je vois que vous avez l’intention d’implanter un de ces « locaux » à Sao Paulo pour les entreprises qui s’intéressent au Brésil. Je suis présentement à Sao
    Paulo, je suis ici jusqu’en mars. J’aimerais vous être de quelque utilité, si vous croyez que je peux vous être utile, n’hésitez pas à me contacter à l’adresse que je vous ai fourni. Le Brésil est un pays producteur qui a eu une économie assez fermée jusqu’à maintenant, mais on dirait qu’il est en train de se mondialiser. De toute façon, félicitation pour l’initiative.

    Yvon Brunelle

  2. Bravo!
    Belle initiative pour mettre sur la map encore plus de PME Quebecoises.
    On en a grand besoin,

  3. Voilà un exemple simple et parfait de ce qu’un pouvoir public peut (et doit) faire comme interventions dans l’économie (et vous me permettrez un exemple tiré de la biochimie): servir de catalyseur, agir comme une enzyme qui favorise l’avenue d’une réaction en réduisant les obstacles qui se dressent contre elle.

  4. Wow! Quel bel outil économique!

    Y’a-t-il un mécanisme gouvernemental similaire pour l’économie intérieure québécoise??

    Oui je sais, le Fonds de solidarité FTQ et Fondaction CSN existent, mais encore…

    Meilleurs sentiments.

  5. Excellente initiative. Les premiers pas à l’étranger sont souvent (toujours?) difficiles et coûteux, surtout pour des PMEs. Avoir un nid, même modeste, duquel s’envoler graduellement pourra sans doute en aider plusieurs.

  6. Excellente idée. Depuis longtemps en exportation (et de Rosemont), les seules avenues étaient celle de la délégation du Québec et de son personnel. Si vous voulez en parler, n’hésitez pas à me faire un retour mais j’ai quelques conseils à vous donner de ce côté. Disons, que les délégations du Québec ne sont simplement pas utiles en ce moment pour une PME qui exporte (et j’ai fait NY et Paris)

  7. Bravo. Les PME peuvent maintenant trouver non seulement un refuge dans un marché potentiel mais aussi un accompagnement personnalisé. C’est une formule qui fonctionne…et qui permettra à des entreprises d’ici d’avoir du succès à l’étranger.

  8. Yeh! Ne nous laissons pas distraire par des polémiques stériles. Vous avez répondu à vos détracteurs re: la soi-disant double rémunération. Passons aux vraies affaires. Les extrémistes gauchistes, les journalistes pessimistes, les politicaillistes de tout acabit finiront bien par s’apercevoir que notre nouveau gouvernement gouverne, dans le vrai sens du terme: on s’en va en quelque part. J’aime bien.

  9. Qui sait si, un jour, l’un des raccrocheurs de Rosemont ne va pas profiter de ce tremplin qu’est Expansion Québec pour lancer sa PME ?

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